L’administration du site web du cheikh Abou
Abd Al-Mou`iz Mohamed Ali Ferkous s’est engagée auparavant à ne pas répondre
aux attaques rancunières lancées [à l’encontre du Cheikh] et à ne se préoccuper
que de ce qui est plus bénéfique. Mais la persistance « de la
maladie » de la prétention du savoir, qui a incité le critiqueur insolent
dit Abou Hâtim Sa`îd Ibn Da`âss Al-Machoûchi Al-Yâfi`i Al-Yamani, dans son
épître intitulée injustement et par transgression : Tamâdi Farkoûs
Fi Moukhâlafat Al-Haqq Wa Bourhanihi Al-Manqoûl Wal-Mahsoûss (la
persistance de Ferkous à contredire la vérité et sa preuve établie
religieusement et concrètement), à s’éloigner, d’une part, des règles du
dialogue et à s’écarter de la voie de la bienséance, et à adopter, d’autre
part, les manières des communs des gens, entre autres les insultes et les
injures. Tout cela a incité l’administration du site à prendre sur soi de
clarifier la confusion qui pourrait se présenter aux lecteurs avertis et
justes, et de dissiper les illusions que pourraient avoir ceux qui ne
connaissent pas la réalité de ces gens-là ; quoiqu’il est meilleur de ne
pas répliquer à celui qui est habitué aux paroles obscènes et abominables, qui discrédite
et accuse autrui d’ignorance, qui est opiniâtre et calomniateur des honorables
gens. Al-Bâdji ÑÍãå Çááå a dit : « On ne doit pas débattre avec
celui qui est habitué à dénigrer en discussion, ni avec celui qui est obscène
dans ses propos, car on ne tire avantage de ses paroles. » Al-Djouwayni ÑÍãå
Çááå a
dit : « Tu ne dois pas aborder un débat avec celui qui est opiniâtre, car
les paroles de l’opiniâtre ou de celui qui ne vise pas la satisfaction d’Allah
dans la reconnaissance du droit chemin et de la vérité, à cause des mensonges
qu’il invente, entraîne l’orgueil, l’ennui, la tristesse et la transgression
des limites assignées par Allah en ce qui concerne la recommandation du bien et
la réprobation du mal. Si tu ne connais pas qu’il est fait ainsi qu’après avoir
abordé la discussion avec lui, tu dois alors t’abstenir de débattre avec lui
dès que tu le sauras. Et si tu juges que la protection de la religion d’Allah ÓÈÍÇäå
æÊÚÇáì consiste
à s’abstenir de lui parler, tu dois alors t’empêcher de lui parler plus que
jamais et l’éviter davantage. »
Ainsi, ce modèle dammadji, à travers ses mauvaises
moralités, ne cesse de mettre en marche les machines de l’ignorance complexe.
Et comment pourrait-on faire comprendre à celui qui pense, par ignorance, que
sa compréhension dépasse toute autre compréhension, et qu’il détient seul la
vérité, à l’exclusion de tous les hommes ? Cela est sans doute l’un des fléaux
majeurs des sciences. Ibn Hazm ÑÍãå Çááå a dit : « Il n’est de
fléau plus nuisible aux sciences et aux gens de science que les intrus. Ils
sont ignorants et croient être connaisseurs. Ils sont malfaisants et croient
être bienfaisants. »
Parmi les aspects de la défectuosité de sa
compréhension et la faiblesse de sa raison, à travers l’ensemble de ses écrits,
est que cet insolent et prétentieux ne fait pas la différence entre « ce
qui doit être » et « ce qui existe réellement ». Très
malheureusement, il a fondé sa conception sur le premier cas, en étant
complètement inattentif au deuxième cas. Cela a créé en l’âme du malheureux et
en l’âme de son cheikh [Yahya Al-Hadjouri] une sensibilité excessive envers les
cas de besoin et de nécessité, au point de renier et de rejeter les règles religieuses
disant que : « Ce qui est religieusement interdit devient permis en cas
d’extrême besoin, c'est-à-dire en cas de nécessité. » Et :
« Les nécessités justifient les interdits lesquelles doivent être
déterminées convenablement. » Et : « Le besoin pourrait
être considéré comme la nécessité, que cette dernière soit générale ou
particulière. »
En effet, le rejet de ces règles n’est pas
étrange à ce modèle dammadji. Son cheikh l’a éduqué en se basant sur cette voie
abominable. Il a dit auparavant en toute méprise et facilité qu’il urinait –
qu’Allah vous honore - sur les règles jurisprudentielles d’Ach-Châfi`i ÑÖí
Çááå Úäå.
Certes, toute personne raisonnable sait que le
rejet de ces règles, tirées des preuves des textes religieux généraux et
justifiés, constitue un reniement des textes clairs, tels que les versets
suivants :
Allah ÊÚÇáì dit :
﴿æóÞóÏú ÝóÕøóáó
áóßõãú ãóÇ ÍóÑøóãó Úóáóíúßõãú ÅöáÇøó ãóÇ ÇÖúØõÑöÑúÊõãú Åöáóíúåö﴾ [ÇáÃäÚÇã:
119].
Le sens du verset :
﴾Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous
ne soyez contraints d’y recourir﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 119].
Il dit aussi :
﴿Ýóãóäö ÇÖúØõÑøó
ÛóíúÑó ÈóÇÛò æóáÇó ÚóÇÏò ÝóáÇó ÅöËúãó Úóáóíúåö﴾ [ÇáÈÞÑÉ: 173].
Le sens du verset :
﴾Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser
ni transgresser﴿ [Al-Baqara
(La Vache) : 173].
Et il dit :
﴿Ýóãóäö ÇÖúØõÑøó
Ýöí ãóÎúãóÕóÉò ÛóíúÑó ãõÊóÌóÇäöÝò áöÅöËúãò ÝóÅöäøó Çááåó ÛóÝõæÑñ ÑóÍöíãñ﴾
[ÇáãÇÆÏÉ: 3].
Le sens du verset :
﴾Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le
péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 3].
Donc, ces règles sont issues des textes de la
charia et des preuves jurisprudentielles. Alors, on ne doit pas les rejeter, eu
égard au principe et parce que cela fait parti du dogme, ni s’en prendre à
celui qui les met en application.
Sur ce, nous nous rendons compte de la raison
de l’incompréhension complète de ce modèle hadjouri et dammadji, dilettante de
science ; puisqu’il ne différencie pas entre le principe interdisant et
l’exception justifiant [l’interdit] à cause du besoin passager, comme l’a
démontré notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz Mohamed Ali Ferkous – qu’Allah le
protège – dans son article intitulé Fi Naf’y At-Ta`âroudh Bayna Al-Asl
Al-Mouharrim Saddane Li Adh-Dharî`a Wa Al-Istithnâ` Al-Moubîh Li Al-Maslaha
Ar-Râjiha (Réfutation de la contradiction entre le principe interdisant
obstruant la voie de l’interdit et l’exception le justifiant à cause de
l’intérêt prépondérant).
