Prologue
Louange à Allah, le Gracieux, le
Bienveillant, Celui qui guide dans le droit chemin, et a prescrit à Ses
croyants le mois de Ramadan une fois par an, pour jeûner ses journées et prier
durant ses nuits. Il en a fait l'un des piliers de l'Islam et l'un de ses plus
grands fondements qui purifie l'âme de ses péchés. Et que la paix et le salut
soient sur celui qu'Allah
a choisi pour révéler Ses jugements et l'a
chargé de transmettre Sa charia à l'humanité, celui qui fut le meilleur de ceux
qui ont jeûné et qui ont prié les nuits de ce mois sacré, de ceux ayant
accompli leur devoir et suivi le droit chemin, ainsi que sur sa famille, ses
glorieux compagnons et sur ceux ayant emprunté durablement leur voie.
Allah
a prescrit le jeûne à toutes les communautés
antérieures même si celui-ci était différent dans la façon et le temps. Allah
dit :
﴿íóÇ ÃóíøõåóÇ ÇáøóÐöíäó ÂãóäõæÇú ßõÊöÈó Úóáóíúßõãõ
ÇáÕøöíóÇãõ ßóãóÇ ßõÊöÈó Úóáóì ÇáøóÐöíäó ãöä ÞóÈúáößõãú áóÚóáøóßõãú
ÊóÊøóÞõæäó﴾[ÇáÈÞÑÉ : 183]
Le sens du verset : «Ô
les croyants ! On vous a prescrit Assiyâm (Le jeûne) comme On l’a prescrit
à ceux qui vous ont précédés, ainsi atteindrez-vous la piété », [Sourate
2 : La Vache ; verset : 183].
Dès la deuxième année de l'hégire,
Allah
a prescrit
définitivement le jeûne du mois de Ramadan à l'humanité. C'est une obligation
envers le musulman majeur. Il doit l’accomplir s’il est résident et non malade.
Dans le cas où il serait malade, il lui est permis de l’accomplir
ultérieurement. Ceci est aussi valable pour la femme ayant accouché ou en menstruation.
Non malade et en voyage, le musulman majeur a le choix de l’accomplir pendant
ce mois ou le reporter à une période ultérieure. Allah
a prescrit le jeûne du mois de Ramadan de son
début à sa fin. Son début est clairement fixé par la vision oculaire du
croissant lunaire du mois de Ramadan, ou bien compléter le mois de Châbane (trente
jours). Le Prophète
dit :
« Lorsque vous apercevez le croissant lunaire du mois de Ramadan
jeûnez, et lorsque vous apercevez celui de Chawwâl rompez le jeûne. S'il n'est
pas possible de le voir (à cause des nuages ou autres), alors complétez le mois
en comptant trente jours ».
Allah
a aussi déterminé le début de la journée du
jeûne et sa fin par des limites clairement précisées, en fixant son début par
le lever de la véritable aube et sa fin par le coucher du soleil. Allah
dit :
﴿æóßõáõæÇú æóÇÔúÑóÈõæÇú ÍóÊøóì íóÊóÈóíøóäó áóßõãõ
ÇáúÎóíúØõ ÇáÃóÈúíóÖõ ãöäó ÇáúÎóíúØö ÇáÃóÓúæóÏö ãöäó ÇáúÝóÌúÑö Ëõãøó ÃóÊöãøõæÇú
ÇáÕøöíóÇãó Åöáóì Çáøóáíúáö﴾[ÇáÈÞÑÉ:187]
Le sens du verset : «Mangez et
buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil
noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit» [Sourate 2 : La Vache ; verset : 187].
Compte tenu de ce qui précède et des
limites fixées et précisées, le jeûne est requis comme étant une obligation
impérative. Allah
dit :
﴿Ýóãóä ÔóåöÏó ãöäßõãõ ÇáÔøóåúÑó
ÝóáúíóÕõãúåõ﴾[ÇáÈÞÑÉ:185]
Traduction du sens du verset : « Donc,
quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! »
[Sourate 2 : La Vache ; verset : 185].
Ceci confère au jeûne le statut de
pilier en Islam, et de ce fait, celui qui rejette son obligation et sa
prescription divine devient un apostat. On lui demande de se repentir, Dans le
cas où il persiste dans son apostasie, il sera tué en raison de sa mécréance.
Par contre, celui qui admet son obligation et ne le jeûne pas sans motif
valable, il aura alors commis un énorme interdit et un péché clair. Il méritera
alors d’être châtié et corrigé sévèrement.
Ceci dit, Allah
a distingué le mois de Ramadan par
rapport aux autres mois de l'année par des attributs particuliers. Il a
distingué aussi le jeûne des autres actes d'obéissance par une multitude de
vertus, de bienfaits et de bienséances.
