Les conditions exigées pour l’acceptation de l’adoration
Louange à Allah, Maître des Mondes ; et prière et salut soient sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour
le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au
jour de la résurrection. Ceci dit :
Les Gens de la Sounna et de la Communauté - Ahl
Es-Sounna Wel-Djamâ`a- se sont mis d’accord que l’adoration ne peut être
acceptée ou valide, que si elle remplit deux conditions fondamentales :
La première condition fondamentale consiste à adorer uniquement Allah sans Lui associer qui que ce soit.
On signifie par là, la sincérité -Ikhlâs - de façon que l’adoration soit
vouée à Allah et purifiée de toutes les souillures du polythéisme, car l’association
à Allah annule tout rite auquel elle est mêlée.
Allah dit
:
﴿æóáóÞóÏú ÃõæÍöíó
Åöáóíúßó æóÅöáóì ÇáøóÐöíäó ãöäú ÞóÈúáößó áóÆöäú ÃóÔúÑóßúÊó áóíóÍúÈóØóäøó Úóãóáõßó
æóáóÊóßõæäóäøó ãöäó ÇáúÎóÇÓöÑöíäó. Èóáö Çááøóåó ÝóÇÚúÈõÏú æóßõäú ãöäó ÇáÔøóÇßöÑöíäó﴾ [ÇáÒãÑ:
65-66].
Le verset signifie :
﴾En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : « Si
tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine ; et tu seras
très certainement du nombre des perdants. Tout au contraire, adore Allah Seul
et sois du nombre des reconnaissants »﴿ [Sourate 39 : Les Groupes ;
versets 65 et 66].
Allah dit aussi :
﴿æóáóæú ÃóÔúÑóßõæÇ
áóÍóÈöØó Úóäúåõãú ãóÇ ßóÇäõæÇ íóÚúãóáõæäó﴾ [ÇáÃäÚÇã: 88].
Le sens du verset :
﴾Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils
auraient fait eût certainement été vain﴿ [Sourate 6 : Les Bestiaux ;
versets 88].
Parmi les principes de base également, le fait
qu’Allah soit le Seul à établir et instituer préceptes et rites.
Allah dit :
﴿Ãóãú áóåõãú ÔõÑóßóÇÁõ
ÔóÑóÚõæÇ áóåõãú ãöäó ÇáÏøöíäö ãóÇ áóãú íóÃúÐóäú Èöåö Çááåõ﴾ [ÇáÔæÑì:
21].
Le sens du verset :
﴾Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour
eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises﴿ [Sourate : 42, La Consultation ;
verset 21].
Allah dit aussi :
﴿Ëõãøó ÌóÚóáúäóÇßó
Úóáóì ÔóÑöíÚóÉò ãöäó ÇáÃóãúÑö ÝóÇÊøóÈöÚúåóÇ æóáÇó ÊóÊøóÈöÚú ÃóåúæóÇÁó ÇáøóÐöíäó
áÇó íóÚúáóãõæäó﴾ [ÇáÌÇËíÉ: 18].
Le sens du verset :
﴾Puis, Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et
parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas﴿ [Sourate 45, L’Agenouillée ;
verset : 18].
Allah a dit, en parlant de son Prophète :
﴿Þõáú ãóÇ ßõäúÊõ
ÈöÏúÚðÇ ãöäó ÇáÑøõÓõáö æóãóÇ ÃóÏúÑöí ãóÇ íõÝúÚóáõ Èöí æóáÇó Èößõãú Åöäú ÃóÊøóÈöÚõ
ÅöáÇøó ãóÇ íõæÍóì Åöáóíøó æóãóÇ ÃóäóÇ ÅöáÇøó äóÐöíÑñ ãõÈöíäñ﴾ ]ÇáÃÍÞÇÝ: 9].
Le sens du verset :
﴾Dis
: « Je ne
suis pas une innovation parmi les Messagers ; et je ne sais pas ce que l’on
fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; et je
ne suis qu’un avertisseur clair »﴿ [Sourate : 46, El
Ahqâf ; verset : 9].
Ceci signifie que l’adoration qu’Allah a
prescrite est restreinte aux textes coraniques et prophétiques en ce qui
concerne sa forme, son nombre, ses temps déterminés et ses mesures dont la
transgression n’est aucunement permise, et aucun avis contraire à ces textes ne
peut être considéré.
Allah dit :
﴿ÝóÇÓúÊóÞöãú ßóãóÇ
ÃõãöÑúÊó æóãóäú ÊóÇÈó ãóÚóßó æóáÇó ÊóØúÛóæúÇ Åöäøóåõ ÈöãóÇ ÊóÚúãóáõæäó ÈóÕöíÑñ﴾[åæÏ: 122].
Le sens du verset : ﴾Demeure sur le droit chemin
comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allah] avec toi. Et
ne commettez pas d’excès. Car vraiment, Il observe ce que vous faites﴿ [Sourate : 11, Hoûd ;
verset : 112].
La deuxième condition fondamentale : est adorer Allah selon
ce qu’Il a prescrit par le biais de la tradition prophétique. Sur ce, il est
bien clair que le Prophète est le seul et unique intermédiaire pour
transmettre la révélation d’Allah et élucider tout propos et acte contenus dans
la charia. Pour ainsi dire, le Prophète est notre exemple à suivre dans l’adoration,
et celle-ci ne peut être jugée valide et correcte que si elle est vouée
uniquement à Allah et conforme à la tradition du Prophète .
Allah dit :
﴿Ýóãóäú ßóÇäó íóÑúÌõæ
áöÞóÇÁó ÑóÈøöåö ÝóáúíóÚúãóáú ÚóãóáÇð ÕóÇáöÍðÇ æóáÇð íõÔúÑößú ÈöÚöÈóÇÏóÉö ÑóÈøöåö
ÃóÍóÏðÇ﴾ [ÇáßåÝ: 110].
Le verset signifie : ﴾Quiconque,
donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe
dans son adoration aucun autre à son Seigneur »﴿
[Sourate 18 : La Caverne ; verset : 110].
Allah a ordonné d’obéir à Son Prophète , en considérant que son
obéissance est inhérente à la Sienne.
En effet, Allah a déclaré :
﴿ãóäú íõØöÚö ÇáÑøóÓõæáó
ÝóÞóÏú ÃóØóÇÚó Çááåó﴾ [ÇáäÓÇÁ: 80].
Le sens du verset :
﴾Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah﴿ [Sourate : 4, Les Femmes ;
verset : 80].
Allah a dit aussi :
﴿æóãóÇ ÂÊóÇßõãõ
ÇáÑøóÓõæáõ ÝóÎõÐõæåõ æóãóÇ äóåóÇßõãú Úóäúåõ ÝóÇäúÊóåõæÇ æóÇÊøóÞõæÇ Çááåó﴾ [ÇáÍÔÑ: 7].
Le verset signifie :
﴾Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit,
abstenez-vous-en﴿ [Sourate : 59, L’Exode ;
verset : 7].
