Demander en mariage les non-pratiquantes et délaisser celles qui pratiquent | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
Skip to Content
Mardi 24 Joumâdâ Eth-Thâniya 1441 H - 18 février 2020 G



Fatwa n° 446

Catégorie : Fatwas relatives à la Famille - L'acte de mariage - L'établissement d'un acte de mariage

Demander en mariage les non-pratiquantes
et délaisser celles qui pratiquent

Question :

Beaucoup de frères pratiquants, lorsqu’ils veulent se marier, préfèrent demander en mariage des femmes non pratiquantes sous prétexte de les appeler à la bonne voie [de la pratique de la religion] et négligent, ainsi, les sœurs pratiquantes. Que nous recommandez-vous, notre cheikh ? Qu’Allâh vous récompense.

 

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Le conseil que je pourrais donner au mari sunnite est de choisir la femme qui lui procurera le bonheur dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà, à savoir le choix d’une femme pieuse qui préserve les préceptes de la religion dans ses actes et ses paroles. Une femme qui met en application les vertus et les bonnes moralités de la religion, assure les droits de son mari et veille sur ses enfants. Ce sont, là, les qualités de la vertu, de la bonté et de la pudeur que l’Islam favorise.

Quant au fait de courir après celle qui s’écarte de ces qualités en étant séduit par son charme, sa beauté, son rang social et sa filiation, on aura à craindre, alors, que cette séduction soit la cause de la dérive à la fois du mari et des enfants. Il est très dur, en effet, de changer les attitudes d’une femme dont le cœur est attaché aux apparences et aux ornements mondains et dont l’esprit est attiré par les charmes de la vie d’ici-bas. L’adage dit : « Ce qu’on apprend au ber, on le retient jusqu’au ver » ; et un autre dit : « On conserve toujours le comportement et les manières avec lesquels on a grandi. » De plus, on aura à craindre que le mari suivra cette femme dans sa conduite et consentira à ses désirs, ce qui l’éloignera des préceptes de la vie islamique, basée sur l’amour et l’obéissance à Allâh عزّ وجلّ, auxquels il espérait aboutir, et il regrettera par la suite les choses qui l’ont séduit et charmé. Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم n’a-t-il pas dit : « Choisissez celle qui possède la piété afin que vous réussissiez. »(1)

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 7 Djoumâdâ-L-Oûlâ 1427 H,
correspondant au 3 juin 2006 G.

 



(1) Rapporté par : Al-Boukhârî (5090), Mouslim (1466), Aboû Dâwoûd (2047), An-Naşâ’î (3230), Ibn Mâdjah (1858) et Ahmad (9521), par l’intermédiaire d’Aboû Hourayra رضي الله عنه.