LES ATTRIBUTS
DU MOIS DE RAMADAN
Parmi les attributs de ce mois sacré,
nous citerons ce qui suit :
Le jeûne du mois de Ramadan est le
quatrième pilier de l'Islam et l'un de ses plus grands fondements. A ce
propos, le Prophète
dit :
« L'Islam est fondé sur cinq piliers : témoigner qu'il n'y a point
de divinité digne d'adoration autre qu'Allah et que Mohamed est le messager d'Allah,
accomplir la prière, acquitter la charité obligatoire, jeûner le mois de
Ramadan et accomplir le hadj (pèlerinage) »().
Il est incontestablement admis que le
jeûne du mois de Ramadan, prescrit par le Coran et la Sounna ainsi que le consensus des savants de l'Islam, est l'une des obligations envers Allah
.
L'obligation d'observer le jeûne
incombe à chaque individu de la communauté musulmane. Allah
dit :
﴿Ýóãóä ÔóåöÏó ãöäßõãõ ÇáÔøóåúÑó
ÝóáúíóÕõãúåõ﴾[ÇáÈÞÑÉ :185]
Le sens du verset : « Donc,
quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! »
[Sourate 2 : La Vache ; verset : 185].
Le Coran fut révélé en ce mois pour
faire sortir les gens des ténèbres vers la lumière, les orienter vers le droit
chemin, les éloigner des sentiers de l'erreur et de l'égarement, et leur
éclairer les affaires de la vie courante et ce qui touche à leur religion afin
de leur assurer la joie et le succès dans les deux Mondes. Allah
dit :
﴿ÔóåúÑõ ÑóãóÖóÇäó ÇáøóÐöíó ÃõäÒöáó Ýöíåö ÇáúÞõÑúÂäõ åõÏðì
áøöáäøóÇÓö æóÈóíøöäóÇÊò ãøöäó ÇáúåõÏóì æóÇáúÝõÑúÞóÇäö﴾[ÇáÈÞÑÉ : 185]
Le sens du verset : « Le
mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les
gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement »
[Sourate 2 : La Vache ; verset : 185].
Durant ce mois sacré, les portes du
paradis s'ouvrent par l’abondance des bonnes actions qui sont requises, ouvrant
l’accès au paradis, pendant que celles de l’enfer se referment en raison de la
diminution des mauvaises actions ouvrant l’accès à l’enfer.
Les démons sont ligotés et perdent, de
ce fait, leur capacité d'induire en erreur les adorateurs et les détourner de
l'accomplissement des bonnes œuvres. Le Prophète
dit : « Lorsque le mois de Ramadan
commence, les portes du paradis s'ouvrent et celles de l'enfer se referment et
les démons sont enchaînés ».
Allah
caractérise ce mois par sa grâce en épargnant
beaucoup de ses croyants de l’enfer. De cela, le Prophète
dit : « Allah, durant
ce mois gracie des gens de l'enfer à chaque rupture du jeûne et ceci toutes les
nuits de Ramadan »[4].
La miséricorde d'Allah
touchera ceux qui auront jeûné
sincèrement le mois de Ramadan, avec conviction que cette obligation est divine
en requérant, en retour, la récompense d'Allah
. Le Prophète
dit : « Celui qui jeûne le mois
de Ramadan avec foi et n’attend que la récompense d’Allah, Allah lui pardonnera
ses péchés antérieurs ».
La recommandation de Tarâwîh
(la prière nocturne) durant ce mois, conformément aux directives du
Prophète
qui a dit :
«Celui qui pratique la prière nocturne du mois de Ramadan avec foi et
n’attend que la récompense d’Allah, Allah lui pardonnera ses péchés antérieurs»[6].
Ce mois comprend une nuit particulière,
considérée par Allah
meilleure
que mille mois et la prière nocturne durant cette nuit implique le pardon
d’Allah
. Le Prophète
dit : « Vous
accueillez un mois renfermant une nuit particulière, considérée meilleure que
mille mois. Celui qui la rate aura raté tout le bien et seul un frustré la
rate »[7].
Le Prophète
dit aussi :
« Celui qui pratique la prière nocturne pendant Leilat El-Qadr (la nuit du
destin) avec foi, et n’attend que la récompense d’Allah, ses péchés antérieurs
seront pardonnés »[8].
Les pêchés mineurs commis entre un
Ramadan et le Ramadan qui suit sont pardonnés si les péchés majeurs sont
évités. Le Prophète
dit :
«Les cinq prières rituelles, la prière du vendredi jusqu'au vendredi
suivant, le jeûne du mois de Ramadan jusqu'au Ramadan prochain, tous ont un
effet absolutoire si on évite les graves péchés ».