Cet insolent et prétentieux dit que puisque,
en principe, la mixité est interdite, elle ne peut être justifiée en cas de
nécessité, telle que la mixité qu’on trouve en faisant la circumambulation de la Ka`ba, la marche entre As-Safa et Al-Marwa et d’autres rites ; ainsi que la mixité dans
les hôpitaux, les moyens de transport…etc. Aussi, nous nous demandons comment
les êtres de Dammadj voyagent chez eux et se déplacent pour accomplir leurs
rites ? Ils ne nous ont pas dit également comment leurs prédicateurs et
leurs alliés parmi les prédicateurs de l’exagération et de l’abomination ont
voyagé vers l’Angleterre et vers d’autres pays ? Ils ont certes voyagé
dans la mixité et ont été « accueillis » par les hôtesses de l’air,
qui ont parlé avec eux et les ont servis, sachant que leurs voyages n’ont pas
été nécessaires… Arrêtons, donc, ces scènes de prétention du savoir et de piété
affectée et ostentatoire ! C’est Allah, seul, qui connaît celui qui est
pieux.
Le poète Sâlih Ibn `Abd Al-Qoudoûss dit :
Combien il est difficile d’apprendre [quoi que
ce soit] à un ignorant être
Qui croit – par ignorance - que sa
compréhension l’emporte sur la vôtre
Quand est-ce que l’édifice s’établit
Si tu le bâtis et autrui le détruit?
Quand est-ce qu’un malfaiteur cesse de faire
mal aux âmes
Si le regret de l’avoir commis n’émane pas de
lui-même
Parmi également les aspects de sa faible
compréhension, le fait qu’il ne fait pas la différence entre l’imitation des
savants et la citation de leurs paroles. En effet, la différence est grande entre
l’imitation d’un savant sans savoir les preuves auxquelles il recourt, et la rédaction
d’une fatwa en l’appuyant avec des preuves et des règles puis soutenir son avis
avec les paroles des gens de science, qu’ils soient anciens ou contemporains.
Mais son opiniâtreté l’a empêché de voir la vérité. Par conséquent,
l’impossible est devenu à ses yeux rationnel, comme le poète Abou Al-`Abbâs
An-Nâchi` a dit :
Si je suis confronté à un être ignorant et
injuste
Qui juge impossibles les choses rationnelles
et justes
Je ne lui accorderai de ma part que silence
En effet, le silence pourrait être une bonne
réponse
Quant à son explication – qu’Allah le guide -
du hadith suivant : « Lorsqu’un péché est commis sur terre… », il l’a faite à sa guise.
Les explicateurs de ce hadith n’admettent pas sa compréhension, comme il sera
mentionné plus tard.
Quant à la question de l’accomplissement des
prescriptions en général, il l’a traitée à tort et à travers. Et qu’Allah fasse
miséricorde à Al-Hâdi Ibn Ibrâhîm Al-Wazîr qui a dit : « Il incombe à
celui qui contredit la parole d’autrui de la comprendre – premièrement - de
connaître ses visées – deuxièmement – et de saisir parfaitement le sens de ses
propos et de ses expressions. Cependant, s’il réunit incompréhension de ses visées
et reproche à [son égard], à cause d’une lecture superficielle de sa parole, il
sera tel un être qui agit à l’aveuglette et inconsidérément. Et s’il lui
attribue une parole qu’il n’a pas émise et l’accuse d’une erreur qu’il n’a pas
commise, cela sera plus injuste, contrairement à la recommandation d’Allah ÊÚÇáì, qui dit :
﴿æóÅöÐóÇ ÞõáúÊõãú
ÝóÇÚúÏöáõæÇ﴾ [ÇáÃäÚÇã: 152].
Le sens du verset :
﴾Et quand vous parlez, soyez équitables﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 152].
Allah ÊÚÇáì dit aussi :
﴿Þõáú ÃóãóÑó ÑóÈøöí
ÈöÇáúÞöÓúØö﴾ [ÇáÃÚÑÇÝ: 29].
Le sens du verset :
﴾Dis: «Mon Seigneur a commandé l’équité»﴿
[Al-A`râf : 29]. »
Cela dit, nous exposons aux lecteurs justes
les confusions qui se passent dans l’esprit de l’insolent et du prétentieux,
Sa`îd Ibn Da`âss, comme suit :
Premièrement : le cheikh Ferkous – qu’Allah le protège – ne juge pas permise la mixité
qui conduit à la fornication et à l’interdit. Il dit, comme dans l’épître qu’il
a rédigée,
après avoir mentionné les cas de mixité, que le cas de mixité en question
« est en principe interdit et prohibé. » Et c’est ici
que survient l’erreur qui consistait à dire que le Cheikh juge permise la
mixité dans ce cas, et non pas comme Sa`îd Ibn Da`âss le prétentieux voulait le
faire croire, que les propos du Cheikh – qu’Allah le protège – au sujet des
personnes à qui il a répliqué dans son épître sont portés sur la permission
absolue de la mixité, même celle qui conduit à l’adultère, car il est
unanimement admis que cette dernière n’intervient pas dans ce contexte.
Sur ce, on dit : il incombe de faire la
différence entre le principe interdisant et l’exception justifiant
[l’interdit] à cause du besoin passager. En effet, la mixité est interdite et
prohibée s’il n’y a pas de nécessité ou de besoin que l’on pourrait
considérer comme une nécessité. En cas de nécessité majeure ou de besoin
imposant, on renonce à ce principe, à l’instar de tous les jugements de la
charia. Et parmi les règles établies en Islam, ce qui suit : « La
difficulté apporte l’aisance » et : « La gêne doit être
écartée », et ce, conformément au verset où Allah ÊÚÇáì dit :
﴿æóãóÇ ÌóÚóáó
Úóáóíúßõãú Ýöí ÇáÏøöíäö ãöäú ÍóÑóÌò﴾ [ÇáÍÌ: 78].
Traduction du sens du verset :
﴾et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion﴿ [Al-Hadj (Le Pèlerinage) : 78].
