Jeudi 26 Joumâdâ Eth-Thâniya 1433 H Correspondant au 17 mai 2012 G

 

Répliquer à Da`âss, le dilettante de science, l’insolent, le prétentieux privé de la distinction entre la vérité et la fausseté et voulant réduire à rien les règles de la charia


L’administration du site web du cheikh Abou Abd Al-Mou`iz Mohamed Ali Ferkous s’est engagée auparavant à ne pas répondre aux attaques rancunières lancées [à l’encontre du Cheikh] et à ne se préoccuper que de ce qui est plus bénéfique. Mais la persistance « de la maladie » de la prétention du savoir, qui a incité le critiqueur insolent dit Abou Hâtim Sa`îd Ibn Da`âss Al-Machoûchi Al-Yâfi`i Al-Yamani, dans son épître intitulée injustement et par transgression : Tamâdi Farkoûs Fi Moukhâlafat Al-Haqq Wa Bourhanihi Al-Manqoûl Wal-Mahsoûss (la persistance de Ferkous à contredire la vérité et sa preuve établie religieusement et concrètement), à s’éloigner, d’une part, des règles du dialogue et à s’écarter de la voie de la bienséance, et à adopter, d’autre part, les manières des communs des gens, entre autres les insultes et les injures. Tout cela a incité l’administration du site à prendre sur soi de clarifier la confusion qui pourrait se présenter aux lecteurs avertis et justes, et de dissiper les illusions que pourraient avoir ceux qui ne connaissent pas la réalité de ces gens-là ; quoiqu’il est meilleur de ne pas répliquer à celui qui est habitué aux paroles obscènes et abominables, qui discrédite et accuse autrui d’ignorance, qui est opiniâtre et calomniateur des honorables gens. Al-Bâdji ÑÍãå Çááå a dit : « On ne doit pas débattre avec celui qui est habitué à dénigrer en discussion, ni avec celui qui est obscène dans ses propos, car on ne tire avantage de ses paroles. »[1] Al-Djouwayni ÑÍãå Çááå a dit : « Tu ne dois pas aborder un débat avec celui qui est opiniâtre, car les paroles de l’opiniâtre ou de celui qui ne vise pas la satisfaction d’Allah dans la reconnaissance du droit chemin et de la vérité, à cause des mensonges qu’il invente, entraîne l’orgueil, l’ennui, la tristesse et la transgression des limites assignées par Allah en ce qui concerne la recommandation du bien et la réprobation du mal. Si tu ne connais pas qu’il est fait ainsi qu’après avoir abordé la discussion avec lui, tu dois alors t’abstenir de débattre avec lui dès que tu le sauras. Et si tu juges que la protection de la religion d’Allah ÓÈÍÇäå æÊÚÇáì consiste à s’abstenir de lui parler, tu dois alors t’empêcher de lui parler plus que jamais et l’éviter davantage. »[2]

Ainsi, ce modèle dammadji, à travers ses mauvaises moralités, ne cesse de mettre en marche les machines de l’ignorance complexe. Et comment pourrait-on faire comprendre à celui qui pense, par ignorance, que sa compréhension dépasse toute autre compréhension, et qu’il détient seul la vérité, à l’exclusion de tous les hommes ? Cela est sans doute l’un des fléaux majeurs des sciences. Ibn Hazm ÑÍãå Çááå a dit : « Il n’est de fléau plus nuisible aux sciences et aux gens de science que les intrus. Ils sont ignorants et croient être connaisseurs. Ils sont malfaisants et croient être bienfaisants. »[3]

Parmi les aspects de la défectuosité de sa compréhension et la faiblesse de sa raison, à travers l’ensemble de ses écrits, est que cet insolent et prétentieux ne fait pas la différence entre « ce qui doit être » et « ce qui existe réellement ». Très malheureusement, il a fondé sa conception sur le premier cas, en étant complètement inattentif au deuxième cas. Cela a créé en l’âme du malheureux et en l’âme de son cheikh [Yahya Al-Hadjouri] une sensibilité excessive envers les cas de besoin et de nécessité, au point de renier et de rejeter les règles religieuses disant que : « Ce qui est religieusement interdit devient permis en cas d’extrême besoin, c'est-à-dire en cas de nécessité. » Et : « Les nécessités justifient les interdits lesquelles doivent être déterminées convenablement. » Et : « Le besoin pourrait être considéré comme la nécessité, que cette dernière soit générale ou particulière. »

En effet, le rejet de ces règles n’est pas étrange à ce modèle dammadji. Son cheikh l’a éduqué en se basant sur cette voie abominable. Il a dit auparavant en toute méprise et facilité qu’il urinait – qu’Allah vous honore - sur les règles jurisprudentielles d’Ach-Châfi`i ÑÖí Çááå Úäå.[4]

Certes, toute personne raisonnable sait que le rejet de ces règles, tirées des preuves des textes religieux généraux et justifiés, constitue un reniement des textes clairs, tels que les versets suivants :

Allah ÊÚÇáì dit :

﴿æóÞóÏú ÝóÕøóáó áóßõãú ãóÇ ÍóÑøóãó Úóáóíúßõãú ÅöáÇøó ãóÇ ÇÖúØõÑöÑúÊõãú Åöáóíúåö﴾ [ÇáÃäÚÇã: 119].

Le sens du verset :

Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d’y recourir﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 119].

Il dit aussi :

﴿Ýóãóäö ÇÖúØõÑøó ÛóíúÑó ÈóÇÛò æóáÇó ÚóÇÏò ÝóáÇó ÅöËúãó Úóáóíúåö﴾ [ÇáÈÞÑÉ: 173].

Le sens du verset :

Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser﴿ [Al-Baqara (La Vache) : 173].

Et il dit :

﴿Ýóãóäö ÇÖúØõÑøó Ýöí ãóÎúãóÕóÉò ÛóíúÑó ãõÊóÌóÇäöÝò áöÅöËúãò ÝóÅöäøó Çááåó ÛóÝõæÑñ ÑóÍöíãñ﴾ [ÇáãÇÆÏÉ: 3].

Le sens du verset :

Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché... alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [Al-Mâ'ida (La Table Servie) : 3].

Donc, ces règles sont issues des textes de la charia et des preuves jurisprudentielles. Alors, on ne doit pas les rejeter, eu égard au principe et parce que cela fait parti du dogme, ni s’en prendre à celui qui les met en application.

Sur ce, nous nous rendons compte de la raison de l’incompréhension complète de ce modèle hadjouri et dammadji, dilettante de science ; puisqu’il ne différencie pas entre le principe interdisant et l’exception  justifiant [l’interdit] à cause du besoin passager, comme l’a démontré notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz Mohamed Ali Ferkous – qu’Allah le protège – dans son article intitulé Fi Naf’y At-Ta`âroudh Bayna Al-Asl Al-Mouharrim Saddane Li Adh-Dharî`a Wa Al-Istithnâ` Al-Moubîh Li Al-Maslaha Ar-Râjiha (Réfutation de la contradiction entre le principe interdisant obstruant la voie de l’interdit et l’exception le justifiant à cause de l’intérêt prépondérant).