Parmi les événements les plus
marquants de l’histoire musulmane, celui de la bataille de « Badr El-Koubra »,
survenu pendant ce mois sacré durant la deuxième année de l’hégire, où Allah
a discerné le bien du mal. L'Islam
et les musulmans, ont vaincu le polythéisme et ses adeptes. De même, la Mecque fut conquise durant le mois de Ramadan, de la huitième année de l’hégire. Elle devint
terre d'Islam après avoir été le nid du polythéisme et beaucoup de gens ont
embrassé l'Islam. Grâce à Allah
le polythéisme et l'idolâtrie furent vaincus.
Le mois de Ramadan de L'année 584 de
l’hégire a connu une victoire historique des musulmans sur les croisés[10] dans la
bataille de «Hittîne» qui a permis aux musulmans de reconquérir Beït El-Maqdis
(El-Qods).
Les musulmans ont aussi vaincu les
Tartares à `Aïn Djâloût pendant ce mois de l'année 658 de l’hégire,
suite à une bataille décisive.
Cela résume les plus importantes
caractéristiques du mois sacré de Ramadan et ses multiples bontés ainsi que
ses grandes bénédictions. Louange à Allah
, Seigneur des Mondes.
LES VERTUS DU JEÛNE
Parmi les vertus du jeûne, qui sont
bien nombreuses, nous pouvons citer
:
Le taux de multiplication des récompenses
qu’Allah
a consacré au
jeûne est illimité, alors que celui des autres actions est compris entre dix et
sept cents, selon le hadith rapporté par El-Boukhari d'après Abou Hourayra
que le Prophète
a dit : «À
chacun qui fait une bonne action, la récompense lui est multipliée dix fois
jusqu'à sept cents ou encore davantage selon la volonté d’Allah. Allah
dit : Le jeûne est
observé à Ma dévotion et J'en récompense celui qui l'observe, puisqu'il
s'abstient de ses jouissances, de sa nourriture et de sa boisson pour Ma cause.
Celui qui observe le jeûne a deux grandes joies; il se réjouit quand il rompt
le jeûne, et il se réjouira quand il rencontrera son Seigneur, et l'haleine de
celui qui jeûne est plus agréable à Allah que l'odeur du musc ».
Il apparaît clairement de ceci,
qu'Allah
a spécifié le
jeûne des autres actions et Il se l’est attribué et l’a caractérisé aussi par
un taux de multiplication, comme indiqué plus haut, car il est attribué au
jeûne une sincérité plus intense qu’aux autres actions. Le Prophète
dit : « Allah dit
: il s'abstient de ses jouissances, de sa nourriture et de sa boisson pour
Ma cause ».
Allah
aussi, récompensera Lui-même le jeûneur, qui
se jouira en ce bas monde et au jour du jugement dernier, une jouissance louable
qui découle de l'obéissance à Allah
, tel mentionné dans le verset suivant :
﴿Þõáú ÈöÝóÖúáö Çááøåö æóÈöÑóÍúãóÊöåö ÝóÈöÐóáößó
ÝóáúíóÝúÑóÍõæÇú﴾ [íæäÓ: 58]
Le sens du verset : «Dis :
[Ceci provient] de la grâce d’Allah et de Sa miséricorde ; Voilà de quoi
ils devraient se réjouir» [Sourate 10 : Yoûnous ; verset : 58].
Il en résulte aussi que les effets de
l’adoration sont bien appréciés par Allah
, tel que le changement de l'haleine du
jeûneur.
Parmi les vertus du jeûne également,
le fait qu'il intercédera pour le jeûneur auprès d’Allah
le jour du jugement dernier, le
protégera des péchés, des jouissances nuisibles, et de l'enfer. Le Prophète
a dit : « Le
jeûne et le Coran intercéderont auprès d'Allah au profit de l'adorateur au jour
dernier. Le jeûne dira : ô Seigneur, je l'ai privé de sa nourriture et de
ses jouissances, accepte mon intercession, et le Coran dira : je l'ai privé de
son sommeil nocturne, accepte ô Seigneur mon intercession. Et Allah
acceptera ». Le Prophète
a
dit : « Le jeûne est une armure et une protection efficace contre
l'enfer ».
Parmi ses vertus aussi, l'exaucement
des invocations du jeûneur. Le Prophète
a dit : «… Et tout musulman
dispose, de jour comme de nuit, d’une invocation exaucée». Aussi, dans les versets relatifs au jeûne, Allah
incite les jeûneurs à L'invoquer
abondamment. Allah
a
dit :
﴿æóÅöÐóÇ ÓóÃóáóßó ÚöÈóÇÏöí Úóäøöí ÝóÅöäøöí ÞóÑöíÈñ
ÃõÌöíÈõ ÏóÚúæóÉó ÇáÏøóÇÚö ÅöÐóÇ ÏóÚóÇäö ﴾[ÇáÈÞÑÉ:186]
Traduction du sens : « Et
quand Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet… Alors Je suis tout
proche : Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie »
[Sourate 2 : La Vache ; verset : 186].