Dans un autre verset :
﴿áóÞóÏú ßóÇäó áóßõãú
Ýöí ÑóÓõæáö Çááåö ÃõÓúæóÉñ ÍóÓóäóÉñ áöãóäú ßóÇäó íóÑúÌõæ Çááøóåó æóÇáúíóæúãó ÇáÂÎöÑó
æóÐóßóÑó Çááåó ßóËöíÑðÇ﴾ [ÇáÃÍÒÇÈ: 21].
Le sens du verset :
﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à
suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah
fréquemment﴿ [Sourate :
33, Les Coalisés ; verset : 21].
De même, le Prophète a déclaré :
« Quiconque accomplit un acte
[religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé ».
Le Prophète a élucidé cette religion et l’a transmise de la
meilleure façon qui soit, exécutant ainsi l’ordre qu’Allah lui a intimé en
disant :
﴿íóÇ ÃóíøõåóÇ ÇáÑøóÓõæáõ
ÈóáøöÛú ãóÇ ÃõäúÒöáó Åöáóíúßó ãöäú ÑóÈøößó æóÅöäú áóãú ÊóÝúÚóáú ÝóãóÇ ÈóáøóÛúÊó
ÑöÓóÇáóÊóåõ﴾ [ÇáãÇÆÏÉ: 67].
Le verset signifie :
﴾Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton
Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son
message﴿ [Sourate : 5, La Table
Servie ; verset : 67].
Le Prophète a, alors,
dûment accompli Son ordre.
Ainsi, et à travers Son Messager , Allah a parachevé cette religion sans
jamais rien lui omettre, comme Il l’a agréée sans jamais la réprouver.
Allah dit :
﴿Çáúíóæúãó ÃóßúãóáúÊõ
áóßõãú Ïöíäóßõãú æóÃóÊúãóãúÊõ Úóáóíúßõãú äöÚúãóÊöí æóÑóÖöíÊõ áóßõãõ ÇáÅöÓúáÇóãó
ÏöíäðÇ﴾ [ÇáãÇÆÏÉ: 3].
Le sens du verset :
﴾Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur
vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous﴿ [Sourate : 5, La Table Servie ;
verset : 3].
Par suite, la charia a été parachevée sans
aucun besoin des rajouts des hérétiques ou d’une quelconque correction.
Le Prophète a dit :
« Par Allah, je vous ai laissés sur
une voie si claire que sa nuit et son jour sont pareils [par leur clarté] ».
Ainsi, sa nation a témoigné qu’il a transmis
le message d’Allah en toute fidélité, comme il leur a demandé de le faire lors
de la plus grande réunion, alors qu’il faisait le sermon du pèlerinage d’adieu.
Puis, les gens dévoués de nos pieux prédécesseurs,
représentés par les Compagnons et ceux qui les ont suivis sur la bonne voie se
sont attachés à la noble tradition prophétique sans la changer ni l’altérer,
tout en empruntant le droit chemin. Cependant, ceux qui ont évité ce chemin et
s’en sont écartés, connaîtront, certes, une triste fin.
Allah a dit :
﴿æóãóäú íõÔóÇÞöÞö
ÇáÑøóÓõæáó ãöäú ÈóÚúÏö ãóÇ ÊóÈóíøóäó áóåõ ÇáúåõÏóì æóíóÊøóÈöÚú ÛóíúÑó ÓóÈöíáö ÇáúãõÄúãöäöíäó
äõæóáøöåö ãóÇ Êóæóáøóì æóäõÕúáöåö Ìóåóäøóãó æóÓóÇÁóÊú ãóÕöíÑðÇ﴾ [ÇáäÓÇÁ: 115].
Le sens du verset :
﴾Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit
chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors
Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’Enfer. Et
quelle mauvaise destination﴿ [Sourate : 4, Les Femmes ;
verset : 115].
La célébration de la naissance du Prophète et l’origine de cet évènement
Ces gens sont ceux qui aiment vraiment le
Prophète , l’honorent,
le considèrent sincèrement et se soumettent à sa charia en exécutant ses
ordres, évitant ses interdits, acceptant avec soumission ses jugements et se
conformant à sa tradition dans le fond comme dans la forme, afin d’observer l’appel
d’Allah Qui a
dit :
﴿Þõáú Åöäú ßõäúÊõãú
ÊõÍöÈøõæäó Çááåó ÝóÇÊøóÈöÚõæäöí íõÍúÈöÈúßõãõ Çááåõ æóíóÛúÝöÑú áóßõãú ÐõäõæÈóßõãú
æóÇááåõ ÛóÝõæÑñ ÑóÍöíãñ﴾ [Âá ÚãÑÇä: 31].
Le verset signifie :
﴾Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous
aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et
Miséricordieux »﴿ [Sourate : 3, La Famille d’Imrane ; verset : 31].
Ibn Kathîr a dit : « Ce verset juge
mensongère toute personne prétendant aimer Allah sans suivre la voie du
Prophète ; tant qu’elle
ne se conforme pas à sa tradition ainsi qu’à la religion qu’il a transmise, en
actes et en paroles, conformément au hadith authentique du Prophète : « Quiconque
accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé ». …El-Hassan El-Basri et d’autres savants ont signalé : « Certains
ont prétendu aimer Allah ; cependant, Allah les a mis à l’épreuve par la
révélation de ce verset :
﴿Þõáú Åöäú ßõäúÊõãú
ÊõÍöÈøõæäó Çááåó ÝóÇÊøóÈöÚõæäöí íõÍúÈöÈúßõãõ Çááåõ﴾ [Âá
ÚãÑÇä: 31].
Le sens :
﴾Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous
aimera alors »﴿ [Sourate : 3, La
Famille d’Imrane ; verset : 31] ».
Sur ce, la célébration de la naissance du
Prophète innovée par
certains gens, ou bien par imitation des chrétiens qui célèbrent la naissance
de Jésus , ou bien,
soi-disant par amour et respect au Prophète , est considérée comme un acte d’hérésie
interdit par la charia, du moment qu’il n’est fondé ni sur le Coran ni sur la
Sounna. Le Prophète n’a
jamais célébré la naissance de l’un des Prophètes ou des pieuses gens qui l’ont
précédé, ni celui de son père Âdam , ni celui de ceux qui moururent avant lui
comme son oncle Hamza, ou sa femme Khadîdja . Aussi, les Compagnons et ceux qui les ont
suivis dans la bonne voie n’étaient nullement accoutumés à célébrer de tels
événements, de même qu’on a jamais rapporté que les gens des Trois Meilleures Générations,
ni les Imams, leaders des quatre grandes écoles jurisprudentiels : Abou Hanîfa,
Mâlik, Ech-Châffi`i et Ahmed, aient accompli un acte pareil.
Compte tenu de tout cela, si cette célébration
était permise par la charia, cela aurait été sûrement sauvegardé et transmis,
étant donné qu’Allah a assumé la sauvegarde et l’intégrité de sa charia.
Allah dit :
﴿ÅöäøóÇ äóÍúäõ
äóÒøóáúäóÇ ÇáÐøößúÑó æóÅöäøóÇ áóåõ áóÍóÇÝöÙõæäó﴾ [ÇáÍÌÑ: 9].
Le sens du verset :
﴾En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran (la révélation),
et c’est Nous qui en sommes Gardiens﴿ [Sourate : 15, El-Hidjr;
verset : 9].