Cet insolent et prétentieux dit que puisque, en principe, la mixité est interdite, elle ne peut être justifiée en cas de nécessité, telle que la mixité qu’on trouve en faisant la circumambulation de la Ka`ba, la marche entre As-Safa et Al-Marwa et d’autres rites ; ainsi que la mixité dans les hôpitaux, les moyens de transport…etc. Aussi, nous nous demandons comment les êtres de Dammadj voyagent chez eux et se déplacent pour accomplir leurs rites ? Ils ne nous ont pas dit également comment leurs prédicateurs et leurs alliés parmi les prédicateurs de l’exagération et de l’abomination ont voyagé vers l’Angleterre et vers d’autres pays ? Ils ont certes voyagé dans la mixité et ont été « accueillis » par les hôtesses de l’air, qui ont parlé avec eux et les ont servis, sachant que leurs voyages n’ont pas été nécessaires… Arrêtons, donc, ces scènes de prétention du savoir et de piété affectée et ostentatoire ! C’est Allah, seul, qui connaît celui qui est pieux.

Le poète Sâlih Ibn `Abd Al-Qoudoûss dit :

Combien il est difficile d’apprendre [quoi que ce soit] à un ignorant être

Qui croit – par ignorance - que sa compréhension l’emporte sur la vôtre

Quand est-ce que l’édifice s’établit

Si tu le bâtis et autrui le détruit?

Quand est-ce qu’un malfaiteur cesse de faire mal aux âmes

Si le regret de l’avoir commis n’émane pas de lui-même[5]

Parmi également les aspects de sa faible compréhension, le fait qu’il ne fait pas la différence entre l’imitation des savants et la citation de leurs paroles. En effet, la différence est grande entre l’imitation d’un savant sans savoir les preuves auxquelles il recourt, et la rédaction d’une fatwa en l’appuyant avec des preuves et des règles puis soutenir son avis avec les paroles des gens de science, qu’ils soient anciens ou contemporains. Mais son opiniâtreté l’a empêché de voir la vérité. Par conséquent, l’impossible est devenu à ses yeux rationnel, comme le poète Abou Al-`Abbâs An-Nâchi` a dit :

Si je suis confronté à un être ignorant et injuste

Qui juge impossibles les choses rationnelles et justes

Je ne lui accorderai de ma part que silence

En effet, le silence pourrait être une bonne réponse[6]

Quant à son explication – qu’Allah le guide - du hadith suivant : « Lorsqu’un péché est commis sur terre… »[7], il l’a faite à sa guise. Les explicateurs de ce hadith n’admettent pas sa compréhension, comme il sera mentionné plus tard.

Quant à la question de l’accomplissement des prescriptions en général, il l’a traitée à tort et à travers. Et qu’Allah fasse miséricorde à Al-Hâdi Ibn Ibrâhîm Al-Wazîr qui a dit : « Il incombe à celui qui contredit la parole d’autrui de la comprendre – premièrement - de connaître ses visées – deuxièmement – et de saisir parfaitement le sens de ses propos et de ses expressions. Cependant, s’il réunit incompréhension de ses visées et reproche à [son égard], à cause d’une lecture superficielle de sa parole, il sera tel un être qui agit à l’aveuglette et inconsidérément. Et s’il lui attribue une parole qu’il n’a pas émise et l’accuse d’une erreur qu’il n’a pas commise, cela sera plus injuste, contrairement à la recommandation d’Allah ÊÚÇáì, qui dit :

﴿æóÅöÐóÇ ÞõáúÊõãú ÝóÇÚúÏöáõæÇ﴾ [ÇáÃäÚÇã: 152].

Le sens du verset :

Et quand vous parlez, soyez équitables﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 152].

Allah ÊÚÇáì dit aussi :

﴿Þõáú ÃóãóÑó ÑóÈøöí ÈöÇáúÞöÓúØö﴾ [ÇáÃÚÑÇÝ: 29].

Le sens du verset :

Dis: «Mon Seigneur a commandé l’équité»﴿ [Al-A`râf : 29]. »[8]

Cela dit, nous exposons aux lecteurs justes les confusions qui se passent dans l’esprit de l’insolent et du prétentieux, Sa`îd Ibn Da`âss, comme suit :

Premièrement : le cheikh Ferkous – qu’Allah le protège – ne juge pas permise la mixité qui conduit à la fornication et à l’interdit. Il dit, comme dans l’épître qu’il a rédigée[9], après avoir mentionné les cas de mixité, que le cas de mixité en question « est en principe interdit et prohibé. » Et c’est ici que survient l’erreur qui consistait à dire que le Cheikh juge permise la mixité dans ce cas, et non pas comme Sa`îd Ibn Da`âss le prétentieux voulait le faire croire, que les propos du Cheikh – qu’Allah le protège – au sujet des personnes à qui il a répliqué dans son épître sont portés sur la permission absolue de la mixité, même celle qui conduit à l’adultère, car il est unanimement admis que cette dernière n’intervient pas dans ce contexte.

Sur ce, on dit : il incombe de faire la différence entre le principe interdisant et l’exception  justifiant [l’interdit] à cause du besoin passager. En effet, la mixité est interdite et prohibée s’il n’y a pas de nécessité ou de besoin que l’on pourrait considérer comme une nécessité. En cas de nécessité majeure ou de besoin imposant, on renonce à ce principe, à l’instar de tous les jugements de la charia. Et parmi les règles établies en Islam, ce qui suit : « La difficulté apporte l’aisance » et : « La gêne doit être écartée », et ce, conformément au verset où Allah ÊÚÇáì dit :

﴿æóãóÇ ÌóÚóáó Úóáóíúßõãú Ýöí ÇáÏøöíäö ãöäú ÍóÑóÌò﴾ [ÇáÍÌ: 78].

Traduction du sens du verset :

et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion﴿ [Al-Hadj (Le Pèlerinage) : 78].

Al-Djouwayni – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Le besoin en ce qui concerne tous les gens pourrait être considéré comme une nécessité en ce qui concerne l’individu en contrainte. »[10] Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Il est des choses qui sont permises en cas de besoin, alors qu’elles ne le sont pas en d’autres cas : comme il est permis de vendre des palmiers plantés contre des dattes. »[11] Il a dit aussi : « La charia tout entière est fondée sur le fait que si le mal impliquant l’interdiction est contredit par un besoin prépondérant, l’interdit est justifié. »[12] Il est établi aussi dans une règle : « Ce qui est interdit en lui-même pourrait être autorisé en cas de nécessité, et ce qui est interdit en raison de ce qu’il entraîne pourrait être autorisé en cas de besoin. »

Ainsi, il devient clair – selon ce qui est établi ci-dessus pour démontrer ce principe sur lequel la charia est fondée, comme Ibn Taymiyya l’avait dit – que les gens doués de raison et dotés de bonne compréhension en religion d’Allah ne pourraient comprendre que celui qui autorise une chose interdite en cas de besoin ou de nécessité essaye de faire dire aux textes ce qu’ils ne signifient pas, devient un prédicateur de tentation ou contredit les textes à sa guise. Cela ne se dit que par une personne dont la bonne raison est ôtée, frappé d’idiotie.

Deuxièmement : cet insolent et prétentieux considère la citation du cheikh Ferkous – qu’Allah le protège – de certaines fatwas des gens de science qui partagent l’avis qu’il a établi dans son épître, à savoir la permission de travailler et d’étudier dans les lieux de mixité en cas de besoin et de nécessité, comme étant une imitation blâmable qui est due au fanatisme et à la passion, malgré que le Cheikh – qu’Allah le protège – n’a pas cité les fatwas en question à titre d’imitation comme il l’a dit au début de son épître et comme Sa`îd Ibn Da`âss le prétentieux l’a aussi rapporté. Plutôt, le Cheikh les a citées pour consolider son avis, ce qui veut dire qu’il n’a pas apporté une opinion qui contredit celle des gens de vérité et de science, qui sont les prédicateurs de la Sounna et ses hommes.