Parmi ses vertus, la protection sûre
du jeûneur des feux de l'enfer. Le Prophète
a dit : « Chaque jour jeûné pour
la cause d'Allah éloignera le visage du jeûneur soixante dix ans des feux de
l'enfer en guise de récompense ».
Et parmi ses vertus, le privilège
accordé aux jeûneurs par Allah
de passer par une porte du Paradis désignée
exclusivement pour eux en guise de récompense pour leur jeûne. Le Prophète
dit : « Il y a
au paradis une porte appelée "Errayyâne", par laquelle seuls les
jeûneurs entreront. Elle s'ouvrira le jour de la résurrection. On les appellera :
où sont les jeûneurs ? Ils se lèveront et entreront. Une fois à l’intérieur, la
porte sera fermée à jamais et plus personne n’y entrera ».
Les vertus que nous venons d'énumérer
sont considérées comme un aperçu qui renseigne sur l'ensemble.
LES BIENFAITS DU JEÛNE
Les bienfaits du jeûne ont un impact
considérable sur la purification de l'âme, l'affinement des mœurs et la
consolidation de la condition physique.
Le jeûne aide à parfaire ses facultés
de patience, à augmenter ses capacités à résister aux accoutumances de toute
nature et à abandonner son attrait aux jouissances sous toutes leurs formes.
Par son jeûne, le jeûneur réduit le champ d'action des méfaits de Satan. Aussi,
il lui permet d'évoquer et de ressentir les conditions de vie habituelles des
nécessiteux. Pour l'amour d'Allah
, le jeûneur renonce volontairement à ses
gourmandises, ce qui constitue en soi le secret entre le jeûneur et son
Créateur, à savoir la vérité du jeûne et sa finalité.
Le jeûne adoucit le cœur et l'incite à
évoquer Allah
pour
l’orienter vers le chemin de la piété et de la pure adoration.
Donc, le jeûne est l'une des raisons
principales pour atteindre la piété et diminuer les attraits aux jouissances.
Allah
a dit :
﴿áóÚóáøóßõãú ÊóÊøóÞõæäó﴾ [ÇáÈÞÑÉ:183]
Le sens du verset : « Ainsi
atteindrez-vous la piété». [Sourate 2 : La Vache ; verset : 183]. Car le jeûne est à l’origine de la piété, pour
restreindre les voies de la jouissance et les réduire à néant. Ainsi, chaque
fois que la nourriture est réduite, les passions diminuent, et chaque fois que
celles-ci se réduisent, les interdits sont écartés.
Parmi ses bienfaits médicaux; la bonne
santé corporelle, car le jeûne nous évite le mélange des nourritures
susceptibles de causer des maladies. Ainsi, comme le confirment les médecins,
il protège, par la Volonté d'Allah
, les organes extérieurs et intérieurs du
corps.
LES BIENSEANCES
DU JEÛNE
Le jeûne du mois de Ramadan a des
bienséances à respecter pour qu'il soit conforme aux prescriptions de la
charia musulmane, afin de purifier l'âme et de l'affiner. Le jeûneur doit se
soumettre à ces bonnes manières et faire en sorte de ne pas les négliger, car
la perfection de son jeûne et sa joie en sont liées. Parmi ces bonnes manières,
nous citerons ce qui suit :
Premièrement : accueillir le mois de Ramadan avec une grande joie et beaucoup
d'émerveillement, car Allah
dit :
﴿Þõáú ÈöÝóÖúáö Çááøåö æóÈöÑóÍúãóÊöåö ÝóÈöÐóáößó
ÝóáúíóÝúÑóÍõæÇú åõæó ÎóíúÑñ ãøöãøóÇ íóÌúãóÚõæäó﴾ [íæäÓ:58]
Le sens du verset : « Dis : « [Ceci provient] de la
grâce d’Allah et de Sa miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir.
C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent » [Sourate 10 :
Yoûnous ; verset : 58].