Si cette célébration était vraiment
sauvegardée, les Califes bien guidés, les Compagnons et ceux qui les ont suivis
dans la bonne voie ne l’auraient, certes, pas délaissée. Et si elle était une
adoration de mérite qui exprime ou prouve l’amour du Prophète , ils nous auraient sûrement devancés
à la pratiquer ; mais, puisqu’ils ne le firent pas, cela indique qu’elle
ne fait aucunement partie de la religion d’Allah.
Le Prophète a dit :
« Quiconque invente en notre religion
ce qui n’en fait partie verra son apport rejeté ».
Et Il a dit :
« Quiconque accomplit un acte
[religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé ».
Il a déclaré aussi :
« La meilleure des paroles est dans le
livre d’Allah, et la meilleure voie est celle de Son Prophète ; et les
pires choses en religion sont les actes d’hérésie et toute hérésie est un
égarement certain ».
Le Compagnon Houdhayfa a dit :
« N’accomplissez point des adorations que les Compagnons du Prophète n’ont pas accomplies, car
les prédécesseurs n’ont rien failli à mentionner aux successeurs ».
`Abd Allah Ibn Mass`oûd a dit aussi :
« Suivez et n’innovez point, car, certes,
ce qui vous a été légué vous suffit ; et tout acte d’hérésie est un égarement ».
En religion les meilleures des choses
Sont celles faites par nos prédécesseurs, gens
de piété
Tandis que les plus mauvaises choses
Sont celles survenues ensuite et inventées
Le bien se réduit à suivre
Les traces des tous premiers savants
Et le mal entier vient en suivant
Les innovations ajoutées ensuite
L’origine de cette célébration revient à l’époque
de la dynastie des Bani-`Oubeyd, chiites plus connus sous le nom de Fatimides.
Les Fatimides ont inventé de nombreuses
célébrations d’anniversaires du Prophète , de sa Famille, et de multitude de saints et de
pieuses gens, ainsi qu’un nombre considérable de personnes égarées comptant
parmi les charlatans et les adorateurs des tombeaux.
Ils célébrèrent le jour de l’an, suivant ainsi
les juifs, et l’anniversaire du Prophète , suivant les chrétiens. Ils célébrèrent, aussi,
le jour d’Achoura, la naissance du Compagnon Ali Ibn Abi Tâlib , des Compagnons El-Hassan et
El-Houssayn, de Fatima et de tout calife en place; ils fêtèrent aussi la veille
du premier jour du mois de Radjab, le 15 du même mois, la veille du premier
jour de Cha`bâne, le 15 du même mois, la fête du ruisseau « Ghadîr »,
l’habillement de l’hiver, celui de l’été, la saison d’ouverture du Golfe, le
jour de l’an chiite (le premier jour de l’année solaire persane) « Nawrouz »,
et bien d’autres fêtes.
Le premier qui a innové la célébration de la
naissance
du Prophète est
El-Mou`iz Li Dîne Allâh en l’an 362 de l’hégire au Caire. Puis, on continua de
le fêter jusqu’à ce que le commandeur des armées El-Afdhal Abou El-Qâssim Ibn
Badr El-Djamâli, le vizir du calife El-Mousta`li Bi Allah l’annula en l’an 490
de l’hégire.
Puis vint ensuite Omar Ibn Mohammed El-Moulla
El-Irbili, l’un des soufis les plus célèbres, qui fut le premier à réitérer l’acte
hérétique de la célébration de la naissance du Prophète , et par la suite le roi d’Irbil et bien d’autres suivirent son exemple.
Cela signifie clairement que ces célébrations
de naissance sont innovées par la secte chiite des Fatimides Batinis, qui sont,
selon les références historiques, la cause de leur propagation et leur large
diffusion. En faisant ainsi, ils ont emboîté le pas aux juifs et aux chrétiens,
dont l’imitation nous a été interdite par le hadith du Prophète qui a dit :
« Vous suivriez la voie de ceux qui
vous ont précédé empan par empan et coudée par coudée, même s’ils entraient
dans un trou de lézard, vous les suivriez». Ô Envoyé d’Allah, nous
écriâmesnous, s’agit-il des juifs et des chrétiens ? « Et alors,
répliqua-t-il, de qui donc sinon ? ».
Sans doute, les chiites sont les gens les plus
influencés par les juifs et les chrétiens, c’est pour cela qu’ils les ont
imités dans leurs fêtes, leurs emblèmes et dans la plupart de leurs idées et
croyances.
Toute personne analysant les origines et les racines
du credo des chiites y verra clairement l’empreinte des convictions idolâtres,
assyriennes et babyloniennes.
Leurs convictions à l’égard d’Ali Ibn Abi
Tâlib et les Imams
descendants de la famille du Prophète sont similaires en tout point à celles des
chrétiens à l’égard de Jésus .
Cela n’est guère étrange, puisque celui qui a
établi les fondements de la croyance chiite est `Abdallah Ibn Saba', juif de la
tribu de Himyar du Yémen, qui se convertit, en apparence, à l’Islam et
transféra le contenu de la pensée et la croyance juives vers le chiisme.
Événements et faits blâmables
Les musulmans ne connaissaient pas ces célébrations
de naissance avant le quatrième siècle de l’hégire.
Les prédécesseurs ne les ont pas célébrés
alors que c’était tout à fait possible à l’époque, comme il n y avait aucun
empêchement.
Et si ces célébrations étaient du bien pur, ou
leur pratique était valable, les prédécesseurs n’auraient sûrement pas raté de
les pratiquer, car ils aimaient le Prophète , l’honoraient, le magnifiaient et se
préoccupaient à accomplir les actes de bien beaucoup plus que nous puissions le
faire, comme l’a déclaré Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia dans son livre « El-Iqtidhâ' », sachant que le Prophète a dit : « Accrochez-vous à ma
Sounna et à la tradition des Califes bien guidés qui viendront après moi;
mordez-y à pleines dents ».
Or, les Califes bien guidés n’ont pas pratiqué
ces célébrations, mais l’origine de celles-ci revient aux chiites fatimides en
premier, puis les soufis les ont purement imités et ont fait de la célébration
de la naissance du Prophète une fête religieuse, en lui incluant des actes
d’hérésie, prétendant l’amour du Prophète . Ainsi, ils allument les cierges et les
lumières dans les maisons, les mosquées et auprès des tombeaux, ils agitent
les foules en utilisant des pétards de tous types et de toutes couleurs pour s’amuser
et se distraire. Ils gaspillent de l’argent en achetant les outils de décoration,
en organisant des festivités et en préparant des repas. En parallèle, les
médias diffusent à cette occasion de la musique, des chansons et des cantiques
populaires. Les hommes se mêlent, au cours de ces manifestations, aux femmes d’une
façon tout à fait intolérable.
Dans la période des célébrations, des
écrivains et des poètes s’occupent activement à faire l’éloge du Prophète et à remémorer sa
biographie par le biais des journaux et des revues qui donnent accès aux gens
pervers qui suivent leurs mauvaises passions à diffuser des critiques moqueuses,
incitant à l’égarement et ébranlant les principes, surtout qu’elle comportent
en elle-même de l’extrémisme, ainsi que de fausses informations et des
jugements de la charia non confirmés. Des provocations et des défis se mêlent à
leurs écrits.