Al-Djouwayni – qu’Allah lui fasse miséricorde
– a dit : « Le besoin en ce qui concerne tous les gens pourrait être
considéré comme une nécessité en ce qui concerne l’individu en contrainte. » Chaykh Al-Islâm Ibn
Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Il est des
choses qui sont permises en cas de besoin, alors qu’elles ne le sont pas en d’autres
cas : comme il est permis de vendre des palmiers plantés contre des
dattes. »
Il a dit aussi : « La charia tout entière est fondée sur le fait que
si le mal impliquant l’interdiction est contredit par un besoin prépondérant,
l’interdit est justifié. »
Il est établi aussi dans une règle : « Ce qui est interdit en
lui-même pourrait être autorisé en cas de nécessité, et ce qui est
interdit en raison de ce qu’il entraîne pourrait être autorisé en cas de besoin. »
Ainsi, il devient clair – selon ce qui est
établi ci-dessus pour démontrer ce principe sur lequel la charia est
fondée, comme Ibn Taymiyya l’avait dit – que les gens doués de raison et dotés
de bonne compréhension en religion d’Allah ne pourraient comprendre que celui
qui autorise une chose interdite en cas de besoin ou de nécessité essaye de faire
dire aux textes ce qu’ils ne signifient pas, devient un prédicateur de
tentation ou contredit les textes à sa guise. Cela ne se dit que par une
personne dont la bonne raison est ôtée, frappé d’idiotie.
Deuxièmement : cet insolent et prétentieux considère la citation du cheikh Ferkous –
qu’Allah le protège – de certaines fatwas des gens de science qui partagent
l’avis qu’il a établi dans son épître, à savoir la permission de travailler et
d’étudier dans les lieux de mixité en cas de besoin et de nécessité, comme
étant une imitation blâmable qui est due au fanatisme et à la passion, malgré
que le Cheikh – qu’Allah le protège – n’a pas cité les fatwas en question à
titre d’imitation comme il l’a dit au début de son épître et comme Sa`îd Ibn
Da`âss le prétentieux l’a aussi rapporté. Plutôt, le Cheikh les a citées pour
consolider son avis, ce qui veut dire qu’il n’a pas apporté une opinion qui
contredit celle des gens de vérité et de science, qui sont les prédicateurs de la Sounna et ses hommes.
En effet, les gens de science entre eux, que
ce soit dans le passé ou dans le présent, ne cessent de recourir et de citer
les paroles des uns les autres pour appuyer leurs opinions, car quand un
chercheur arrive à une conclusion et se rend compte que les autres y sont déjà
arrivés, il se rassure et se confie à son opinion. Pour cela, les savants
ont mis en garde contre la parole au sujet de laquelle la personne n’a pas de
prédécesseur, et aucun des savants n’a dit que celui qui cite les paroles des
savants pour appuyer son opinion est une sorte d’imitation, excepté Da`âss, l’auteur
qui persiste dans la fausseté, qui invente ainsi une parole au sujet de
laquelle il n’a pas de prédécesseur. On disait : « N’accorde pas la
science à celui qui ne la mérite pas, de peur que tu deviennes ignorant, et n’en
prive pas celui qui la mérite, de peur que tu encoures du péché. »
L’affaire de ces gens-là est très étonnante,
car quand le Cheikh – qu’Allah le protège – ou un autre cite des preuves et des
arguments qu’ils ne peuvent pas réfuter, ils le contredisent en disant :
« Il n’a pas de prédécesseurs parmi Ahl As-Sounna (les Gens de la Sounna) [en cette question], et sa fatwa n’est qu’une suite [de l’avis] des gens déviants, de
ceux qui prennent parti et des frères musulmans. » Et quand le Cheikh leur
réplique en citant une liste des paroles de savants honorables qui partagent
son avis, ils crient mensongèrement : « C’est un
imitateur !! » Donc, quels amalgame, fanatisme et insolence dans
lesquels ces gens sont tombés ! Cela est sans doute parmi les signes de
l’idiotie que tout être doué de raison doit vérifier en la personne qu’il ne
connaît pas
En outre, notre Cheikh, depuis bien longtemps,
et à travers les cours, les cercles de savoir, les fatwas et les réponses qu’il
donne, nous accoutume à désapprouver, à s’éloigner et à mettre en garde contre
l’imitation blâmable. Ses ouvrages et cassettes sont la meilleure preuve pour
ceux qui ne s’aveuglent pas et ne sont pas couverts par le voile de la voie de
discrimination. Qu’Allah fasse miséricorde au poète qui dit :
L’œil pourrait renier la lumière du soleil à
cause d’une ophtalmie
Et la bouche pourrait ne pas sentir le goût de
l’eau à cause d’une maladie
Nous ajoutons dans ce contexte la parole du
cheikh Al-`Outhaymîne – qu’Allah lui fasse miséricorde – pour appuyer les
propos susmentionnés. On lui posa la question suivante : « Honorable
cheikh, nous sommes des étudiants dans un institut médical. Dans nos études
pratiques, nous travaillons dans les hôpitaux. Cela nous contraint à rester
avec des infirmières pour bénéficier de leur expérience en science infirmière,
en parlant avec elle et en les interrogeant. Aussi, elles peuvent être non
musulmanes. Parfois, il se peut qu’on se retrouve seul à seule avec l’une d’elles.
Que pensez-vous de cela ?
La réponse était comme suit : « Je
pense que si la nécessité requiert cela, et que vous êtes contraints à le
faire, vous devez alors les éviter autant que vous le puissiez. Ne vous adonnez
pas à la discussion avec elles, sauf en cas de nécessité, et évitez de les
regarder autant que possible. Du reste, nous demandons à Allah de faire venir
le jour où les hommes étudieront seuls et les femmes étudieront seules. Quant
au fait de se retrouver seul à seule avec une femme, il n’est absolument pas
permis…mais comment se fait-il qu’un homme soit seul à seule avec une femme
puisqu’il y a un malade parmi eux ?! Sauf si le malade est
inconscient… »
Le cheikh Al-`Outhaymîne – qu’Allah lui fasse
miséricorde – a dit au sujet de celui qui travaille dans la mixité ce qui
suit : « On peut détailler la question comme suit : si la
nécessité requiert cela, de sorte qu’il n’y ait pas d’universités et d’écoles non-mixtes,
on pourrait dire que cela est une nécessité ; dans ce cas, l’étudiant doit
éviter de s’asseoir avec une femme, de discuter avec elle ou de la regarder de
manière répétitive, c'est-à-dire il doit s’éloigner autant que possible d’elle.