Remercier Allah
de lui avoir donné l'opportunité de
l'accueillir et demander Son aide pour parfaire son jeûne et pratiquer les
bonnes actions, précisément durant ce mois. Il est également recommandé, de
faire l'invocation que faisait le Prophète
lorsqu'il apercevait le croissant lunaire de
chaque mois. Abdoullah Ibn Omar
dit : Le Prophète
quand il observait le croissant
lunaire disait : « Allah est Grand, ô Allah fait que ce croissant
apparaisse au-dessus de nous avec de la foi et de la sécurité, et avec de la
sérénité et l'Islam et un guide vers ce que Tu aimes et ce que Tu préfères, ô
croissant, Allah est notre Seigneur, Il est le tien aussi ». Aussi, il ne
doit pas fixer le croissant lunaire durant l’invocation, ni diriger la tête
vers lui, ni se figer devant. Plutôt, il doit se diriger vers la «Qibla»
Deuxièmement : ne pas entamer le
jeûne avant d’avoir la certitude du début
du mois de Ramadan, et ne pas continuer le jeûne après la fin du mois. Il est
prescrit au jeûneur de l'entamer au moment déterminé par la charia, sans
anticipation ni retard, selon le hadith : « Lorsque vous
apercevez le croissant lunaire du mois de Ramadan jeûnez, et lorsque vous
apercevez celui de Chawwâl rompez le jeûne».
Et le
hadith : « lorsque vous observerez le croissant lunaire de
Ramadan, jeûnez, et si vous observez celui de Chawwâl rompez le jeûne »[20].
Troisièmement : Prendre le sahour(*)
constamment, vu la bénédiction qui lui est attribuée par Allah
, et le retarder du mieux que l’on
puisse, conformément au hadith : « Prenez le sahour (le repas);
certes il contient de la bénédiction». Ses bienfaits et sa bénédiction ont été
révélés par le hadith : « La bénédiction se trouve en trois
choses; la communion, le Tharîd (pain mitonné) et le sahour »[22]. Dans
l'autre hadith : « Allah et ses Anges prient sur ceux qui prennent
le sahour »[23].
Le Prophète
a qualifié le sohour(*) comme étant l’élément démarquant notre jeûne de celui des gens du
livre. Il dit à ce sujet : « Ce qui démarque notre jeûne de celui
des gens du livre est le sohour »[24].
Il est préférable que le sahour soit avec des dattes, conformément au hadith :
«Le meilleur sahour du croyant sont les dattes »[25]. A défaut de
dattes, le sohour sera accompli même avec une gorgée d'eau, selon le hadith
suivant : « Prenez le sahour, ne serait ce qu'avec une gorgée
d'eau »[26].
Le temps du sohour débute juste avant
l'aube et finit à l’appel de la prière de l’aube, à la distinction entre le fil
blanc et le fil noir de l’aube (il faut entendre par là l'apparition de la
lueur de l'aube). Si le jeûneur entend l’adhân (l'appel à la prière) et
son récipient à la main, entrain de manger ou de boire, qu'il assouvisse son
envie du récipient. Il est indiqué dans le hadith du Prophète
: « Si vous entendez
l’adhân, le récipient entre vos mains, ne le posez pas avant d’avoir assouvi
votre envie »[27].
La permission citée dans le hadith annule l'hérésie selon laquelle il faudrait
commencer le jeûne de dix minutes à un quart d'heure avant l'aube. Ainsi,
contraindre les gens à croire comme adoration le fait de suivre le calendrier
dont les horaires précisent le commencement du jeûne, qui est établi de peur
qu’on prenne le sahour au moment de l’adhân (l’appel à la prière) de l’aube,
n’est basé sur aucune référence ni règle religieuses.
Il est aussi recommandé de retarder le
sohour conformément au hadith suivant : « Il nous a été prescrit
nous les Prophètes de se hâter à la rupture du jeûne et de retarder le sohour
et de mettre nos mains droites sur nos mains gauches dans nos prières »[28]. Il était
des habitudes du Prophète
de retarder le sohour de façon à le prendre à
un intervalle de temps estimé au temps de la lecture de cinquante versets
moyens du Coran de l’adhân de l’aube. Anas
rapporta de Zayd Ibn Thâbit
ce qui suit : « Nous
avons pris le sahour avec le Prophète
, puis il a entrepris la prière. Je lui ai
demandé : combien de temps s'est écoulé entre l’adhân et le sohour ?
Il m'a répondu : le temps de lire cinquante versets »[29]. Ainsi
agissaient les compagnons
du Prophète. `Amr Ibn Maymoûn Al Awdî rapporta :
« Les compagnons du Prophète
étaient les premiers à rompre le jeûne et les
derniers à prendre le sahour ».
Quatrièmement : se hâter constamment à la rupture du jeûne, pour maintenir les
gens sur la voie du bien. Le Prophète
a dit : «Les gens seront bien tant
qu’ils rompront très vite leur jeûne dès le coucher du soleil »[31]. Le Prophète
a dit : « Ma
communauté sera toujours sur les traces de ma sounna si la rupture de leur
jeûne ne se fait pas sous un ciel étoilé »[32]. Le Prophète
dit également :
« L'Islam émergera toujours grâce à la hâte à la rupture du jeûne, du fait
que les juifs et les chrétiens ne font que le retarder »[33]. Le
Prophète
a expliqué
cela en disant : « Lorsque vous voyez la nuit tomber de cette
direction (du côté de l'est) et le jour s'en aller de ce côté et le soleil se
coucher, le jeûneur peut alors rompre son jeûne »[34].