En effet, les gens de science entre eux, que ce soit dans le passé ou dans le présent, ne cessent de recourir et de citer les paroles des uns les autres pour appuyer leurs opinions, car quand un chercheur arrive à une conclusion et se rend compte que les autres y sont déjà arrivés, il se rassure et se confie à son opinion. Pour cela, les savants ont mis en garde contre la parole au sujet de laquelle la personne n’a pas de prédécesseur, et aucun des savants n’a dit que celui qui cite les paroles des savants pour appuyer son opinion est une sorte d’imitation, excepté Da`âss, l’auteur qui persiste dans la fausseté, qui invente ainsi une parole au sujet de laquelle il n’a pas de prédécesseur. On disait : « N’accorde pas la science à celui qui ne la mérite pas, de peur que tu deviennes ignorant, et n’en prive pas celui qui la mérite, de peur que tu encoures du péché. »[13]

L’affaire de ces gens-là est très étonnante, car quand le Cheikh – qu’Allah le protège – ou un autre cite des preuves et des arguments qu’ils ne peuvent pas réfuter, ils le contredisent en disant : « Il n’a pas de prédécesseurs parmi Ahl As-Sounna (les Gens de la Sounna) [en cette question], et sa fatwa n’est qu’une suite [de l’avis] des gens déviants, de ceux qui prennent parti et des frères musulmans. » Et quand le Cheikh leur réplique en citant une liste des paroles de savants honorables qui partagent son avis, ils crient mensongèrement : « C’est un imitateur !! » Donc, quels amalgame, fanatisme et insolence dans lesquels ces gens sont tombés ! Cela est sans doute parmi les signes de l’idiotie que tout être doué de raison doit vérifier en la personne qu’il ne connaît pas[14]

En outre, notre Cheikh, depuis bien longtemps, et à travers les cours, les cercles de savoir, les fatwas et les réponses qu’il donne, nous accoutume à désapprouver, à s’éloigner et à mettre en garde contre l’imitation blâmable. Ses ouvrages et cassettes sont la meilleure preuve pour ceux qui ne s’aveuglent pas et ne sont pas couverts par le voile de la voie de discrimination. Qu’Allah fasse miséricorde au poète qui dit :

L’œil pourrait renier la lumière du soleil à cause d’une ophtalmie

Et la bouche pourrait ne pas sentir le goût de l’eau à cause d’une maladie

Nous ajoutons dans ce contexte la parole du cheikh Al-`Outhaymîne – qu’Allah lui fasse miséricorde – pour appuyer les propos susmentionnés. On lui posa la question suivante : « Honorable cheikh, nous sommes des étudiants dans un institut médical. Dans nos études pratiques, nous travaillons dans les hôpitaux. Cela nous contraint à rester avec des infirmières pour bénéficier de leur expérience en science infirmière, en parlant avec elle et en les interrogeant. Aussi, elles peuvent être non musulmanes. Parfois, il se peut qu’on se retrouve seul à seule avec l’une d’elles. Que pensez-vous de cela ?

La réponse était comme suit : « Je pense que si la nécessité requiert cela, et que vous êtes contraints à le faire, vous devez alors les éviter autant que vous le puissiez. Ne vous adonnez pas à la discussion avec elles, sauf en cas de nécessité, et évitez de les regarder autant que possible. Du reste, nous demandons à Allah de faire venir le jour où les hommes étudieront seuls et les femmes étudieront seules. Quant au fait de se retrouver seul à seule avec une femme, il n’est absolument pas permis…mais comment se fait-il qu’un homme soit seul à seule avec une femme puisqu’il y a un malade parmi eux ?! Sauf si le malade est inconscient… »[15]

Le cheikh Al-`Outhaymîne – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit au sujet de celui qui travaille dans la mixité ce qui suit : « On peut détailler la question comme suit : si la nécessité requiert cela, de sorte qu’il n’y ait pas d’universités et d’écoles non-mixtes, on pourrait dire que cela est une nécessité ; dans ce cas, l’étudiant doit éviter de s’asseoir avec une femme, de discuter avec elle ou de la regarder de manière répétitive, c'est-à-dire il doit s’éloigner autant que possible d’elle. Cependant, s’il peut étudier dans d’autres écoles qui ne sont pas mixtes, ou la mixité qui y règne est moindre, de manière à ce que les femmes soient d’un côté et les hommes d’un autre côté, même s’il s’agit d’un seul cours, [dans ce cas qu’il le fasse et] qu’il évite la mixité autant qu’il le puisse. »[16]

Également, on posa la question suivante au cheikh `Abd Al-Mouhsine Al-`Abbâd – qu’Allah le protège : « Quels conseils donneriez-vous à ceux qui font des études mondaines dans les écoles et les universités mixtes ? »

Il répondit comme suit : « Il n’est pas permis à une personne de faire ses études dans des écoles mixtes, à moins qu’elle y soit contrainte. [Si elle est y contrainte], qu’elle se mette à l’écart des femmes, car l’homme peut s’en éloigner. »[17]

Le cheikh An-Nadjmi – qu’Allah lui fasse miséricorde – est questionné comme suit : « Il y a chez nous en Algérie des instituts qui enseignent les sciences islamiques. Les études se font comme suit : les étudiants s’assoient au devant et les étudiantes derrière. Ce sont des hommes et des femmes qui nous enseignent. Nous, les femmes droites, quand des hommes nous enseignent, nous portons nos voiles et nous nous cachons les faces. Nous nous assoyons derrière et nous ne nous assistons qu’aux cours obligatoires. Cela afin d’obtenir des attestations qui nous permettent d’enseigner les femmes sous autorisations des autorités. On ne donne ces dernières qu’aux ayant des attestations de ces instituts. Sans ces attestations, les gens des innovations nous empêchent d’enseigner dans les mosquées. Quels conseils nous donneriez-vous ?

Il répondit comme suit : « Je dis : si les choses chez vous sont comme tu les décris, il est permis de faire les études : à condition que vous portiez vos voiles, vous vous assoyiez derrière, vous cachiez vos faces et vous baissiez vos regards s’il s’agit d’un enseignant. C’est ce que vous devez faire, et si vous le faites, je pense que vous aurez du bien pour cette intention, qui consiste à enseigner les autres femmes.

On lui dit aussi que la femme qui avait posé la question a dit : « Sachant que nous avons posé cette question à cheikh Zayd[18] hier, et il nous a autorisé à poursuivre les études sous conditions religieuses, à savoir nous cacher le visage, nous éloigner des hommes et sortir directement après la fin du cours. Le cheikh Zayd m’a dit [d’agir ainsi] jusqu’à ce qu’Allah facilite les choses. »

Le cheikh An-Nadjmi a approuvé cela en disant : « C’est exact. »[19]

On posa la question suivante au cheikh Al-Louhaydâne - qu’Allah le protège : « La mixité est très répandue dans les lieux d’étude, est-il permis de faire ses études ou enseigner dans ces lieux ? »

Il répondit comme suit : « Sans doute, l’homme doit s’appliquer autant qu’il le puisse à éviter les causes du danger et à désapprouver les causes de la corruption. Par ailleurs, les gens ont besoin d’apprendre, et s’il n’est pas possible qu’une personne apprenne que dans un milieu mixte, [dans ce cas] Allah ÊÚÇáì dit :

﴿Þõáú áöáúãõÄúãöäöíäó íóÛõÖøõæÇ ãöäú ÃóÈúÕóÇÑöåöãú æóíóÍúÝóÙõæÇ ÝõÑõæÌóåõãú Ðóáößó ÃóÒúßóì áóåõãú﴾ [ÇáäæÑ: 30].