Le pire est certainement la façon dont
agissent les confréries soufies en fêtant la naissance du Prophète , puisqu’ils manifestent son
aspect religieux en se rassemblant autour des tombes en chantant des cantiques,
prononçant des invocations déterminées et lisant des recueils de hadiths
relatifs à la naissance du Prophète qui sont mensongers. Tout ceci est suivi de
musiques de tambours, de danses excentriques et d’applaudissements ; de
même que le manque de respect envers le livre d’Allah, et les poèmes et les
éloges faits pour le Prophète qui recèlent de l’exagération et de la
galanterie, qui sont interdites par le Prophète qui a déclaré : « Ne me flattez point
de la façon dont les chrétiens ont flatté Jésus le fils de Marie ; certes, je ne suis qu’un
serviteur; donc, dîtes plutôt : serviteur et messager d’Allah ».
Tout ceci n’est qu’un aperçu de ces actions
qui, dans l’ensemble, ne se démarquent point des festivités populaires
folkloriques qui empruntent l’aspect religieux. Les organismes officiels
veillent sur ces festivités, en considérant la naissance du Prophète comme étant une fête
religieuse pour laquelle des jours fériés sont consacrés, alors qu’Allah n’a établi que
deux fêtes uniques pour les musulmans.
Anas Ibn Mâlik a dit : « Lorsque le Prophète pénétra Médine, ses
habitants avaient coutume de se réjouir et de se divertir au cours de deux
jours précis de l’année. Il interrogea alors les gens : « Que
représentent ces deux jours ? », ils répondirent : « Ce
sont deux jours où nous avions l’habitude de nous réjouir avant l’Islam »,
Il déclara alors : « Allah les a substitués par deux autres qui
sont meilleurs : « Le jour de l’Aïd El-Adha et le jour de l’Aïd El-Fitr » ».
J’avoue que ce qui m’étonne le plus est le comportement
d’une partie des prêcheurs qui prétendent, en d’autres temps, suivre la voie
des Compagnons et ceux
qui les ont suivis dans le bien et s’attacher au Livre et à la Sounna, en les
favorisant sur tout autre fondement. Ils prétendent appliquer la religion,
suivant la compréhension des pieux prédécesseurs dont l’honnêteté et l’imamat font
l’unanimité de la nation.
Mais dès que l’influence des soufis s’amplifie
dans le pays, ils participent à leurs activités et se joignent à eux autour de
tables lors des festins. Ils fournissent aussi de grands efforts pour justifier
les agissements de ces soufis grâce à des arguments fallacieux et des propos d’érudits
avec lesquels ils forment un ensemble de preuves afin de donner - prétendument -
un aspect religieux à leurs points de vue et préserver leurs intérêts et
objectifs. Ainsi, ils ménagent ces soufis et soutirent leur agrément, comme on
dit : « À Rome, il faut vivre comme les Romains». Mais,
ils oublient que c’est sur le fait d’être agréé par Allah qu’ils auraient dû s’appliquer,
s’ils étaient sincères et réellement croyants.
Le Prophète a dit :
« Quiconque cherche à satisfaire Allah
en provoquant la colère des gens, Allah se chargera de repousser les gens de
lui ; mais quiconque provoque la colère d’Allah en cherchant à satisfaire
les gens, Allah le laissera à la merci des gens ».
Le plus étonnant est dès que les Gens de la
Sounna retrouvent l’entente autour de la vérité et la religion et que leur
union pèse de nouveau, ces gens-là connaissent aussitôt un revirement hâtif et
s’empressent à se placer au premier rang pour diffuser leurs conseils et
orientations.
Allah a décrit ce genre de personnes en
disant :
﴿æóãöäó ÇáäøóÇÓö
ãóäú íóÞõæáõ ÂãóäøóÇ ÈöÇááåö ÝóÅöÐóÇ ÃõæÐöíó Ýöí Çááåö ÌóÚóáó ÝöÊúäóÉó ÇáäøóÇÓö
ßóÚóÐóÇÈö Çááåö æóáóÆöäú ÌóÇÁó äóÕúÑñ ãöäú ÑóÈøößó áóíóÞõæáõäøó ÅöäøóÇ ßõäøóÇ ãóÚóßõãú
ÃóæóáóíúÓó Çááåõ ÈöÃóÚúáóãó ÈöãóÇ Ýöí ÕõÏõæÑö ÇáúÚóÇáóãöíäó. æóáóíóÚúáóãóäøó Çááåõ
ÇáøóÐöíäó ÂãóäõæÇ æóáóíóÚúáóãóäøó ÇáúãõäóÇÝöÞöíäó﴾ [ÇáÚäßÈæÊ:
10-11].
Le verset signifie :
﴾Parmi les gens il en est qui dit : « Nous croyons en Allah »
puis, si on les fait souffrir pour la cause d’Allah, ils considèrent l’épreuve
de la part des hommes comme un châtiment d’Allah. Or, s’il vient du secours de
ton Seigneur, ils diront certes : « Nous étions avec vous ! »
Allah n’est-Il pas le Meilleur à savoir ce qu’il y a dans les poitrines de tout
le monde ? Allah connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement
les hypocrites﴿ [Sourate :
15, L’Araignée ; verset : 10 et 11].
Suspicions et tromperies
La coutume des gens qui suivent les mauvaises
passions est de s’attacher aux suspicions avec lesquelles ils trompent le
commun des gens et leurs analogues. Des suspicions que tout ignorant prend, par
naïveté, pour des preuves et des jugements religieux.
Allah a dit :
﴿æóíóÞõæáõæäó åõæó
ãöäú ÚöäúÏö Çááåö æóãóÇ åõæó ãöäú ÚöäúÏö Çááåö æóíóÞõæáõæäó Úóáóì Çááåö ÇáúßóÐöÈó
æóåõãú íóÚúáóãõæäó﴾ [Âá ÚãÑÇä: 78].
Le sens du verset :
﴾et ils disent : « Ceci vient d’Allah », alors qu’il ne
vient point d’Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah﴿ [Sourate 3 : La
Famille d’Imrane ; verset : 78].
Parmi les suspicions et les arguments que ces
gens avancent, le verset suivant :
﴿Þõáú ÈöÝóÖúáö
Çááåö æóÈöÑóÍúãóÊöåö ÝóÈöÐóáößó ÝóáúíóÝúÑóÍõæÇ åõæó ÎóíúÑñ ãöãøóÇ íóÌúãóÚõæäó﴾ [íæäÓ: 58].
Qui signifie :
﴾Dis : « [Ceci provient] de la grâce d’Allah et de Sa miséricorde ;
voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils
amassent﴿ [Sourate 10 :
Younous ; verset : 58].
Ils prétendent que ce verset contient un ordre
qui pousse à se réjouir de la naissance du Prophète et de la célébrer.
Ils avancent aussi comme preuve le verset :
﴿æóÐóßøöÑúåõãú
ÈöÃóíøóÇãö Çááåö Åöäøó Ýöí Ðóáößó áóÂíóÇÊò áößõáøö ÕóÈøóÇÑò ÔóßõæÑò﴾ [ÅÈÑÇåíã:
5].