Cependant, s’il peut étudier dans d’autres écoles qui ne sont pas mixtes, ou la
mixité qui y règne est moindre, de manière à ce que les femmes soient d’un côté
et les hommes d’un autre côté, même s’il s’agit d’un seul cours, [dans ce cas
qu’il le fasse et] qu’il évite la mixité autant qu’il le puisse. »
Également, on posa la question suivante
au cheikh `Abd Al-Mouhsine Al-`Abbâd – qu’Allah le protège : « Quels
conseils donneriez-vous à ceux qui font des études mondaines dans les écoles et
les universités mixtes ? »
Il répondit comme suit : « Il n’est
pas permis à une personne de faire ses études dans des écoles mixtes, à moins
qu’elle y soit contrainte. [Si elle est y contrainte], qu’elle se mette à
l’écart des femmes, car l’homme peut s’en éloigner. »
Le cheikh An-Nadjmi – qu’Allah lui fasse
miséricorde – est questionné comme suit : « Il y a chez nous en
Algérie des instituts qui enseignent les sciences islamiques. Les études se
font comme suit : les étudiants s’assoient au devant et les étudiantes
derrière. Ce sont des hommes et des femmes qui nous enseignent. Nous, les
femmes droites, quand des hommes nous enseignent, nous portons nos voiles et
nous nous cachons les faces. Nous nous assoyons derrière et nous ne nous
assistons qu’aux cours obligatoires. Cela afin d’obtenir des attestations qui
nous permettent d’enseigner les femmes sous autorisations des autorités. On ne
donne ces dernières qu’aux ayant des attestations de ces instituts. Sans ces
attestations, les gens des innovations nous empêchent d’enseigner dans les
mosquées. Quels conseils nous donneriez-vous ?
Il répondit comme suit : « Je dis :
si les choses chez vous sont comme tu les décris, il est permis de faire les
études : à condition que vous portiez vos voiles, vous vous assoyiez
derrière, vous cachiez vos faces et vous baissiez vos regards s’il s’agit d’un
enseignant. C’est ce que vous devez faire, et si vous le faites, je pense que
vous aurez du bien pour cette intention, qui consiste à enseigner les autres
femmes.
On lui dit aussi que la femme qui avait posé
la question a dit : « Sachant que nous avons posé cette question à
cheikh Zayd
hier, et il nous a autorisé à poursuivre les études sous conditions
religieuses, à savoir nous cacher le visage, nous éloigner des hommes et sortir
directement après la fin du cours. Le cheikh Zayd m’a dit [d’agir ainsi]
jusqu’à ce qu’Allah facilite les choses. »
Le cheikh An-Nadjmi a approuvé cela en
disant : « C’est exact. »
On posa la question suivante au cheikh
Al-Louhaydâne - qu’Allah le protège : « La mixité est très répandue
dans les lieux d’étude, est-il permis de faire ses études ou enseigner dans ces
lieux ? »
Il répondit comme suit : « Sans doute,
l’homme doit s’appliquer autant qu’il le puisse à éviter les causes du danger
et à désapprouver les causes de la corruption. Par ailleurs, les gens ont
besoin d’apprendre, et s’il n’est pas possible qu’une personne apprenne que
dans un milieu mixte, [dans ce cas] Allah ÊÚÇáì dit :
﴿Þõáú áöáúãõÄúãöäöíäó
íóÛõÖøõæÇ ãöäú ÃóÈúÕóÇÑöåöãú æóíóÍúÝóÙõæÇ ÝõÑõæÌóåõãú Ðóáößó ÃóÒúßóì áóåõãú﴾
[ÇáäæÑ: 30].
Le sens du verset :
﴾Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté.
C’est plus pur pour eux﴿ [An-Noûr (La Lumière) : 30].
Il dit aussi :
﴿æóÞõáú áöáúãõÄúãöäóÇÊö
íóÛúÖõÖúäó ãöäú ÃóÈúÕóÇÑöåöäøó æóíóÍúÝóÙúäó ÝõÑõæÌóåõäøó﴾ [ÇáäæÑ: 31].
Le sens du verset :
﴾Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté﴿ [An-Noûr (La Lumière) : 31].
Donc, les hommes et les femmes se
rencontreront inévitablement. Ils se rencontrent forcément dans la circumambulation
de la Ka`ba, il ne peuvent se débarrasser de la mixité. Ce qu’il leur incombe
de faire est d’éviter la mixité autant qu’ils le puissent. En effet, l’enseignement
[étatique] est devenu indispensable. On ne trouve [quasiment] de fonction, et
on acquiert un apprentissage que dans un milieu mixte. Aussi, la personne
pourrait ne pas avoir de quoi payer celui qui lui fait des cours. Elle doit
craindre Allah en évitant la mixité autant qu’elle le puisse, et doit être
sincère en cela. Certes, Allah aide ceux qui sollicitent Son aide. »
Ainsi, et comme le poète le dit :
Ceux-là sont mes parents, amène-moi de
pareilles gens
Si nous nous réunissons – ô Djarîr – un jour
publiquement
Ainsi, Da`âss, qui persiste dans la fausseté,
qui a osé porté atteinte à notre cheikh, oserait-il et ses semblables, qui
suivent une voie fragile, à décrire les cheikhs que nous avons susmentionnés de
prédicateurs de la mixité et qu’ils persistent dans la fausseté ?! Sachant
que leurs paroles en ce qui concerne la question en débat convergent avec la parole
que notre Cheikh – qu’Allah le protège - a adoptée.
Pourquoi Da`âss, qui persiste dans la
fausseté, n’a-t-il pas écrit une épître dans laquelle il réplique aux cheikhs
susmentionnés et les décrit comme il a décrit notre Cheikh – qu’Allah le
protège, vu qu’il y a bien une raison pour le faire ; car les cheikhs du
Hidjâz et de Nadjd, tels que les cheikhs Ibn Bâz, Ibn `Outhaymîne et An-Nadjmi
– qu’Allah leur fasse miséricorde - et les cheikhs Al-`Abbâd, Zayd – qu’Allah
les protège…etc. sont plus connus que notre Cheikh, et leurs fatwas sont
adoptées par un nombre très important de musulmans, qui dépasse le nombre de
ceux qui adoptent les fatwas de notre Cheikh – qu’Allah le protège ; ou
bien ces cheikhs – selon Da`âss et ses confrères – sont particulièrement intouchables,
en dehors de tous les savants, de sorte que porter atteinte à eux vaudra à Da`âss
et à ses confrères des coups fatals ?!
Et si nous admettons – hypothétiquement – que
les paroles des cheikhs susmentionnées et autres sont fausses et erronées, qui est
alors plus digne de critiques : celui dont la renommée est plus grande ou
celui qui a rédigé une réponse à ces concitoyens et à ceux qui sont dans la
même situation ? Toute personne juste connaîtra la réponse !
Sur ce, le fait de focaliser sur le cheikh
Mohamed Ali Ferkous – qu’Allah le protège - dans les répliques, en le dénigrant,
en le diffamant et en l’accusant faussement, en dehors des autres qui partagent
la même opinion que lui, a deux explications dont l’une est pire que
l’autre :
La première :
la diffamation vise le cheikh – qu’Allah le protège – personnellement, par
jalousie et par rancune ; les questions en débat n’interviennent point alors.
Notre Cheikh – qu’Allah le protège – a-t-il tort s’il s’est appliqué à fournir
des efforts et est parvenu à la même conclusion à laquelle les gens de science
et de piété sont parvenus ?! Ceux qui sont jaloux de lui meurent-ils de
regret et de tristesse à cause de la faveur qu’Allah lui a accordée ?!