Le sens du verset :

Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux﴿ [An-Noûr (La Lumière) : 30].

Il dit aussi :

﴿æóÞõáú áöáúãõÄúãöäóÇÊö íóÛúÖõÖúäó ãöäú ÃóÈúÕóÇÑöåöäøó æóíóÍúÝóÙúäó ÝõÑõæÌóåõäøó﴾ [ÇáäæÑ: 31].

Le sens du verset :

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté﴿ [An-Noûr (La Lumière) : 31].

Donc, les hommes et les femmes se rencontreront inévitablement. Ils se rencontrent forcément dans la circumambulation de la Ka`ba, il ne peuvent se débarrasser de la mixité. Ce qu’il leur incombe de faire est d’éviter la mixité autant qu’ils le puissent. En effet, l’enseignement [étatique] est devenu indispensable. On ne trouve [quasiment] de fonction, et on acquiert un apprentissage que dans un milieu mixte. Aussi, la personne pourrait ne pas avoir de quoi payer celui qui lui fait des cours. Elle doit craindre Allah en évitant la mixité autant qu’elle le puisse, et doit être sincère en cela. Certes, Allah aide ceux qui sollicitent Son aide. »

Ainsi, et comme le poète le dit :

Ceux-là sont mes parents, amène-moi de pareilles gens

Si nous nous réunissons – ô Djarîr – un jour publiquement

Ainsi, Da`âss, qui persiste dans la fausseté, qui a osé porté atteinte à notre cheikh, oserait-il et ses semblables, qui suivent une voie fragile, à décrire les cheikhs que nous avons susmentionnés de prédicateurs de la mixité et qu’ils persistent dans la fausseté ?! Sachant que leurs paroles en ce qui concerne la question en débat convergent avec la parole que notre Cheikh – qu’Allah le protège - a adoptée.

Pourquoi Da`âss, qui persiste dans la fausseté, n’a-t-il pas écrit une épître dans laquelle il réplique aux cheikhs susmentionnés et les décrit comme il a décrit notre Cheikh – qu’Allah le protège, vu qu’il y a bien une raison pour le faire ; car les cheikhs du Hidjâz et de Nadjd, tels que les cheikhs Ibn Bâz, Ibn `Outhaymîne et An-Nadjmi – qu’Allah leur fasse miséricorde - et les cheikhs Al-`Abbâd, Zayd – qu’Allah les protège…etc. sont plus connus que notre Cheikh, et leurs fatwas sont adoptées par un nombre très important de musulmans, qui dépasse le nombre de ceux qui adoptent les fatwas de notre Cheikh – qu’Allah le protège ; ou bien ces cheikhs – selon Da`âss et ses confrères – sont particulièrement intouchables, en dehors de tous les savants, de sorte que porter atteinte à eux vaudra à Da`âss et à ses confrères des coups fatals ?!

Et si nous admettons – hypothétiquement – que les paroles des cheikhs susmentionnées et autres sont fausses et erronées, qui est alors plus digne de critiques : celui dont la renommée est plus grande ou celui qui a rédigé une réponse à ces concitoyens et à ceux qui sont dans la même situation ? Toute personne juste connaîtra la réponse !

Sur ce, le fait de focaliser sur le cheikh Mohamed Ali Ferkous – qu’Allah le protège - dans les répliques, en le dénigrant, en le diffamant et en l’accusant faussement, en dehors des autres qui partagent la même opinion que lui, a deux explications dont l’une est pire que l’autre :

La première : la diffamation vise le cheikh – qu’Allah le protège – personnellement, par jalousie et par rancune ; les questions en débat n’interviennent point alors. Notre Cheikh – qu’Allah le protège – a-t-il tort s’il s’est appliqué à fournir des efforts et est parvenu à la même conclusion à laquelle les gens de science et de piété sont parvenus ?! Ceux qui sont jaloux de lui meurent-ils de regret et de tristesse à cause de la faveur qu’Allah lui a accordée ?!

Un poète a bien raison quand il a dit :

L’ambre gris ne doit pas être gêné si l’éboueur

Et le scarabée meurent en sentant son odeur

La deuxième : les gens diffamateurs sont des personnes qui agissent à leur guise et n’ont pas de balance valable dans leurs répliques. Ils laissent le plus dangereux – selon leurs règles – par crainte de perdre leurs statuts de prédicateurs et s’en prennent à autrui sous prétexte de jalousie pour le Manhadj (la voie). Cela suffit seul à réduire à rien tout ce qu’ils ont écrit injustement et par transgression.

Quant à l’illusion que Da`âss, qui persiste dans la fausseté, a eu en accusant  notre Cheikh injustement, en disant que les paroles de ces savants contredisent d’autres paroles d’autres savants qui sont plus nombreux et plus connaisseurs – selon ses paroles – elle n’est pas vraie, car tous les savants et sommités s’accordent pour dire que la mixité est normalement interdite et la justifient en cas de nécessité, conformément aux textes et aux règles susmentionnés.

En outre, la fatwa d’Al-Ladjna Ad-Dâ'ima (le Comité Permanent) – qu’Allah protège les vivants parmi eux et fasse miséricorde aux morts – et ce que dit notre Cheikh – qu’Allah le protège – dans son épître La mixité et ses différents cas ne se contredisent pas, car la fatwa du Comité Permanent est portée sur le principe, qui est l’état normal dont l’interdiction fait l’unanimité, alors que ce que notre Cheikh – qu’Allah le protège – dit est porté sur l’exception due au besoin et à la nécessité, deux cas qui sont différents du principe. Ce qui prouve que cette conciliation est valide est que le Comité Permanent a émis cette fatwa alors que le cheikh Ibn Bâz – qu’Allah lui fasse miséricorde – était son président ; ce dernier a donné une fatwa aux fonctionnaires du secteur médical, en l’occurrence le fait que la femme prodigue des soins dentaires aux hommes ; la fatwa était comme suit : « Il doit y avoir des médecins femmes propres aux femmes et des médecins hommes propres aux hommes, sauf en cas d’extrême nécessité où l’homme serait atteint d’une maladie que seule la femme peut traiter. Dans ce cas, il lui est permis de le traiter, car Allah ÊÚÇáì dit :

﴿æóÞóÏú ÝóÕøóáó áóßõãú ãóÇ ÍóÑøóãó Úóáóíúßõãú ÅöáÇøó ãóÇ ÇÖúØõÑöÑúÊõãú Åöáóíúåö﴾ [ÇáÃäÚÇã: 119].