Les bonnes manières
de rompre le jeûne
La rupture du jeûne est liée à une
série de bienséances recommandées au jeûneur, de manière à suivre le Prophète
. Ces recommandations sont :
1 - Rompre le jeûne avant la
prière du Maghreb. Anas Ibn Mâlik
dit : «Je n'ai jamais vu le Prophète
prier le Maghreb avant de
rompre son jeûne ne serait ce qu'avec une gorgée d'eau ».
2 - Rompre
le jeûne avec des routabât (dattes fraîches), sinon avec des dattes
ordinaires. A défaut de celles-ci et celles là, de l'eau suffit. Anas
dit : « Le
Prophète
rompait
son jeûne avec des Routabât (dattes fraîches) avant de prier,
sinon avec des dattes ordinaires. A défaut, il buvait des gorgées d'eau»[36].
3 - Douaà (invoquer Allah
) au moment de rompre le
jeûne. Le Prophète
dit
alors :
« La soif est étanchée, les
vaisseaux irrigués et la récompense assurée si Allah le veut»[37].
Cinquièmement : il est recommandé d'utiliser le siwâk (bâtonnet cure-dent) dans
tous les cas de figure; qu’il soit tendre ou sec, que la personne soit à jeun
ou non, au début ou à la fin de la journée. Le Prophète
l'a recommandé avant chaque prière
et ablution en disant : « Si je ne voulais pas mettre ma
communauté dans la gêne, je leur aurais prescrit le siwâk avant chaque
prière »[38].
Dans une autre version, le Prophète
a dit : « Avant chaque ablution »[39]. Dans cette version le
jeûneur n'est pas seul concerné, Ibn Omar
dit : «On utilise le siwâk au début et
à la fin de la journée »[40].
Dans ce contexte, Ibn Taymia, qu’Allah lui fasse miséricorde, a
dit : «Le siwâk est unanimement licite, mais ils (les scolastiques) se
sont divergés sur le fait qu'il est déconseillé l'après midi. Il y a deux versions connues, qui sont relatées par l'imam Ahmed. Mais il n'y a aucun argument
valable pour particulariser les textes généraux rapportés au sujet du siwâk »[41].
Sixièmement : s’appliquer à accomplir les bonnes actions et multiplier les
actes d'adoration, le Prophète
se consacrait particulièrement à l'adoration
durant le mois de Ramadan, aux bonnes actions et à tout type de dévouements et
de bontés. Ibn `Abbas dit : « Le Prophète
était le plus généreux des hommes
et se montrait encore plus généreux pendant le mois de Ramadan au moment
de la rencontre avec Djibril, qui venait lui réciter le Coran chaque nuit du
mois de Ramadan. Le messager d'Allah
était en ces moments-là plus généreux que
le vent porteur de la pluie »[42].
Le Prophète
redoublait
la récitation du Coran. Il prolongeait ses prières nocturnes durant Ramadan
plus qu’il ne le faisait hors du Ramadan, et devenait plus généreux que jamais,
en multipliant les bonnes actions. Il s'activait dans les dix derniers jours de
ce mois dans les prières, la récitation du Coran, la retraite pieuse I`tikâf
et les évocations comme il ne le faisait en aucun autre temps. On lit dans le
hadith : « Lorsque la dernière dizaine de Ramadan commençait,
le Prophète
s'activait
dans l'adoration. Il priait pendant ses nuits et réveillait sa famille »[43].
Parmi les actes d’adoration que le
Prophète
incitait à
faire, la omra pendant Ramadan. En effet, sa récompense équivaut à un hadj
(pèlerinage). Il disait : « Une omra pendant Ramadan vaut un hadj
(pèlerinage) »[44].
La prière dans les deux mosquées de la Mecque et de Médine multiplie la récompense, selon le hadith suivant : « Une prière dans ma mosquée
équivaut à mille prières dans d'autres mosquées, sauf dans la mosquée de la Mecque»[45],
en plus de l'expiation des péchés grâce aux omras répétées selon le
hadith : « La succession de deux omras entraîne l’expiation des
péchés commis entre les deux» [46].