Un poète a bien raison quand il a dit :
L’ambre gris ne doit pas être gêné si
l’éboueur
Et le scarabée meurent en sentant son odeur
La deuxième : les gens diffamateurs sont des personnes qui agissent à leur guise et
n’ont pas de balance valable dans leurs répliques. Ils laissent le plus
dangereux – selon leurs règles – par crainte de perdre leurs statuts de
prédicateurs et s’en prennent à autrui sous prétexte de jalousie pour le
Manhadj (la voie). Cela suffit seul à réduire à rien tout ce qu’ils ont écrit
injustement et par transgression.
Quant à l’illusion que Da`âss, qui persiste
dans la fausseté, a eu en accusant notre Cheikh injustement, en disant que les
paroles de ces savants contredisent d’autres paroles d’autres savants qui sont
plus nombreux et plus connaisseurs – selon ses paroles – elle n’est pas vraie,
car tous les savants et sommités s’accordent pour dire que la mixité est
normalement interdite et la justifient en cas de nécessité, conformément aux
textes et aux règles susmentionnés.
En outre, la fatwa d’Al-Ladjna Ad-Dâ'ima
(le Comité Permanent) – qu’Allah protège les vivants parmi eux et fasse miséricorde
aux morts – et ce que dit notre Cheikh – qu’Allah le protège – dans son épître La
mixité et ses différents cas ne se contredisent pas, car la fatwa du Comité
Permanent est portée sur le principe, qui est l’état normal dont l’interdiction
fait l’unanimité, alors que ce que notre Cheikh – qu’Allah le protège – dit est
porté sur l’exception due au besoin et à la nécessité, deux cas qui sont
différents du principe. Ce qui prouve que cette conciliation est valide est que
le Comité Permanent a émis cette fatwa alors que le cheikh Ibn Bâz – qu’Allah
lui fasse miséricorde – était son président ; ce dernier a donné une fatwa
aux fonctionnaires du secteur médical, en l’occurrence le fait que la femme
prodigue des soins dentaires aux hommes ; la fatwa était comme suit :
« Il doit y avoir des médecins femmes propres aux femmes et des médecins hommes
propres aux hommes, sauf en cas d’extrême nécessité où l’homme serait atteint
d’une maladie que seule la femme peut traiter. Dans ce cas, il lui est permis
de le traiter, car Allah ÊÚÇáì dit :
﴿æóÞóÏú ÝóÕøóáó
áóßõãú ãóÇ ÍóÑøóãó Úóáóíúßõãú ÅöáÇøó ãóÇ ÇÖúØõÑöÑúÊõãú Åöáóíúåö﴾ [ÇáÃäÚÇã:
119].
Le sens du verset :
﴾Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous
ne soyez contraints d’y recourir﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 119] »
Également, le cheikh Al-Fawzâne –
qu’Allah le protège – a dit que la nécessité fait exception, tel que notre
Cheikh l’a cité dans son épître La mixité et ses différents cas Cela d’une part, d’autre
part, la fatwa du Comité Permanent concerne les pays qui ne sont pas touchés
par la mixité dépravatrice ; alors que la fatwa de notre Cheikh – qu’Allah
le protège – est portée sur les pays qui sont touchés par cette tentation, où
ni les lieux de travail ni les lieux d’études ne sont exempts de la mixité
dépravatrice. Aussi, son recours au Comité Permanent ne fait-il pas parti de l’imitation
blâmable prétendue dont il a accusé auparavant notre Cheikh – qu’Allah
le protège ? En fait, tel est pris qui croyait prendre. L’imam
Ach-Châfi`i – qu’Allah lui fasse miséricorde - a bien raison quand il a
dit :
Détourne-toi de l’être ignorant et stupide
Tout ce qu’il te reproche s’incarne en lui
Par conséquent, soit l’auteur du Tamâdi…ne
fait pas la différence entre le jugement porté sur l’état normal et les autres
cas ; alors comment écrit-il en critiquant ce qu’il ne comprend et ne
saisit pas ? Ce qui est grave ! Soit, il comprend ce qu’il fait, mais il
s’aveugle et s’obstine à attribuer la fausseté à celui qui ne la mérite pas, et
ce, afin de le critiquer et de le faire tomber ; ce qui est plus grave. Dans
ce cas, nous ne pouvons que demander à Allah, le Très Haut et Tout Puissant, de
nous prémunir contre leur mal, de nous faire éviter leur transgression et
calomnie.
Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Al-Qayyim qui
a dit : « Si tu trouves un seul homme parmi les gens de science qui cherche
la preuve, s’y conforme et suit la vérité où elle soit et avec qui elle soit, l’aliénation
disparaît et la familiarité prend place ; s’il est en désaccord avec toi, il
te contredit, mais il t’excuse. Par contre, l’être ignorant et injuste te contredit
et t’excommunie ou te considère comme un hérétique sans raison valable,
seulement parce que tu te détournes de sa mauvaise méthode et sa conduite
blâmable. Donc, ne te laisse pas tromper par la multitude de ce genre de
personnes. Des milliers d’entre eux ne valent une seule personne parmi les gens
de science, alors qu’une seule personne parmi les gens de science équivaut à un
nombre aussi important que le contenu de la terre de ces gens. »
Troisièmement : certes, parmi les choses les plus étonnantes que le lecteur constaterait
au sujet des écrits de cet insolent et prétentieux le fait qu’il a altéré le
sens du hadith suivant : « Lorsqu’un péché est commis sur terre,
celui qui y assiste et le déteste - dans une autre version, il dit : et
le réprouve - est comme celui qui en est éloigné. Et celui qui en est
éloigné et l’approuve est comme celui qui y assiste. », et ce, en
disant : « (Premièrement), ce hadith indique que celui qui déteste
le péché et le réprouve avec son cœur, et ne le commet pas, est comme celui qui
n’y assiste pas. Ainsi, l’étudiant, l’enseignant ou le fonctionnaire dans un
lieu de mixité est en faute. Il est de son devoir de renoncer à ce péché, en
l’occurrence quitter et s’éloigner des lieux de mixité. Où sont donc la
compréhension de Ferkous et les règles de déduction authentiques qu’il allègue
et ne cesse de crier. »
Cela révèle une ignorance patente de la part
du prétentieux, qui a donné à ce hadith un sens dont tout le monde reconnaît la
fausseté. Il s’agit là d’une signification donnée à sa guise et loin des sens
que les explicateurs de hadiths lui ont accordés ; car si nous admettions
– hypothétiquement – sa compréhension, nous aurions renié la signification du
hadith tout entier ; car assister au péché implique le fait de le
commettre seulement si on ne le réprouve pas, ne serait-ce par le degré minimum
de la foi comme il est cité dans le hadith connu.