Le sens du verset :

Alors qu’Il vous a détaillé ce qu’Il vous a interdit, à moins que vous ne soyez contraints d’y recourir﴿ [Al-An`âm (Les Bestiaux) : 119] »[20]

Également, le cheikh Al-Fawzâne – qu’Allah le protège – a dit que la nécessité fait exception, tel que notre Cheikh l’a cité dans son épître La mixité et ses différents cas[21] Cela d’une part, d’autre part, la fatwa du Comité Permanent concerne les pays qui ne sont pas touchés par la mixité dépravatrice ; alors que la fatwa de notre Cheikh – qu’Allah le protège – est portée sur les pays qui sont touchés par cette tentation, où ni les lieux de travail ni les lieux d’études ne sont exempts de la mixité dépravatrice. Aussi, son recours au Comité Permanent ne fait-il pas parti de l’imitation blâmable prétendue dont il a accusé auparavant notre Cheikh – qu’Allah le protège ? En fait, tel est pris qui croyait prendre. L’imam Ach-Châfi`i – qu’Allah lui fasse miséricorde - a bien raison quand il a dit :

Détourne-toi de l’être ignorant et stupide

Tout ce qu’il te reproche s’incarne en lui

Par conséquent, soit l’auteur du Tamâdi…ne fait pas la différence entre le jugement porté sur l’état normal et les autres cas ; alors comment écrit-il en critiquant ce qu’il ne comprend et ne saisit pas ? Ce qui est grave ! Soit, il comprend ce qu’il fait, mais il s’aveugle et s’obstine à attribuer la fausseté à celui qui ne la mérite pas, et ce, afin de le critiquer et de le faire tomber ; ce qui est plus grave. Dans ce cas, nous ne pouvons que demander à Allah, le Très Haut et Tout Puissant, de nous prémunir contre leur mal, de nous faire éviter leur transgression et calomnie.

Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Al-Qayyim qui a dit : « Si tu trouves un seul homme parmi les gens de science qui cherche la preuve, s’y conforme et suit la vérité où elle soit et avec qui elle soit, l’aliénation disparaît et la familiarité prend place ; s’il est en désaccord avec toi, il te contredit, mais il t’excuse. Par contre, l’être ignorant et injuste te contredit et t’excommunie ou te considère comme un hérétique sans raison valable, seulement parce que tu te détournes de sa mauvaise méthode et sa conduite blâmable. Donc, ne te laisse pas tromper par la multitude de ce genre de personnes. Des milliers d’entre eux ne valent une seule personne parmi les gens de science, alors qu’une seule personne parmi les gens de science équivaut à un nombre aussi important que le contenu de la terre de ces gens. »[22]

Troisièmement : certes, parmi les choses les plus étonnantes que le lecteur constaterait au sujet des écrits de cet insolent et prétentieux le fait qu’il a altéré le sens du hadith suivant : « Lorsqu’un péché est commis sur terre, celui qui y assiste et le déteste - dans une autre version, il dit : et le réprouve - est comme celui qui en est éloigné. Et celui qui en est éloigné et l’approuve est comme celui qui y assiste. », et ce, en disant : « (Premièrement), ce hadith indique que celui qui déteste le péché et le réprouve avec son cœur, et ne le commet pas, est comme celui qui n’y assiste pas. Ainsi, l’étudiant, l’enseignant ou le fonctionnaire dans un lieu de mixité est en faute. Il est de son devoir de renoncer à ce péché, en l’occurrence quitter et s’éloigner des lieux de mixité. Où sont donc la compréhension de Ferkous et les règles de déduction authentiques qu’il allègue et ne cesse de crier. »

Cela révèle une ignorance patente de la part du prétentieux, qui a donné à ce hadith un sens dont tout le monde reconnaît la fausseté. Il s’agit là d’une signification donnée à sa guise et loin des sens que les explicateurs de hadiths lui ont accordés ; car si nous admettions – hypothétiquement – sa compréhension, nous aurions renié la signification du hadith tout entier ; car assister au péché implique le fait de le commettre seulement si on ne le réprouve pas, ne serait-ce par le degré minimum de la foi comme il est cité dans le hadith connu[23].

Ce hadith signifie plutôt que celui qui assiste ou voit une action blâmable et la réprouve est tel que celui qui ne voit rien, car il n’encourt pas de péché pour sa réprobation, alors que celui qui n’assiste pas au péché n’encourt pas de péché, car il ne voit rien – comme l’a cité le cheikh `Abd Al-Mouhsine Al-`Abbâd qu’Allah le protège -. Ce sens pourrait être démontré par le contenu de la deuxième phrase du même hadith exprimant le contraire : « Et celui qui en est éloigné et l’approuve est comme celui qui y assiste. » Cette partie démontre que la personne qui approuve le péché sans y assister est pareille à la personne qui y assiste et l’approuve. Et si l’approbation est une chose que l’on fait par le cœur, la désapprobation se fait également par le cœur. Ainsi, le conditionnement mentionné [dans la citation] devient nul et la tare de son auteur s’établit clairement.

Ce qui prouve ce que nous avons cité est la précieuse parole d’Al-Hâfidh Ibn Radjab, qu’Allah lui fasse miséricorde, qui a dit : « Celui qui assiste à un péché et le désapprouve dans son cœur est tel que celui qui n’y assiste pas s’il est incapable de le désapprouver verbalement et en acte. Cependant, celui qui n’y assiste pas et l’approuve est tel que celui qui y assiste et est capable de le désapprouver et ne le fait pas. La raison en est que l’approbation des péchés compte parmi les interdits les plus abominables à cause de laquelle la désapprobation du péché dans le cœur ne se fait pas. Cette dernière est considérée comme un devoir permanent que tout  musulman doit accomplir en tout cas. »[24] C’est ce qu’As-Safârîni a dit aussi[25] comme le démontre clairement le hadith rapporté par l’intermédiaire d’Oum Salama ÑÖí Çááå ÚäåÇ que le Messager Õáøóì Çááå Úáíå æÓáøóã dit : « Il y aura des gouvernants qui feront de bonnes et de mauvaises actions. Celui qui reconnaît leurs mauvaises actions et les désapprouve sera sauvé et n’encourra pas de péché, alors que celui qui les approuve et les suit en encourra. » [Les Compagnons] dirent : « Ne les combattrons-nous pas ? » Il répondit : « Non, tant qu'ils accomplissent la prière. »[26] Dans une autre version, on rapporta : « Celui qui déteste et désapprouve leurs mauvaises actions sera sauvé et n’encourra pas de péché. »[27] Cela concerne bien sûr celui qui ne peut pas désapprouver le blâmable en acte et en parole. Dans ce cas, il doit le détester et le renier dans son cœur. An-Nawawi – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Cela (le hadith en question) est une preuve que celui qui ne peut pas mettre fin à une action blâmable n’encourra pas de péché parce qu’il se tait ; il n’encourra de péché que s’il l’approuve, ou ne le déteste pas ou s’y adonne. »[28]

Quant à la parole suivante dans laquelle il dénigre notre Cheikh – qu’Allah le protège – en disant : « Où sont donc la compréhension de Ferkous et les règles de déduction authentiques qu’il allègue et ne cesse de crier », elle révèle une âme et un fond rancuniers dépréciant le Cheikh et remettant en cause la véracité et la fiabilité des règles des fondements de la jurisprudence et des règles jurisprudentielles que le Cheikh rapporte. Ce dénigrement renforce davantage notre certitude quant à la véracité de la sagacité de notre Cheikh – qu’Allah le protège – qui a dit : « Ce comportement reflète, certes, les vils caractères de leurs personnes et montre qu’ils sont au-dessous du niveau requis. »[29]

Ce dénigrement et autres – qui sont légion – démontrent la sensibilité que ses gens ont envers l’une des sciences qui comptent parmi les sources de fierté auprès des musulmans, à savoir « la science des fondements de la jurisprudence ».  Quand la compréhension des fondements de cette science et sa mise en application leur ont été difficiles, ils se mettaient à la sous-évaluer et à mobiliser leurs agents agressifs pour mettre en garde contre elle. Parfois ils prétendent donner des conseils qui consistent à ne pas trop user de cette science, et parfois ils dénigrent ceux qui la maîtrisent et disent qu’ils réfutent les textes clairs moyennant les règles qui sont sujettes à divergence. Nous demandons l’assistance d’Allah !