Septièmement : éviter tout ce qui est non conforme à l'objectif du jeûne, en
s'éloignant de tout ce qui est interdit par la charia, telles que les injures
et les mauvaises actions, jugées illicites ou détestables en tout temps,
notamment pendant le mois de Ramadan, car celles-ci impliquent une vilenie plus
grande. Pour cela, le jeûneur doit retenir sa langue de ne pas proférer des
mauvaises paroles, tels que le mensonge, la médisance, la calomnie, l'insulte
et les disputes et ne pas perdre de temps à psalmodier des poèmes, raconter des
contes et des blagues, ou faire des éloges ou des critiques à tort. Il doit
empêcher son ouïe à les écouter ou à écouter toute autre méchanceté illicite.
Il doit s'appliquer à éloigner son âme et son corps des passions et des
interdits, tels que baisser le regard devant ce qu'Allah
a interdit de voir, et préserver les
autres parties du corps d'approcher les tentations. Il ne doit pas tendre sa
main pour faire du mal et ne pas utiliser ses jambes pour marcher vers les
lieux maléfiques. Il ne doit manger que de la nourriture licite sans excès ni
abondance afin d'affiner son âme, la fortifier, et la préserver de Satan et ses
adeptes.
En faisant cela, son cœur doit rester,
après chaque rupture de jeûne ou chaque adoration, accroché au vœu de voir ses
actions acceptées par Allah
, pour être lui-même parmi les proches d’Allah
avec la peur de les voir
rejetées. Sur ce, plusieurs textes jurisprudentiels sont rapportés afin de
mettre le jeûneur en garde quant aux vices de la langue et des autres membres.
Parmi ces textes, le hadith suivant : « Celui (le jeûneur) qui
n'abandonne pas le faux témoignage et son usage, Allah n'aura que faire de son
abstention de manger et de boire »[47]. L’objectif du
jeûne n’est pas dans la faim et la soif, mais dans ce qu'il entraîne comme
abstention des jouissances et domptage du côté maléfique. Pour cela, le
Prophète
dit :
« Nombreux sont ceux qui n'obtiendront de leur jeûne que la faim et
nombreux sont ceux qui n’obtiendront de leurs prières nocturnes que les
veillées vaines »[48].
Le véritable jeûneur est celui dont le
ventre jeûne de toutes les nourritures, ses membres de tous les interdits, sa
langue des injures et des mauvaises paroles, son ouïe des absurdités, son sexe
des rapports avec sa femme et ses yeux du regard illicite. Qu'il parle
décemment pour ne pas ébrécher son jeûne, qu'il fasse des actes qui ne
fragilisent pas son jeûne au point de l'annuler, conformément au hadith du
Prophète
: « Allah
le Très Haut dit : tout acte des fils d'Adam leur appartient, sauf le
jeûne, il m'appartient, et j'en récompense celui qui l'observe. Le jeûne est un
bouclier (contre l'enfer), alors tout jeûneur doit éviter les rapports
sexuelles, les grossièretés, et si quelqu'un le combat ou l'insulte, qu'il lui
dise : je suis à jeun »[49].
Dans un autre hadith marfou` (élevé) au Prophète
: « Pas d'injures en
étant à jeun, et si quelqu'un t'insulte, dis :
"je suis à jeun” et assieds-toi si tu
es debout»[50].
Ceci dit, le jeûneur pourrait ne pas
atteindre la récompense réservée au jeûne, malgré son endurance pour la soif
et la faim, car il n'a pas accompli son jeûne tel qu'il a été prescrit, en
commettant des interdits. Cette récompense se réduit par les péchés et n'est
totalement rejetée qu’avec les actions annulatives. Dans les hadiths
précédents, il y a exhortation du jeûneur à pardonner aux malfaiteurs et à
éviter de répondre au mal par le mal.
Huitièmement : se préparer à recevoir des jeûneurs au moment de la
rupture du jeûne pour bénéficier de la même valeur de récompense que la leur,
en référence au hadith du Prophète
qui dit : « Quiconque nourrit un
jeûneur (au moment de la rupture du jeûne) aura sa récompense identique sans
diminuer de sa récompense»[51].
Neuvièmement : ne pas négliger la prière nocturne du mois de Ramadan en commun, pour
ne pas passer devant une énorme récompense. Le Prophète
exhortait ses compagnons, sans
obligation, à faire la prière nocturne. Il disait : «Celui qui pratique
la prière nocturne du mois de Ramadan avec foi et n’attend que la récompense
d’Allah, Allah lui pardonnera ses péchés antérieurs»[52]. Surtout que la
dernière dizaine du mois de Ramadan renferme une nuit meilleure que mille mois.
Allah
réserve pour
celui qui la veillera en évoquant le Tout Puissant et en l'invoquant une
importante récompense et ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. Le
Prophète
a dit : « Celui
qui pratique la prière nocturne pendant Leilat El-Qadr (la nuit du destin) avec
foi, et n’attend que la récompense d’Allah, ses péchés antérieurs seront
pardonnés »[53].