Ce hadith signifie plutôt que celui qui
assiste ou voit une action blâmable et la réprouve est tel que celui qui ne
voit rien, car il n’encourt pas de péché pour sa réprobation, alors que celui
qui n’assiste pas au péché n’encourt pas de péché, car il ne voit rien – comme
l’a cité le cheikh `Abd Al-Mouhsine Al-`Abbâd qu’Allah le protège -. Ce sens
pourrait être démontré par le contenu de la deuxième phrase du même hadith
exprimant le contraire : « Et celui qui en est éloigné et l’approuve
est comme celui qui y assiste. » Cette partie démontre que la personne
qui approuve le péché sans y assister est pareille à la personne qui y assiste
et l’approuve. Et si l’approbation est une chose que l’on fait par le cœur, la
désapprobation se fait également par le cœur. Ainsi, le conditionnement
mentionné [dans la citation] devient nul et la tare de son auteur s’établit
clairement.
Ce qui prouve ce que nous avons cité est la
précieuse parole d’Al-Hâfidh Ibn Radjab, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui a
dit : « Celui qui assiste à un péché et le désapprouve dans son cœur
est tel que celui qui n’y assiste pas s’il est incapable de le désapprouver
verbalement et en acte. Cependant, celui qui n’y assiste pas et l’approuve est
tel que celui qui y assiste et est capable de le désapprouver et ne le fait
pas. La raison en est que l’approbation des péchés compte parmi les interdits
les plus abominables à cause de laquelle la désapprobation du péché dans le
cœur ne se fait pas. Cette dernière est considérée comme un devoir permanent que
tout musulman doit accomplir en tout cas. » C’est ce qu’As-Safârîni a
dit aussi
comme le démontre clairement le hadith rapporté par l’intermédiaire d’Oum
Salama ÑÖí Çááå ÚäåÇ que le Messager Õáøóì
Çááå Úáíå æÓáøóã
dit : « Il y aura des gouvernants qui
feront de bonnes et de mauvaises actions. Celui qui reconnaît leurs mauvaises actions
et les désapprouve sera sauvé et n’encourra pas de péché, alors que celui qui les
approuve et les suit en encourra. » [Les Compagnons]
dirent : « Ne les combattrons-nous pas ? » Il
répondit : « Non, tant qu'ils accomplissent la prière. » Dans une autre
version, on rapporta : « Celui qui déteste et désapprouve leurs
mauvaises actions sera sauvé et n’encourra pas de péché. » Cela concerne bien
sûr celui qui ne peut pas désapprouver le blâmable en acte et en parole. Dans
ce cas, il doit le détester et le renier dans son cœur. An-Nawawi – qu’Allah
lui fasse miséricorde – a dit : « Cela (le hadith en question) est
une preuve que celui qui ne peut pas mettre fin à une action blâmable n’encourra
pas de péché parce qu’il se tait ; il n’encourra de péché que s’il
l’approuve, ou ne le déteste pas ou s’y adonne. »
Quant à la parole suivante dans laquelle il
dénigre notre Cheikh – qu’Allah le protège – en disant : « Où sont donc
la compréhension de Ferkous et les règles de déduction authentiques qu’il
allègue et ne cesse de crier », elle révèle une âme et un fond
rancuniers dépréciant le Cheikh et remettant en cause la véracité et la
fiabilité des règles des fondements de la jurisprudence et des règles
jurisprudentielles que le Cheikh rapporte. Ce dénigrement renforce davantage
notre certitude quant à la véracité de la sagacité de notre Cheikh – qu’Allah
le protège – qui a dit : « Ce comportement reflète, certes, les vils
caractères de leurs personnes et montre qu’ils sont au-dessous du niveau
requis. »
Ce dénigrement et autres – qui sont légion – démontrent
la sensibilité que ses gens ont envers l’une des sciences qui comptent parmi les
sources de fierté auprès des musulmans, à savoir « la science des fondements de
la jurisprudence ». Quand la compréhension des fondements de cette science
et sa mise en application leur ont été difficiles, ils se mettaient à la
sous-évaluer et à mobiliser leurs agents agressifs pour mettre en garde contre
elle. Parfois ils prétendent donner des conseils qui consistent à ne pas trop user
de cette science, et parfois ils dénigrent ceux qui la maîtrisent et disent
qu’ils réfutent les textes clairs moyennant les règles qui sont sujettes à
divergence. Nous demandons l’assistance d’Allah !
Certes, les savants reprochent à celui qui ne
maîtrise pas la science des fondements de la jurisprudence et considère cela comme
étant un défaut de sa part. Abou Yoûssouf – qu’Allah lui fasse miséricorde – a
blâmé son opposant de ne pas maîtriser les fondements de la jurisprudence. Aussi, Chaykh Al-Islâm Ibn
Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Certes, il tombe
dans l’erreur celui qui ne maîtrise pas les significations des termes de la
langue, ne distingue pas entre les types des fondements de la jurisprudence transmis
oralement et ne s’entraîne pas aux paroles afférant aux jugements de la charia quant
aux personnes religieusement responsables. »
Ainsi, il convient au Cheikh de dire ce qu’un
poète a dit :
Je suis étonné par cette époque et ceux qui la
vivent
Où nulle personne n’échappe aux reproches des
gens
Mon époque m’a retardé et a avancé autrui
Alors que je suis connaisseur et ils sont
d’ignorantes gens
Quatrièmement : quant à la réplique à ses propos au sujet de la règle que le Cheikh a
mentionnée en disant : « Le méfait de la tentation est, d’autre part,
submergé dans le bienfait de l’adoration ; car l’accomplissement des
prescriptions est plus important que le délaissement des interdictions »,
elle est comme suit : nous avons appris de notre cheikh Abou `Abd
Al-Mou`iz Mohamed `Ali Ferkous que les règles fermes en ce qui concerne les
bienfaits et les méfaits sont au nombre de quatre, comme les avait démontrées
Al-`Iz Ibn `Abd As-Salâm As-Soulami dans son œuvre intitulée Qawâ`id
Al-Ahkâm Fi Massâlih Al-Anâm, comme suit :
-
Si deux méfaits se contredisent, on
tient compte du méfait le plus nuisible en commettant le méfait le moindre, car
le fait de commettre l’interdit n’est permis qu’en cas de nécessité, et il n’y
a pas de permission au-delà du degré de nécessité.
-
Si deux bienfaits se contredisent, on
tient compte du bienfait majeur.
-
Si un bienfait et un méfait se
contredisent, repousser le méfait alors prime sur l’obtention du bienfait en
général.