Certes, les savants reprochent à celui qui ne maîtrise pas la science des fondements de la jurisprudence et considère cela comme étant un défaut de sa part. Abou Yoûssouf – qu’Allah lui fasse miséricorde – a blâmé son opposant de ne pas maîtriser les fondements de la jurisprudence[30]. Aussi, Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Certes, il tombe dans l’erreur celui qui ne maîtrise pas les significations des termes de la langue, ne distingue pas entre les types des fondements de la jurisprudence transmis oralement et ne s’entraîne pas aux paroles afférant aux jugements de la charia quant aux personnes religieusement responsables. »[31]

Ainsi, il convient au Cheikh de dire ce qu’un poète a dit :

Je suis étonné par cette époque et ceux qui la vivent

Où nulle personne n’échappe aux reproches des gens

Mon époque m’a retardé et a avancé autrui

Alors que je suis connaisseur et ils sont d’ignorantes gens

Quatrièmement : quant à la réplique à ses propos au sujet de la règle que le Cheikh a mentionnée en disant : « Le méfait de la tentation est, d’autre part, submergé dans le bienfait de l’adoration ; car l’accomplissement des prescriptions est plus important que le délaissement des interdictions », elle est comme suit : nous avons appris de notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz Mohamed `Ali Ferkous que les règles fermes en ce qui concerne les bienfaits et les méfaits sont au nombre de quatre, comme les avait démontrées Al-`Iz Ibn `Abd As-Salâm As-Soulami dans son œuvre intitulée Qawâ`id Al-Ahkâm Fi Massâlih Al-Anâm, comme suit :

-         Si deux méfaits se contredisent, on tient compte du méfait le plus nuisible en commettant le méfait le moindre, car le fait de commettre l’interdit n’est permis qu’en cas de nécessité, et il  n’y a pas de permission au-delà du degré de nécessité.

-         Si deux bienfaits se contredisent, on tient compte du bienfait majeur.

-         Si un bienfait et un méfait se contredisent, repousser le méfait alors prime sur l’obtention du bienfait en général.

-         Si un bienfait et un méfait se contredisent, et le méfait est submergé dans le bienfait, ce dernier prime sur le méfait puisqu’il est prépondérant, car ce qui est prépondérant prime sur ce qui est rare.

Cela concerne le cas de contradiction entre les méfaits et les bienfaits de sorte qu’ils soient indissociables. Al-`Iz Ibn `Abd As-Salâm As-Soulami – qu’Allah lui fasse miséricorde – a démontré cela comme suit : « Si les bienfaits et les méfaits se réunissent, et que l’on peut repousser les méfaits et obtenir les bienfaits, on doit agir ainsi. Et s’il n’est pas possible de les concilier : [dans ce cas], si les bienfaits sont prépondérants, nous les réalisons sans égard pour les méfaits commis ; et si les méfaits sont prépondérants, nous les repoussons sans égard pour les bienfaits manqués. »[32]

Cela dit, les règles traitant du côté de la prépondérance de l’interdiction et le repoussement de son méfait auront lieu d’être mentionnées seulement s’il y a contradiction entre une preuve qui implique l’interdiction et une autre preuve qui implique la permission ; dans ce cas, on donne la prépondérance à celle qui implique l’interdiction – selon la plus valable des paroles des savants -, et ce, en guise de prépondérance donnée à l’interdiction et au repoussement du méfait ; car la charia tient compte plus du délaissement des interdictions que de l’accomplissement des choses permises, ce qui est une prépondérance donnée à l’illicite par rapport au licite. Dans ce contexte, nous citons le voyage de la femme pour accomplir le hadj. La présence du Mahram[33] est-elle une condition pour son voyage ?

Les savants divergent [sur cette question] : certains exigent le Mahram. Cela est l’opinion d’Abou Hanîfa et d’Ahmad. D’autres ne l’exigent pas, mais ils exigent plutôt qu’elle soit en sécurité. Cela est l’opinion de Mâlik, Ach-Châfi`i et l’une des deux opinions d’Ahmad. On rapporta [aussi] que cette dernière opinion est celle de `Â'icha, Ibn `Omar, Ibn Az-Zoubayr, Ibn Sîrîne, Al-Awzâ`i, Dâwoûd Adh-Dhâhiri et autres. Et si on adopte la dernière opinion – et en dépit de l’avis prépondérant – elle ne constitue pas un argument et on n’y trouve pas une signification à laquelle on peut s’attacher. Bien au contraire, on cite parmi leurs arguments le fait qu’ils considèrent le voyage de la femme dans ce cas comme obligatoire, et que le Mahram n’est pas requis. Cela est pareil au cas où la femme musulmane s’enfuirait des mains des mécréants, ou son voyage pour assister aux assemblées d’arbitrage de peur de voir ses droits ratés ou si elle est exilée ou expulsée du lieu où elle aurait commis la fornication.

Quant à l’opinion de ceux qui exigent le Mahram, ils considèrent que cela entre dans la capacité, et il n’est pas requis à la femme de faire le hadj si la condition de ce dernier n’est pas réunie. Donc, il n’y a pas de contradiction entre la prescription de faire le hadj et l’interdiction de voyager sans Mahram. Et si nous admettons – hypothétiquement – la présence de cette contradiction, elle serait une contradiction entre l’interdiction et ce qui est requis. On donne alors la prépondérance à l’interdiction par rapport à ce qui est requis, comme il est cité dans les règles établies dans ce contexte, [Par exemple] : « Si l’interdiction et ce qui est requis se contredisent, on donne la prépondérance à l’interdiction, à moins que ce qui est requis ne soit majeur. »

Notre question concerne le cas où l’obligation serait en contradiction avec une interdiction. On tiendrait compte alors du bienfait de l’obligation, par exemple : il est interdit à la femme de se cacher le visage en Ihram[34], alors qu’elle ne peut faire cela sans dévoiler une partie de sa tête, et le fait de se cacher la tête est obligatoire en faisant la prière. Donc, quand elle fait la prière elle doit tenir compte du bienfait de l’obligation. Aussi, l’émigration de la femme des pays mécréants est obligatoire, même si son voyage seule sans Mahram est interdit[35]. Également, la personne contrainte à manger de la bête morte doit en manger même si elle est interdite…etc.

Ainsi, et comme la personne juste pourrait le constater, cet homme a confondu autour et alentour.

D’autre part, Da`ass, le pseudo jurisconsulte, oblige-t-il la femme à accomplir son premier pèlerinage si les conditions permettant son accomplissement se réunissent, y compris le Mahram ? Ou va-il exiger comme condition supplémentaire l’absence de la mixité dans la voie menant au hadj, que ce soit dans les salles d’attente, dans l’avion, dans la chaîne quand on vérifie le passeport, dans le bus ou quand on accomplit les rites du hadj, ou cela constitue une nécessité ou un besoin pressant ?! Les héros d’Al-Hadjouri dammadji vont-ils renoncer à considérer que la mixité est absolument interdite ou ils vont considérer la nécessité comme une excuse la justifiant ? Veuillez nous en informer en toute vérité et honnêteté !