Le sens du verset :
﴾Et rappelle-leur les jours d’Allah [Ses bienfaits]. Dans tout cela il,
y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance﴿ [Sourate 14 :
Ibrâhîm ; verset : 5], en guise de remerciement à Allah pour la grâce
de la naissance du Prophète .
Le verset signifierait alors, selon leur
croyance, qu’il est permis de désigner le douzième jour du mois Rabî` El-Awwel
pour manifester la joie et la gaieté que suscite le jour de sa naissance , et enseigner aux gens tous
les traits qui jalonnent sa biographie, tels que ses bonnes manières, les
miracles dont il a été doté, sa description générale ainsi que les épreuves et
les souffrances qu’il a endurées tandis qu’il restait fidèle à l’obéissance à Allah,
et ne transgressait pas Ses interdits. Il admettait pleinement Son destin, Le
remerciait amplement pour Ses bienfaits et accomplissait purement Son
adoration.
Selon eux, tout cela est une façon de rappeler
aux gens les jours d’Allah. De même qu’ils soutiennent leur avis par le hadith
rapporté par l’Imam Mouslim où le Prophète répondit à une question relative au jeûne du
lundi en disant : « C’est en ce jour que je suis né, et c’est aussi en
ce jour que le Coran me fut révélé ».
Ce hadith prouverait que la naissance du
Prophète est très
honorable, ce qui implique, d’après eux, que sa célébration est un acte permis
en Islam.
Afin d’appuyer leur avis, ils avancent aussi
comme preuve, le fait qu’Abou Lahab voit sa souffrance atténuée chaque lundi,
car il avait affranchi Thouayba lorsqu’elle lui annonça la nouvelle de la
naissance du Prophète ainsi
que le rapporte El-Boukhâri :
« `Ourwa a dit : Thouayba était une
esclave d’Abou Lahab, puis il l’affranchit et elle allaita le Prophète . Lorsque Abou Lahab mourut,
certains de ses proches le virent en rêve dans le pire état qui soit et le
questionnèrent : que t’est-il arrivé ? Abou Lahab, répondit
alors : je n’ai connu aucun [répit], à part que, grâce à l’affranchissement
de Thouayba, on me désaltère ».
Et si le supplice d’Abou Lahab est allégé
grâce à la joie qu’il a éprouvée au jour de la naissance du Prophète , alors la gaieté et la joie
qu’on manifeste pour fêter ce jour sont sans doute permises par la charia.
Les confréries soufies disent que ceci est une
sorte de remerciement à Allah pour avoir créé le Prophète . Ce remerciement s’accomplit,
soi-disant en organisant des réceptions, pour donner à manger aux gens, aider
les nécessiteux en plus des autres œuvres bénéfiques, comme le fait de se
rassembler en groupe pour réciter le Coran, évoquer Allah et invoquer la paix
et le salut sur le Prophète ; ainsi qu’écouter et lire son honorable et
glorieuse biographie. Toutes ces choses sont louables - à leur
considération - et ne sauraient être interdites ; par contre, il est
recommandé de les pratiquer afin d’évoquer le souvenir de l’événement. Et la
preuve sur laquelle ils se basent est que le Prophète a incité sa nation à jeûner le jour de Achoura
en guise de remerciement à Allah pour avoir sauvé en ce jour Moïse et ceux qui l’accompagnaient.
Tout cela donc, implique la permission de fêter la naissance du Prophète . En outre, le fait de se réunir au cours de ces
festivités démontrerait l’amour et la vénération qu’on éprouve au Prophète .
Certains prétendent que, bien que les
célébrations de naissances soient à l’origine des pratiques propres aux Gens du Livre,
celle-ci s’est bien répandue chez les musulmans et est devenue un usage courant
propre à eux aussi. Or, les innovations religieuses sont inhérentes aux rites
religieux et non aux usages courants.
Réfutation de ces suspicions et des autres arguments
Il est notoire que l’interprétation du verset
suivant :
﴿Þõáú ÈöÝóÖúáö
Çááåö æóÈöÑóÍúãóÊöåö ÝóÈöÐóáößó ÝóáúíóÝúÑóÍõæÇ åõæó ÎóíúÑñ ãöãøóÇ íóÌúãóÚõæäó﴾ [íæäÓ: 58].
Le sens du verset : ﴾Dis : [ceci provient] de la
Grâce d’Allah et de Sa Miséricorde ; voilà de quoi ils devraient se
réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent﴿ [Sourate 10 : Younous ;
verset58] par la naissance du Prophète n’est appuyé par aucune exégèse. Cette
interprétation contredit, plutôt, l’interprétation des honorables Compagnons
et celle des Imams, tels que Ibn `Abbâs et Abou Saïd El-Khoudri , qui ont expliqué (la Grâce d’Allah)
par le Coran et (Sa Miséricorde) par l’Islam. Ils ont expliqué également (la
Grâce d’Allah) par le Coran et (Sa Miséricorde) par le fait de se soumettre à Ses
commandements. D’autres ont dit que (la Grâce d’Allah) est le fait de se
soumettre à ses commandements et (Sa Miséricorde) est le Coran.
En somme, Allah n’a pas ordonné à ses
serviteurs de fêter ou de commémorer la nuit de la naissance du Prophète . Il leur a plutôt ordonné de
se réjouir de l’Islam, qui est la religion de la vérité révélée au Prophète
Mohammed . Ceci est
confirmé par le verset suivant :
﴿æóãóÇ ÃóÑúÓóáúäóÇßó
ÅöáÇøó ÑóÍúãóÉð áöáúÚóÇáóãöíäó﴾ [ÇáÃäÈíÇÁ: 107].
Le sens du verset :
﴾Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers﴿ [Sourate 21 : Les
Prophètes ; verset 107].
Ce verset fait référence à l’envoi du Prophète
Mohammed et non pas à
sa naissance. Allah dit, en évoquant les grâces qu’Il a octroyées aux croyants,
ce qui suit :
﴿áóÞóÏú ãóäøó Çááåõ
Úóáóì ÇáúãõÄúãöäöíäó ÅöÐú ÈóÚóËó Ýöíåöãú ÑóÓõæáÇð ãöäú ÃóäúÝõÓöåöãú﴾ [Âá
ÚãÑÇä: 164].
Le sens du verset :
﴾Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a
envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes﴿ [Sourate 3 : La Famille d’Imrane ;
verset 164].
Il est rapporté dans « Sahîh Mouslim »
le hadith suivant :
« Je n’ai pas été envoyé pour maudire
les gens, mais j’ai été envoyé comme miséricorde».
Dans un autre hadith rapporté aussi par l’Imam
Mouslim, le Prophète fut questionné sur le jeûne du lundi. Il répondit :
« C’est en ce jour que je fus envoyé ».
Et en ce qui concerne le verset suivant :
﴿æóÐóßøöÑúåõãú
ÈöÃóíøóÇãö Çááåö Åöäøó Ýöí Ðóáößó áóÂíóÇÊò áößõáøö ÕóÈøóÇÑò ÔóßõæÑò﴾ [ÅÈÑÇåíã:
5].