-
Si un bienfait et un méfait se
contredisent, et le méfait est submergé dans le bienfait, ce dernier prime sur
le méfait puisqu’il est prépondérant, car ce qui est prépondérant prime sur ce
qui est rare.
Cela concerne le cas de contradiction entre les
méfaits et les bienfaits de sorte qu’ils soient indissociables. Al-`Iz Ibn `Abd
As-Salâm As-Soulami – qu’Allah lui fasse miséricorde – a démontré cela comme
suit : « Si les bienfaits et les méfaits se réunissent, et que l’on
peut repousser les méfaits et obtenir les bienfaits, on doit agir ainsi. Et
s’il n’est pas possible de les concilier : [dans ce cas], si les
bienfaits sont prépondérants, nous les réalisons sans égard pour les méfaits
commis ; et si les méfaits sont prépondérants, nous les repoussons sans
égard pour les bienfaits manqués. »
Cela dit, les règles traitant du côté de la
prépondérance de l’interdiction et le repoussement de son méfait auront lieu
d’être mentionnées seulement s’il y a contradiction entre une preuve qui
implique l’interdiction et une autre preuve qui implique la permission ; dans
ce cas, on donne la prépondérance à celle qui implique l’interdiction – selon
la plus valable des paroles des savants -, et ce, en guise de prépondérance donnée
à l’interdiction et au repoussement du méfait ; car la charia tient compte
plus du délaissement des interdictions que de l’accomplissement des choses
permises, ce qui est une prépondérance donnée à l’illicite par rapport au
licite. Dans ce contexte, nous citons le voyage de la femme pour accomplir le
hadj. La présence du Mahram
est-elle une condition pour son voyage ?
Les savants divergent [sur cette question] :
certains exigent le Mahram. Cela est l’opinion d’Abou Hanîfa et d’Ahmad.
D’autres ne l’exigent pas, mais ils exigent plutôt qu’elle soit en sécurité.
Cela est l’opinion de Mâlik, Ach-Châfi`i et l’une des deux opinions d’Ahmad. On
rapporta [aussi] que cette dernière opinion est celle de `Â'icha, Ibn
`Omar, Ibn Az-Zoubayr, Ibn Sîrîne, Al-Awzâ`i, Dâwoûd Adh-Dhâhiri et autres. Et si
on adopte la dernière opinion – et en dépit de l’avis prépondérant – elle ne
constitue pas un argument et on n’y trouve pas une signification à laquelle on
peut s’attacher. Bien au contraire, on cite parmi leurs arguments le fait
qu’ils considèrent le voyage de la femme dans ce cas comme obligatoire, et que
le Mahram n’est pas requis. Cela est pareil au cas où la femme musulmane
s’enfuirait des mains des mécréants, ou son voyage pour assister aux assemblées
d’arbitrage de peur de voir ses droits ratés ou si elle est exilée ou expulsée
du lieu où elle aurait commis la fornication.
Quant à l’opinion de ceux qui exigent le Mahram,
ils considèrent que cela entre dans la capacité, et il n’est pas requis à la
femme de faire le hadj si la condition de ce dernier n’est pas réunie. Donc, il
n’y a pas de contradiction entre la prescription de faire le hadj et l’interdiction
de voyager sans Mahram. Et si nous admettons – hypothétiquement – la
présence de cette contradiction, elle serait une contradiction entre
l’interdiction et ce qui est requis. On donne alors la prépondérance à
l’interdiction par rapport à ce qui est requis, comme il est cité
dans les règles établies dans ce contexte, [Par exemple] : « Si l’interdiction
et ce qui est requis se contredisent, on donne la prépondérance à
l’interdiction, à moins que ce qui est requis ne soit majeur. »
Notre question concerne le cas où l’obligation
serait en contradiction avec une interdiction. On tiendrait compte alors du
bienfait de l’obligation, par exemple : il est interdit à la femme de se
cacher le visage en Ihram,
alors qu’elle ne peut faire cela sans dévoiler une partie de sa tête, et le
fait de se cacher la tête est obligatoire en faisant la prière. Donc, quand
elle fait la prière elle doit tenir compte du bienfait de l’obligation. Aussi,
l’émigration de la femme des pays mécréants est obligatoire, même si son voyage
seule sans Mahram est interdit.
Également, la personne contrainte à manger de la bête morte doit en
manger même si elle est interdite…etc.
Ainsi, et comme la personne juste pourrait le
constater, cet homme a confondu autour et alentour.
D’autre part, Da`ass, le pseudo jurisconsulte,
oblige-t-il la femme à accomplir son premier pèlerinage si les conditions permettant
son accomplissement se réunissent, y compris le Mahram ? Ou va-il
exiger comme condition supplémentaire l’absence de la mixité dans la voie menant
au hadj, que ce soit dans les salles d’attente, dans l’avion, dans la chaîne
quand on vérifie le passeport, dans le bus ou quand on accomplit les rites du
hadj, ou cela constitue une nécessité ou un besoin pressant ?! Les
héros d’Al-Hadjouri dammadji vont-ils renoncer à considérer que la mixité
est absolument interdite ou ils vont considérer la nécessité comme une excuse la
justifiant ? Veuillez nous en informer en toute vérité et honnêteté !
Cela est donc la réplique de l’Administration
à l’injustice du dilettante de science. Elle fait face à sa transgression avec
une transgression équivalente conformément au verset où Allah ÊÚÇáì dit :
﴿æóÌóÒóÇÁõ
ÓóíøöÆóÉò ÓóíøöÆóÉñ ãöËúáõåóÇ﴾ [ÇáÔæÑì: 40].
Le sens du verset :
﴾La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine]
identique﴿ [Ach-Choûra (La Consultation) : 40], et :
﴿Ýóãóäö
ÇÚúÊóÏóì Úóáóíúßõãú ÝóÇÚúÊóÏõæÇú Úóáóíúåö ÈöãöËúáö ãóÇ ÇÚúÊóÏóì Úóáóíúßõãú﴾
[ÇáÈÞÑÉ : 194].
Traduction du sens du verset :
﴾Donc, quiconque transgresse contre vous, transgresses contre lui, à
transgression égale﴿ [Al-Baqara (La Vache) : 194].
Certes, la rétribution de celui qui fait
injustice à celui qui le dépasse en statut et en perfection est que la parole
suivante s’applique à lui : c’est sur l’injuste que fondront finalement
les malheurs.
[Un poète a dit] :
Chaqîq vint pour exhiber sa lance
Ceux chez qui tu vins ont des lances
En effet, ces gens appartenant à la bande
hadjourie et dammadjie prétentieuse du savoir n’ont pas examiné le savoir de
manière approfondie, ne l’ont pas étudié graduellement et n’ont acquis de l’art
de la science que des dissimulations par lesquelles ils trompent le commun des
gens. Aussi, ils ne se sont pas parés des bonnes moralités et des caractères vertueux.