Cela est donc la réplique de l’Administration à l’injustice du dilettante de science. Elle fait face à sa transgression avec une transgression équivalente conformément au verset où Allah ÊÚÇáì dit :

﴿æóÌóÒóÇÁõ ÓóíøöÆóÉò ÓóíøöÆóÉñ ãöËúáõåóÇ﴾ [ÇáÔæÑì: 40].

Le sens du verset :

La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique﴿ [Ach-Choûra (La Consultation) : 40], et :

﴿Ýóãóäö ÇÚúÊóÏóì Úóáóíúßõãú ÝóÇÚúÊóÏõæÇú Úóáóíúåö ÈöãöËúáö ãóÇ ÇÚúÊóÏóì Úóáóíúßõãú﴾ [ÇáÈÞÑÉ : 194].

Traduction du sens du verset :

Donc, quiconque transgresse contre vous, transgresses contre lui, à transgression égale﴿ [Al-Baqara (La Vache) : 194].

Certes, la rétribution de celui qui fait injustice à celui qui le dépasse en statut et en perfection est que la parole suivante s’applique à lui : c’est sur l’injuste que fondront finalement les malheurs.

[Un poète a dit] :

Chaqîq vint pour exhiber sa lance

Ceux chez qui tu vins ont des lances

En effet, ces gens appartenant à la bande hadjourie et dammadjie prétentieuse du savoir n’ont pas examiné le savoir de manière approfondie, ne l’ont pas étudié graduellement et n’ont acquis de l’art de la science que des dissimulations par lesquelles ils trompent le commun des gens. Aussi, ils ne se sont pas parés des bonnes moralités et des caractères vertueux. Ils ont été atteints plutôt dans le fond de leurs moralités et de leur conduite.

[On disait] :

Si les gens sont atteints dans leurs moralités

Fais-leur donc des obsèques et des lamentations

Qu’Allah fasse miséricorde à Al-Imâm Ach-Chawkâni qui a mentionné l’une des précieuses paroles de `Ali Ibn Qâssim Hanche dont il a cité la biographie ; ce dernier a démontré que l’origine des troubles sont les jeunes gens en religion. Ach-Chawkâni - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Parmi les précieuses paroles que j’ai entendues auprès de lui, ce qui suit : « les gens sont au nombre de trois catégories :

La catégorie supérieure : les grands savants, qui connaissent la vérité et la fausseté. S’ils divergent, il n’émane pas de troubles de leur divergence, car les uns connaissent ce que les autres détiennent.

La catégorie inférieure : le commun des gens, qui sont sur la nature saine et n’ont pas de l’aversion pour la vérité. Ils suivent celui qu’ils imitent ; s’il a raison, ils auront raison aussi, et s’il a tort ils auront tort également.

La catégorie moyenne : elle est à l’origine du mal. Les jeunes gens en religion sont les fauteurs de trouble. Ils n’examinent pas le savoir de manière approfondie au point d’atteindre la catégorie majeure, et ne le délaissent pas au point de faire parti de la catégorie inférieure. Quand ils constatent que quelqu’un de la catégorie supérieure dit ce qu’ils ne connaissent pas parmi ce qui contredit leurs opinions [fausses] dues à leur déficience, il s’en prennent à lui, lui attribuent toutes les paroles abominables, altèrent la nature saine de la catégorie inférieure en suscitant leur aversion pour la vérité avec des dissimilations vaines. Les troubles en religion battront alors leur plein. »[36]

Notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz Mohamed `Ali Ferkous – qu’Allah le protège – a été questionné dans l’un des cercles du savoir qu’il tient après la prière de l’aube au sujet du modèle hadjouri et dammadji actuel que l’on veut imposer comme un modèle éducatif de la voie salafie, notamment parce que les jeunes étudiants chez nous en Algérie se sont trompés à leur sujet, puisqu’ils apprennent le Coran, les textes des ouvrages et les poèmes et étudient plusieurs ouvrages et épîtres en un temps court, à savoir une semaine ou quinze jours. La réponse du Cheikh – qu’Allah le protège – a été comme suit : « Les causes permettant à la nation de se jouir du bonheur, du progrès, d’assurer la stabilité et la pérennité de son règne consistent en les bonnes moralités qu’Allah a instituées pour ses serviteurs et dont Il a souligné l’importance. Allah a aussi appelé à établir une éducation fondée sur la bonne moralité et à l’accroître dans les âmes des musulmans. Il a certes envoyé Son Messager pour parfaire les bonnes moralités grâce auxquelles les musulmans se mettent sur la bonne voie et établissent leur État, comme le poète a dit :

Certes, les nations ne valent que par leurs moralités

Si leurs moralités disparaissent, elles disparaîtront

Parmi les traits compréhensifs de la bonne moralité envers les gens, être bienfaisant envers eux en paroles et en acte et s’abstenir de leur porter atteinte que ce soit par les paroles ou par les actes, comme il est cité dans le hadith où le Messager Õáøóì Çááå Úáíå æÓáøóã dit : « Le [véritable] musulman est celui qui ne lèse les musulmans ni avec sa langue ni avec sa main. »[37] Il dit aussi : « Il n’est de chose plus importante en faveur du croyant au jour de la résurrection que la bonne moralité ; et certes Allah exècre l’être obscène et vulgaire. »[38] Il dit également : « Certes, le croyant atteint par sa bonne moralité le statut du jeûneur passant la nuit en priant. »[39]

Et du moment que l’Islam appelle à réunir les causes permettant à la nation de se jouir du bonheur, d’établir son État et son règne au moyen des moralités, et puisqu’il considère le bien comme synonyme de la bonne moralité comme dans le hadith suivant : « Le bien est la bonne moralité. »[40], comment se fait-il alors que celui qui ne détient pas ces valeurs et ces normes morales soit un modèle éducatif dont la conduite reflète la pureté de la voie salafie droite ?!

Quant aux cercles de savoir intensifs dispensés, [leur utilité] dépend du cheikh éducateur qui s’en charge et la manière de cristallisation de ces sciences et de leur inculcation aux étudiants. Ainsi, si les prémisses sont vaines, la conclusion le sera aussi. Et il est connu que celui qui veut acquérir le savoir en entier, en un temps court et sans accompagnement, son savoir sera fragile et ne tardera pas à lui manquer. On disait : « Celui qui veut acquérir le savoir en entier, le ratera en entier. » Ibn Al-Mounkadir a dit : « Le savoir sollicite la pratique. Si la pratique n’a pas lieu, le savoir s’en va ! »[41]

Quant à la saturation des âmes avec les sciences religieuses et littéraires sans la mise en application des sens [qu’elles contiennent], auxquelles l’Islam appelle et exhorte et dont il souligne l’importance – comme susmentionné -, ces sciences deviendront alors un argument contre la personne et non pas en sa faveur et seront une simple mémorisation de connaissances sans aucune importance, voire elles seront comme un corps sans âme. Le poète a dit :

N’est pas établi l’édifice de gens

Si leurs moralités sont décadentes

Cela dit, l’Administration demande à Sa`îd Ibn Da`âss, à ses suppôts et à tous ceux qui sont derrière lui de se repentir auprès d’Allah, de se parer des moralités vertueuses et de s’excuser auprès de notre cheikh Abou `Abd Al-Mou`iz – qu’Allah le protège – pour le tort qu’il lui ont porté – sans arrogance ni opiniâtreté comme Abou Mouhammad `Abd Al-Hamîd Ibn Yahya Al-Hadjoûri s’est – auparavant - excusé quand il a rencontré notre Cheikh dans le siège de son site officiel, et ce, afin que leur droiture et excuse leur sera utile :

﴿íóæúãó áÇó íóäúÝóÚõ ãóÇáñ æóáÇó Èóäõæäó. ÅöáÇøó ãóäú ÃóÊóì Çááåó ÈöÞóáúÈò Óóáöíãò﴾ [ÇáÔÚÑÇÁ: 88-89].