Le sens du verset :
﴾Et rappelle-leur les jours d’Allah». [Ses bienfaits]. Dans tout cela il
y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance﴿ [Sourate 14 :
Ibrâhîm ; verset 5].
Ce verset rappelle aux gens les bienfaits d’Allah
et ses défaveurs qui se sont abattues sur les peuples comme celui de Noûh
(Noé), `Âd et de Thamoûd.
Le verset incite les hommes à ce qu’ils
doivent faire, d’une part, et les met en garde, d’autre part, contre le mal qu’ils
ne doivent pas faire. Ce rappel renferme des significations importantes pour
tout musulman en ce qui concerne le monothéisme et la puissance parfaite d’Allah.
Le verset sus-cité est suivi de deux qualités,
citées ci dessus, qui sont la «persévérance et la reconnaissance», car elles
sont les composantes essentielles de la foi. Dans un autre hadith authentique, le
Prophète dit :
« Ce que l’affaire du croyant est
étonnante ! Son affaire ne comporte que du bien, et cette faveur n’appartient
qu’au croyant : s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allah et c’est
là pour lui une bonne chose. S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec
patience et c’est là encore pour lui une bonne chose »[32].
Il est notoire aussi que les Compagnons ainsi que tous les croyants
qui sont venus après eux, qui endurent les situations difficiles, remercient
Allah dans l’aisance, revivent la Sounna du Prophète et suivent sa voie, n’ont pas compris de ce verset
la célébration de la naissance du Prophète , ni de près ni de loin. De plus, ils n’ont
jamais célébré cette journée. En effet, cette célébration s’est produite après
l’époque des Trois Meilleurs Générations.
Quant à leur argumentation avec ledit hadith
qui est : « C’est en ce jour que je fus envoyé », la réponse est de dire que le hadith incite seulement à jeûner le lundi dans lequel le Prophète s’est limité à jeûner. Ainsi, ce qui
suffit au Prophète suffit
à sa nation. Pour cela, remercier Allah pour la naissance du Prophète se limite
au jeûne qu’il a recommandé, ceci est d’une part. D’autre part, le lundi qui
est le jour de la naissance du Prophète et son envoi, tel cité dans un hadith, a
coïncidé avec le jour de sa mort et ceci sans divergence aucune [entre les savants]. Il est connu aussi
que sa naissance et sa mort étaient dans le mois de Rabî` El-Awwel. Donc,
pourquoi se réjouit-on de sa naissance et ne s’attriste-t-on pas de sa mort ?
Car le chagrin n’est pas moins important que la joie, sachant que la mort du
Prophète est l’une des
plus grandes calamités que la nation musulmane ait subies. Le Prophète a dit :
« Que quiconque parmi les gens -ou
parmi les croyants- sur lequel s’abattrait un malheur se rappelle, en
consolation, du malheur de ma perte ; car personne de ma nation ne saurait
être atteint d’un malheur pire que de me perdre ».
Le savant Ibn El-Hâdj El-Mâliki –ÑÍãå Çááå- a dit : « Il est très étonnant de voir ces
gens célébrer la naissance du Prophète en chantant et en se réjouissant de sa
naissance dans ce mois sacré [Rabî` El-Ewwel], alors que le Prophète a quitté ce monde dans ce
même mois. Ainsi, la nation musulmane fut affligée par un malheur sans égal.
Sur ce, il y a plutôt lieu de pleurer, de s’attrister énormément et que chacun
s’isole chez lui pour avoir perdu le Prophète , conformément au hadith suivant : « Que
le malheur de ma perte console les musulmans au moment de leurs autres malheurs ».
Le 12ème jour du mois de Rabî` El-Awwel
n’est aucunement avantagé par rapport aux autres jours, même s’il s’avère qu’il
est le jour de la naissance du Prophète , car personne n’a rapporté que le Prophète l’a caractérisé par un jeûne
ou par une quelconque autre action, de même que les Trois Meilleurs Générations
qui sont venues après lui. Ceci confirme une fois de plus qu’il n’est pas
avantagé par rapport aux autres jours.
On doit souligner que Omar Ibn El-Khattâb et les honorables Compagnons
étaient unanimes à arrêter le commencement du calendrier hégirien par l’émigration
du Prophète . Ils
contredisaient ainsi les chrétiens dont le calendrier commence par la naissance
du Messie . Saïd Ibn
El-Moussayyib a dit : « Omar Ibn El-Khattâb a réuni les musulmans et leur a demandé : « A
partir de quel jour commence t-on notre calendrier ? » Ali Ibn Abi
Tâlib a dit : « Depuis
l’émigration du Prophète de
la terre du polythéisme ». Omar Ibn El-Khattâb approuva cela.
En outre, Il n’a jamais été rapporté que les Compagnons
du Prophète célébraient
son émigration, sa naissance, son envoi ou sa mort. De plus, ils n’ont pas
imité les chrétiens dans l’établissement du calendrier islamique, car il est
de notoriété que les chrétiens tiennent comme fêtes les naissances des
Prophètes. Donc, pourquoi s’éloigner de la voie des Califes bien guidés et s’attacher
à la voie des chrétiens égarés ? Le Prophète a dit : « Accrochez-vous à ma
Sounna et à la tradition des Califes bien guidés qui viendront après moi ;
mordez-y à pleines dents ».
Tout le monde sait aussi que l’obéissance aux Compagnons
est sans doute
obligatoire et que le châtiment menace ceux qui se détournent de la voie des
croyants. Allah dit :
﴿æóãóäú íõÔóÇÞöÞö
ÇáÑøóÓõæáó ãöäú ÈóÚúÏö ãóÇ ÊóÈóíøóäó áóåõ ÇáúåõÏóì æóíóÊøóÈöÚú ÛóíúÑó ÓóÈöíáö ÇáúãõÄúãöäöíäó
äõæóáøöåö ãóÇ Êóæóáøóì æóäõÕúáöåö Ìóåóäøóãó æóÓóÇÁóÊú ãóÕöíÑðÇ﴾ [ÇáäÓÇÁ: 115].
Traduction du sens du verset :
﴾Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit
chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors
Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’Enfer. Et
quelle mauvaise destination !﴿ [Sourate 4 : Les Femmes ;
verset 115].
Quant à l’argument relatif à la vision en rêve
d’Abou Lahab - après sa mort - et que son châtiment s’allège chaque lundi, on peut y répondre de diverses manières :
Premièrement : Il
n’y a pas dans le hadith rapporté par El-Boukhâri que chaque lundi la souffrance
d’Abou Lahab est allégée. Il n’y est pas mentionné aussi que Abou Lahab a
affranchi Thoueyba parce qu’elle lui a annoncé la naissance du Prophète . Ibn Hadjar a dit qu’Abou Lahab
l’a affranchie après l’émigration du Prophète et il est rapporté aussi qu’il l’a
affranchie bien avant la naissance du Prophète .
Deuxièmement : Ce
récit est un récit Moursel rapporté par `Ourwa de cette façon,
sans qu’il mentionne celui qui l’a rapporté.