Ils ont été atteints plutôt dans le fond de leurs moralités et de leur
conduite.
[On disait] :
Si les gens sont atteints dans leurs moralités
Fais-leur donc des obsèques et des
lamentations
Qu’Allah fasse miséricorde à Al-Imâm
Ach-Chawkâni qui a mentionné l’une des précieuses paroles de `Ali Ibn Qâssim
Hanche dont il a cité la biographie ; ce dernier a démontré que l’origine
des troubles sont les jeunes gens en religion. Ach-Chawkâni - qu’Allah lui
fasse miséricorde - a dit : « Parmi les précieuses paroles que j’ai
entendues auprès de lui, ce qui suit : « les gens sont au nombre de
trois catégories :
La catégorie supérieure : les grands savants, qui connaissent la vérité et la fausseté. S’ils
divergent, il n’émane pas de troubles de leur divergence, car les uns
connaissent ce que les autres détiennent.
La catégorie inférieure : le commun des gens, qui sont sur la nature saine et n’ont pas de
l’aversion pour la vérité. Ils suivent celui qu’ils imitent ; s’il a raison,
ils auront raison aussi, et s’il a tort ils auront tort également.
La catégorie moyenne : elle est à l’origine du mal. Les jeunes gens en religion sont les
fauteurs de trouble. Ils n’examinent pas le savoir de manière approfondie au
point d’atteindre la catégorie majeure, et ne le délaissent pas au point de
faire parti de la catégorie inférieure. Quand ils constatent que quelqu’un de
la catégorie supérieure dit ce qu’ils ne connaissent pas parmi ce qui contredit
leurs opinions [fausses] dues à leur déficience, il s’en prennent à lui, lui
attribuent toutes les paroles abominables, altèrent la nature saine de la
catégorie inférieure en suscitant leur aversion pour la vérité avec des dissimilations
vaines. Les troubles en religion battront alors leur plein. »
Notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz Mohamed `Ali
Ferkous – qu’Allah le protège – a été questionné dans l’un des cercles du
savoir qu’il tient après la prière de l’aube au sujet du modèle hadjouri et
dammadji actuel que l’on veut imposer comme un modèle éducatif de la voie
salafie, notamment parce que les jeunes étudiants chez nous en Algérie se sont
trompés à leur sujet, puisqu’ils apprennent le Coran, les textes des ouvrages
et les poèmes et étudient plusieurs ouvrages et épîtres en un temps court,
à savoir une semaine ou quinze jours. La réponse du Cheikh – qu’Allah le
protège – a été comme suit : « Les causes permettant à la nation de se
jouir du bonheur, du progrès, d’assurer la stabilité et la pérennité de son
règne consistent en les bonnes moralités qu’Allah a instituées pour ses
serviteurs et dont Il a souligné l’importance. Allah a aussi appelé à
établir une éducation fondée sur la bonne moralité et à l’accroître dans les
âmes des musulmans. Il a certes envoyé Son Messager pour parfaire les bonnes
moralités grâce auxquelles les musulmans se mettent sur la bonne voie et
établissent leur État, comme le poète a dit :
Certes, les nations ne valent que par leurs
moralités
Si leurs moralités disparaissent, elles
disparaîtront
Parmi les traits compréhensifs de la bonne
moralité envers les gens, être bienfaisant envers eux en paroles et en acte et
s’abstenir de leur porter atteinte que ce soit par les paroles ou par les
actes, comme il est cité dans le hadith où le Messager Õáøóì Çááå
Úáíå æÓáøóã
dit : « Le [véritable] musulman est celui qui ne lèse les
musulmans ni avec sa langue ni avec sa main. » Il dit aussi :
« Il n’est de chose plus importante en faveur du croyant au jour de la
résurrection que la bonne moralité ; et certes Allah exècre l’être obscène
et vulgaire. »
Il dit également : « Certes, le croyant atteint par sa bonne
moralité le statut du jeûneur passant la nuit en priant. »
Et du moment que l’Islam appelle à réunir les
causes permettant à la nation de se jouir du bonheur, d’établir son État
et son règne au moyen des moralités, et puisqu’il considère le bien comme
synonyme de la bonne moralité comme dans le hadith suivant : « Le
bien est la bonne moralité. »,
comment se fait-il alors que celui qui ne détient pas ces valeurs et ces normes
morales soit un modèle éducatif dont la conduite reflète la pureté de la voie
salafie droite ?!
Quant aux cercles de savoir intensifs
dispensés, [leur utilité] dépend du cheikh éducateur qui s’en charge et la
manière de cristallisation de ces sciences et de leur inculcation aux
étudiants. Ainsi, si les prémisses sont vaines, la conclusion le sera aussi.
Et il est connu que celui qui veut acquérir le savoir en entier, en un temps
court et sans accompagnement, son savoir sera fragile et ne tardera pas à lui
manquer. On disait : « Celui qui veut acquérir le savoir en entier,
le ratera en entier. » Ibn Al-Mounkadir a dit : « Le savoir
sollicite la pratique. Si la pratique n’a pas lieu, le savoir s’en
va ! »
Quant à la saturation des âmes avec les
sciences religieuses et littéraires sans la mise en application des sens [qu’elles
contiennent], auxquelles l’Islam appelle et exhorte et dont il souligne
l’importance – comme susmentionné -, ces sciences deviendront alors un argument
contre la personne et non pas en sa faveur et seront une simple mémorisation de
connaissances sans aucune importance, voire elles seront comme un corps sans
âme. Le poète a dit :
N’est pas établi l’édifice de gens
Si leurs moralités sont décadentes
Cela dit, l’Administration demande à Sa`îd Ibn
Da`âss, à ses suppôts et à tous ceux qui sont derrière lui de se repentir
auprès d’Allah, de se parer des moralités vertueuses et de s’excuser auprès de
notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz – qu’Allah le protège – pour le tort qu’il lui
ont porté – sans arrogance ni opiniâtreté comme Abou Mouhammad `Abd Al-Hamîd
Ibn Yahya Al-Hadjoûri s’est – auparavant - excusé quand il a rencontré notre
Cheikh dans le siège de son site officiel, et ce, afin que leur droiture et
excuse leur sera utile :
﴿íóæúãó áÇó íóäúÝóÚõ
ãóÇáñ æóáÇó Èóäõæäó. ÅöáÇøó ãóäú ÃóÊóì Çááåó ÈöÞóáúÈò Óóáöíãò﴾ [ÇáÔÚÑÇÁ:
88-89].
Le sens du verset :
﴾le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf
celui qui vient à Allah avec un cœur sain»﴿ [Ach-Chou`arâ' (Les Poètes) : 88-89].
Alger
le : 4 Djoumâda Al-Oûla 1431H
Correspondant
au 18 avril 2010