Le sens du verset :

le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un cœur sain»﴿ [Ach-Chou`arâ' (Les Poètes) : 88-89].

 

Alger le : 4 Djoumâda Al-Oûla 1431H

Correspondant au 18 avril 2010



[1] Voir Al-Minhâdj Fi Tartîb Al-Hidjâdj d’Al-Bâdji (p.10).

[2] Voir Al-Kâfiya Fi Al-Djadal d’Al-Djouwayni (p.532).

[3] Voir Al-Akhlâq Wa As-Siyar Fi Moudâwât An-Noufoûs d’Ibn Hazm (p.23).

[4] Dans une cassette intitulée Tabyîn Al-Kadhib Wa Al-Mîn.

[5] Voir Djâmi` Bayâne Al-`Ilm Wa Fadhlih d’Ibn `Abd Al-Barr (1/109).

[6] Voir Bahdjat Al-Madjâlis d’Ibn `Abd Al-Barr (2/431).

[7] Rapporté par Abou Dâwoûd (4/515), chapitre des « Grandes batailles », concernant le fait de commander et d’interdire (hadith 4345), At-Tabarâni dans Al-Mou`djam Al-Kabîr (hadith 345), d’après Al-`Ours Ibn `Oumayra Al-Kindi ÑÖí Çááå Úäå. Ce hadith est considéré comme Hassane (bon) par Al-Albâni dans Sahîh Al-Djâmi` (hadith 702) et dans Sahîh Sounane Abi Dâwoûd (4345).

[8] Voir Al-`Awâssim Wa Al-Qawâssim (1/71).

[9] Cette épître est intitulée La mixité et ses différents cas. Voir Série de Recommandations Salafies 2 (p.99) et Collection des Séries de Recommandations Salafies Ι (p.189).

[10] Voir Ghayâth Al-Oumam d’Al-Djouwayni (p.345).

[11] Voir Madjmou` Al-Fatâwa d’Ibn Taymiyya (29/480).

[12] Ibid. (29/49).

[13] Voir Djâmi` Bayâne Al-`Ilm Wa-Ahlih (1/110).

[14] Voir les signes de l’idiotie dans Rawdhat Al-`Ouqalâ' d’Ibn Hibbân (p.124).

[15] Voir Liqâ' Al-Bâb Al-Maftoûh (cassette numéro 140).

[16] Extrait de Charh Hilyat Tâlib Al-`Ilm du cheikh Bakr Abou Zayd – qu’Allah lui fasse miséricorde -, cassette numéro 5, 2ème face.

[17] Extrait de l’explication de Sounane Abi Dâwoûd (p.92).

[18] C'est-à-dire : le cheikh Zayd Ibn Hâdi Al-Madkhali – qu’Allah le protège -.

[19] De l’étude des sœurs dans les instituts religieux mixtes en Algérie. Extrait de la cassette intitulée Questions et réponses datant du 1/4/1427 de l’hégire du cheikh An-Nadjmi.

[20] Voir Fatwas urgentes aux fonctionnaires du secteur médical, collection de Mou`awadh `Â'idh Al-Lihyâni (31-32), publications du Ministère des Affaires Islamiques en Arabie Saoudite.

[21] Voir : Série de Recommandations Salafies 2 (p.111) et Collection des Séries de Recommandations Salafies Ι (p.201).

[22] Voir I`lâm Al-Mouwaqqi`în d’Ibn Al-Qayyim (3/396).

[23] Rapporté par Mouslim, chapitre de « La foi » (1/41) (numéro 49), par l’intermédiaire d’Abou Sa`îd Al-Khoudri ÑÖí Çááå Úäå de façon Marfoû` (Un hadith Marfoû` : propos, acte ou approbation attribué au Prophète Õáøóì Çááå Úáíå æÂáå æÓóáøóã) comme suit : « Celui qui aperçoit une action blâmable, qu’il la change avec sa main. S’il ne peut pas, qu’il la change avec la parole, sinon [qu’il la réprouve] par son cœur, ce qui constitue le degré minimum de la foi. »

[24] Voir Djami` Al-`Ouloûm Wa Al-Hikam d’Ibn Radjab (321).

[25] Voir Ghidhâ' Al-Albâb d’As-Safârîni (p.176).

[26] Rapporté Par Mouslim, chapitre de « La gouvernance » (2/899) (hadith 1854).

[27] Ibid.

[28] Voir Charh Mouslim d’An-Nawawi (12/243).

[29] Voir : Série de Recommandations Salafies 2 (p.99) et Collection des Séries de Recommandations Salafies Ι (p.189).

[30] Voir Mawsou`at Al-Oumi d’Ach-Châfi`i (8/114).

[31] Voir Madjmoû` Al-Fatâwa d’Ibn Taymiyya (31/104).

[32] Voir Al-Fawâ'd Fi Ikhtissâr Al-Maqâssid d’Ibn `Abd As-Salâm (p.47).

[33] Mahram (singulier), Mahârim (pluriel) : c’est l’homme avec qui la femme ne peut jamais se marier tel que le père, le fils, le frère…etc. Note du traducteur.

[34] Ihram : état de consécration en hadj ou en `Omra. Note du traducteur.

[35] Voir Al-Manthoûr Fi Al-Qawâ`id d’Az-Zarkachi (1/132-133).

[36] Voir Al-Badr At-Tâli` d’Ach-Chawkâni (1/473).

[37] Rapporté par Al-Boukhâri (hadith 10) (1/9)   , chapitre de « La foi », concernant le fait que le [véritable] musulman est celui qui ne lèse les musulmans ni avec sa langue ni avec sa main et par Mouslim, chapitre de « La foi » (1/39) (hadith 41), par l’intermédiaire de `Abd Allâh Ibn Omar ÑÖí Çááå ÚäåãÇ.

[38] Rapporté par At-Tirmidhi, chapitre du « Bien et du maintien des bonnes relations », concernant ce qui est rapporté au sujet de la bonne moralité (hadith 2002), par l’intermédiaire d’Abou Ad-Dardâ' ÑÖí Çááå Úäå. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albâni dans As-Silsila As-Sahîha (2/535).

[39] Rapporté par Ahmad dans Al-Mousnad (hadith 25537) et par Abou Dâwoûd, chapitre de « La bienséance », concernant la détestation de la vanité (hadith 4798), par l’intermédiaire de `Â'icha ÑÖí Çááå ÚäåÇ. Ce hadith est jugé authentique par Al-Albâni dans As-Silsila As-Sahîha (2/421).

[40] Rapporté par Mouslim, chapitre du « Bien et du maintien des bonnes relations » (2/1190) (hadith 2553), par l’intermédiaire d’An-Nawwâs Ibn Sam`âne ÑÖí Çááå Úäå.

[41] Voir Iqtidhâ' Al-`Ilm Al-`Amal d’Al-Khatîb Al-Baghdâdi (36).

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