Troisièmement : Si
on suppose que ce récit est Mawsoûl, il s’agira, donc, d’une vision au
sommeil. Par conséquent, on ne peut pas s’y argumenter, tel énoncé par Ibn
Hadjar. Par ailleurs, El-Mou`allimi –ÑÍãå Çááå– a dit : « Les savants se sont entendus que les visions
(rêves) ne peuvent être utilisés comme arguments. Elles sont annonciatrices des
bonnes nouvelles et servent d’avertissement. Elles sont valables quand elles
coïncident avec une preuve religieuse authentique ».
Quatrièmement :
Celui qui a vu Abou Lahab en rêve est son frère El-`Abbâs et ce, une année après la mort d’Abou
Lahab dans la bataille de Badr, tel mentionné par El-Souhaïli. Il se pourrait, alors, qu’El-`Abbâs , ne se soit pas encore
converti à l’Islam.
Cinquièmement : Ce récit contredit le Coran et le consensus des savants musulmans.
Allah a dit :
﴿æóÞóÏöãúäóÇ Åöáóì
ãóÇ ÚóãöáõæÇ ãöäú Úóãóáò ÝóÌóÚóáúäóÇåõ åóÈóÇÁð ãóäúËõæÑðÇ﴾ [ÇáÝÑÞÇä:
23].
Le sens du verset :
﴾Nous avons considéré l’œuvre qu’ils ont accomplie et Nous l’avons
réduite en poussière éparpillée﴿ [Sourate 25 : Le
Discernement ; verset 23].
Allah dit aussi :
﴿æóÇáøóÐöíäó ßóÝóÑõæÇ ÃóÚúãóÇáõåõãú ßóÓóÑóÇÈò ÈöÞöíÚóÉò íóÍúÓóÈõåõ ÇáÙøóãúÂäõ ãóÇÁð ÍóÊøóì ÅöÐóÇ
ÌóÇÁóåõ áóãú íóÌöÏúåõ ÔóíúÆðÇ﴾ [ÇáäæÑ: 39].
Traduction du sens :
﴾Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une
plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau. Puis quand il y arrive,
il s’aperçoit que ce n’était rien﴿ [Sourate 24 : La Lumière ;
verset 39].
Allah dit aussi :
﴿ãóËóáõ ÇáøóÐöíäó
ßóÝóÑõæÇ ÈöÑóÈøöåöãú ÃóÚúãóÇáõåõãú ßóÑóãóÇÏò ÇÔúÊóÏøóÊú Èöåö ÇáÑøöíÍõ Ýöí íóæúãò
ÚóÇÕöÝò﴾ [ÅÈÑÇåíã: 18].
Le sens du verset :
﴾Les œuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de
la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête﴿ [Sourate 14 : Ibrâhîm ; verset 18].
De plus, Abou Lahab était parmi les personnes
les plus hostiles au Prophète et parmi ceux qui lui ont porté atteinte le
plus. Ceci réduit à rien le fait qu’il a manifesté de la joie, si ce fait
s’avère authentique.
El-Qâdhî `Iyadh a indiqué que les avis sont
unanimes pour dire que les mécréants ne profiteront aucunement de leurs
actions. Ils n’y obtiendront aucune récompense, et leur châtiment ne sera
jamais allégé, même si certains d’entre eux seront châtiés plus que d’autres.
Sixièmement : Même
si on suppose que ses souffrances ont été allégées grâce à l’affranchissement
de Thoueyba, parce qu’elle l’a informé de la naissance du Prophète et en raison
de son allaitement ; ceci ne saurait échapper au Prophète et il l’aurait su comme il a su que
le châtiment d’Abou Tâlib a été allégé en raison de sa protection du Prophète et du soutien qu’il lui a
apporté. En dépit de cela, il n’a pas fait du jour de sa naissance une fête,
non plus les gens des Trois Meilleures Générations.
En ce qui concerne l’aide accordée aux pauvres
par la distribution de la nourriture et les autres actes de bonté et de bienfaisance ;
s’ils sont accomplis de la façon recommandée par la charia, ils compteront
alors parmi les meilleures œuvres d’obéissance rapprochant à Allah. Mais, il
est inacceptable d’accomplir ces actes exclusivement en certaines occasions
sans s’appuyer sur des textes religieux, conformément à la règle
suivante : « Si un principe est invalide, ses branches le sont
aussi ».
Cependant, les prêches, les admonitions, les
morales, la lecture du Coran, l’évocation d’Allah, la prière sur le Prophète et l’étude de sa biographie
sont recommandés à tout moment et partout ; dans les mosquées, les écoles,
les assemblées publiques et privées. La règle précédente s’y applique : « Si
un principe est invalide, applicable qu’il soit, ses branches sont aussi
invalides ».
Si l’on veut dire par les prêches, les
admonitions et l’étude de sa biographie sa commémoration, on dit qu’Allah s’est
chargé d’exalter sa renommée dans ce monde, à travers le temps et dans l’au-delà;
il est mentionné dans l’appel à la prière joint au nom d’Allah, dans les
prêches, dans les prières, dans El-Iqâma et Et-Tachahhoud …etc.
Ainsi, se limiter à son évocation dans le jour de la célébration de sa
naissance est une négligence à son encontre et constitue une atteinte à sa
valeur, sa révérence et son amour.
Quant à la question de l’Achoura dont
le Prophète a
recommandé de jeûner en guise de reconnaissance à Allah pour avoir sauvé Moïse
et ceux qui étaient avec lui, il s’agit d’une soumission et d’une obéissance au
Prophète . C’est aussi
une reconnaissance à Allah pour avoir soutenu la justice contre l’injustice.
Mais il n’y a aucune preuve pour justifier la commémoration de la naissance du
Prophète , ou se
rassembler à cet effet ou organiser des fêtes religieuses sous prétexte de
relier les dates aux événements. Par contre, la recommandation du Prophète à sa nation consiste à
remercier Allah en jeûnant et non pas à considérer Achoura comme étant
une fête et commémorer, par la suite, la naissance du Prophète , car il n’y a pas, en Islam, comme
sus-cité, des fêtes annuelles mis à part les deux Aïds : l’Aïd
El-Adha et l’Aïd El-Fitr. Et si Allah l’avait institué comme fête,
Il aurait ordonné de ne pas le jeûner, car les musulmans sont les invités d’Allah
au moment de l’Aïd, et jeûner alors est considéré comme un refus de l’hospitalité.
Pour cela, il est inacceptable de joindre, par analogie, le jugement de la
célébration de la naissance du Prophète à Achoura, car, la célébration de Achoura
n’a pas été instituée par la charia.
De plus, la célébration de la naissance de
Jésus n’est pas une
habitude pour les mécréants, mais elle est un rite, tel cité par Ibn El-Qayyim –ÑÍãå Çááå- : « Celui qui
caractérise des lieux et des dates par des rites de son propre gré à cet effet
est pareil aux Gens du Livre (les chrétiens) qui ont fait des différents états
du Messie des
cérémonies et des rites, tels que la célébration du jour de sa naissance et son
baptême et les autres faits de sa vie ».
Même si on admet que la célébration de la
naissance de Jésus est
seulement une habitude, il nous est interdit de suivre les pas des Gens du
Livre ou de les imiter, que ce soit dans leurs fêtes ou dans leurs autres
affaires, car le Prophète a
dit :
« Quiconque imite des gens devient un
des leurs ».
Le hadith indique, au minimum, que nous ne
devons pas les imiter. Il implique, en apparence, la mécréance de ceux qui les
imitent, car Allah dit
:
﴿æóãóäú íóÊóæóáøóåõãú
ãöäúßõãú ÝóÅöäøóåõ ãöäúåõãú﴾ [ÇáãÇÆÏÉ: 51].
Le sens du verset :
﴾Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs﴿ [Sourate 5 : La Table Servie ;
verset 51].
Il va de soit que le fait de les imiter dans
les affaires d’ici-bas entraîne leur amour et leur alliance. Alors, que dire de
leur imitation en ce qui concerne les affaires de la religion ? Ceci peut
entraîner davantage leur alliance et leur amour. Ces derniers contredisent la
bonne foi, tel énoncé par Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia –ÑÍãå Çááå– .
L’obéissance au Prophète est le signe de son amour et de sa révérence
L’amour du Prophète et sa révérence ne se manifestent pas du tout
par les hérésies, devant lesquelles il a incité sa nation à se mettre en garde,
mais se manifestent plutôt par l’obéissance qui lui est due, la soumission aux
ordres et aux jugements religieux, suivre sa voie et l’imiter dans le fond et
dans la forme, conformément au verset suivant :
﴿Þõáú Åöäú ßõäúÊõãú
ÊõÍöÈøõæäó Çááåó ÝóÇÊøóÈöÚõæäöí íõÍúÈöÈúßõãõ Çááåõ æóíóÛúÝöÑú áóßõãú ÐõäõæÈóßõãú
æóÇááåõ ÛóÝõæÑñ ÑóÍöíãñ﴾ [Âá ÚãÑÇä: 31].
Le sens du verset :
﴾Dis : si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors
et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [Sourate 3 : La Famille d’Imrane ;
verset 31].
Allah dit aussi :
﴿áóÞóÏú ßóÇäó
áóßõãú Ýöí ÑóÓõæáö Çááåö ÃõÓúæóÉñ ÍóÓóäóÉñ áöãóäú ßóÇäó
íóÑúÌõæ Çááåó æóÇáúíóæúãó ÇáÂÎöÑó æóÐóßóÑó Çááåó ßóËöíÑðÇ﴾ [ÇáÃÍÒÇÈ: 21].
Le sens du verset :
﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à
suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah
fréquemment﴿ [Sourate
33 : Les Coalisés ; verset 21].
Les Compagnons du Prophète l’aimaient et le révéraient plus que
nous le faisons. Ils veillaient plus que leurs successeurs à l’accomplissement
des actes de bien et ils étaient les premiers à les accomplir. Ils sont les
meilleurs connaisseurs de ce qu’il convient de faire au Prophète . En outre, s’il y avait dans la
célébration de la naissance du Prophète et d’en faire une fête le moindre signe d’amour,
de grâce ou de révérence, ils auraient été les premiers à l’organiser, mais
personne n’a rapporté cela. Ils sont connus plutôt pour leur amour, croyance,
soumission, révérence au Prophète , leur attachement à sa Sounna, leur prédication
à sa voie et leur application à réaliser cela par le prêche et par l’action.
Ils l’aimaient bien plus que leurs âmes, leurs familles, leurs biens et toute
autre personne .
Tel est l’amour sincère qui reflète l’obéissance
et la soumission à la charia du bien aimé , car l’obéissance à un aimé est le signe de son
amour et de sa révérence. Mohammed El-Bachîr El-Ibrâhîmi –ÑÍãå Çááå- a dit : « Le véritable amour du Prophète est celui qui détourne des hérésies
et incite à suivre le bon exemple. Ainsi faisaient les Salafs, ils l’aimaient,
admiraient sa Sounna, défendaient sa charia, sans célébrer sa naissance et
dépenser des sommes colossales dont les services d’utilités publiques ont
énormément besoin et n’en trouvent même pas le peu ».
En outre, l’innovation religieuse ne reflète
ni l’amour ni la révérence du Prophète , même si elle paraît bonne aux yeux de celui
qui l’a pratique, car le Prophète a généralisé le jugement quant aux innovations.
Il a dit : « Toute innovation religieuse constitue un égarement », et : « Quiconque invente en notre
religion ce qui n’en fait pas partie verra son apport rejeté ». Dans une autre version rapportée par
Mouslim : « Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons
pas ordonné le verra refusé ».
Et comment l’innovation pourrait, d’ailleurs,
être bonne alors que c’est seule la charia qui est habilitée à la considérer
comme bonne ou à la réfuter. Quant à la raison, elle n’intervient point dans l’institution
des règles de la charia ; ni en ce qui concerne les louanges et les blâmes
des faits présents ni à fortiori dans les récompenses et les châtiments
ultérieurs. Ceci est la conviction de Ahl Es-Sounna (Les Gens de la
Sounna). L’institution des règles de la charia se fait plutôt par le Coran et
la Sounna.
Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia –ÑÍãå Çááå- a dit : « Il est connu que toute chose que
le Prophète n’a pas
instituée ou recommandée, ou n’a pas été faite par l’un de ceux dont les
musulmans suivent les pas en ce qui concerne la religion est comptée parmi les
innovations réprouvées. Dans ce contexte, on ne dit jamais qu’il s’agit d’une
bonne innovation ».
Enfin, nous remercions Allah pour la grâce qu’il
nous a accordée, qui est la naissance du Prophète , sa prophétie et le message divin. Certes, c’est
Allah qui lui a révélé le Coran et a complété l’Islam, l’a éclairci et l’a
transmis convenablement par son biais. Ceci est la source de notre joie et de
notre jouissance. On le fait sans flatterie ni exagération. On tire des leçons
de sa biographie, de ses morales nobles et de tous ses comportements dans les
différents domaines tel que le djihad et l’enseignement, sans se limiter à une
date, un lieu ou à une manière. Nous veillons aussi à suivre sa bonne voie et à
s’attacher à sa Sounna comme faisaient exactement nos Salafs Ü
ÑÍãåã Çááå Ü.
Le bien guidé est, certes, celui qui a rejoint
ceux qui revivent la Sounna et bannissent les hérésies. Nous implorons Allah
avec ses Beaux Noms et ses Sublimes Attributs de nous montrer clairement la
vérité et de nous aider à s’y soumettre afin qu’elle soit un soutien pour nous
dans l’accomplissement du devoir de prédication et d’avertissement, conformément
au verset suivant :
﴿æóáöíõäúÐöÑõæÇ
Þóæúãóåõãú ÅöÐóÇ ÑóÌóÚõæÇ Åöáóíúåöãú áóÚóáøóåõãú íóÍúÐóÑõæäó﴾ [ÇáÊæÈÉ: 122].
Le sens du verset :
﴾Et de pouvoir mettre en garde les siens à son retour contre le danger
[de la désobéissance à Allah]﴿
[Sourate 9 : Le Repentir; verset 122], et de nous montrer la voie de l’égarement
et de nous aider à l’éviter.
Notre dernière invocation est de louer
Allah, le Seigneur des Mondes et que la paix et le salut soient sur notre
Prophète , sa Famille,
ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour de la résurrection.
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