De plus, il a été rapporté en ce qui concerne les vertus de la prière nocturne
en commun que le Prophète
dit : «Quiconque prie avec l'imam
jusqu'à ce qu'il parte, une nuit entière de prière lui sera comptée »[54]. Pour
cela, le jeûneur ne doit pas négliger la prière nocturne du mois de Ramadan en
commun pour ne pas rater ce bienfait et la récompense divine qui en résulte.
Épilogue
Enfin, le musulman doit accorder de
l’importance à sa religion, et ce qui peut la corriger des innovations de
façon à récolter les bénéfices qui en découlent, notamment les piliers, tel que
le jeûne du mois de Ramadan qui se répète tous les ans et à vie. Que le
musulman, qu’Allah
a
guidé à jeûner le mois de Ramadan et prier ses nuits avec sincérité et
conformément à la sounna du Prophète
finisse ce mois en implorant le pardon d'Allah
et se soumettre à Lui. L'imploration du
pardon est la clôture de toutes les actions d'adoration. Donc, le musulman ne
doit pas se surestimer et ne doit pas être vaniteux, mais doit admettre plutôt ses
négligences envers Allah
,
et que ses œuvres peuvent être acceptées ou rejetées. Pour cela, nos Salaf (Prédécesseurs)
faisaient les actions avec perfection, puis ils se préoccupaient de leur
acceptation, en craignant leur annulation. Allah
les a qualifiés en disant :
﴿íõÄúÊõæäó ãóÇ ÂÊóæÇ æøóÞõáõæÈõåõãú æóÌöáóÉñ﴾
[ÇáãÄãäæä:60]
Traduction du sens : «Qui
donnent ce qu’ils donnent, tandis que leurs cœurs sont pleins de crainte» [Sourate 23 : Les Croyants ; verset
60]. C'est-à-dire qu’ils craignaient tellement Allah
, et qu'ils n'étaient pas à l'abri de
son stratagème. Ils imploraient souvent le Seigneur pour leur pardonner, tout
en craignant le refus de leurs actions et se repentaient avec l'espoir de les
voir acceptées. L'exaucement des œuvres les soucie plus que les œuvres
elles-mêmes, car l'acceptation des actions est un signe de piété. Allah
dit :
﴿ÅöäøóãóÇ íóÊóÞóÈøóáõ Çááøåõ ãöäó ÇáúãõÊøóÞöíä﴾
[ÇáãÇÆÏÉ : 27]
Traduction du sens : « Allah
n'accepte que de la part des pieux » [Sourate 5 : La Table Servie ; verset : 27].
Si l'hypocrite se réjouit de la fin du
mois de Ramadan pour se dévouer à ses jouissances et aux interdits qui lui
manquaient tout le long de ce mois, le croyant s'y réjouit après avoir accompli
convenablement les bonnes actions dans l'espoir d'obtenir les récompenses et
les bienfaits du jeûne. Il joint au jeûne l'imploration du pardon du Seigneur,
tout en Le glorifiant et L'adorant. En effet, Allah
a prescrit l'imploration du pardon, qui est
lié à Son unicité.
Le musulman a particulièrement besoin
de l’invocation du pardon et l’unicité d’Allah
car, par ces deux actes, il efface sa vanité,
purifie ses actions et corrige ses négligences, ses défauts et ses erreurs.
Et dans le contexte de joindre
l'unicité d’Allah
à
l'imploration de son pardon, Allah
:
﴿ÝóÇÚúáóãú Ãóäøóåõ áÇó Åöáóåó ÅöáÇø Çááøóåõ æóÇÓúÊóÛúÝöÑú
áöÐóäÈößó æóáöáúãõÄúãöäöíäó æóÇáúãõÄúãöäóÇÊö æóÇááøóåõ íóÚúáóãõ ãõÊóÞóáøóÈóßõãú
æóãóËúæóÇßõãú﴾[ãÍãÏ:19]
Traduction du sens : « Sache
donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allah et implore le pardon
pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos
activités (sur terre) et votre lieu de repos (dans l’au-delà) » [Sourate 47 :
Mohamed ; verset : 19].
Il dit aussi à propos de Younous :
﴿ÝóäóÇÏóì Ýöí ÇáÙøõáõãóÇÊö Ãóä áÇø Åöáóåó ÅöáÇøó ÃóäÊó
ÓõÈúÍóÇäóßó Åöäøöí ßõäÊõ ãöäó ÇáÙøóÇáöãöíäó﴾ [ÇáÃäÈíÇÁ:87]
Le sens du verset : «Puis il
fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : «Pas de divinité à part
Toi ! Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes» [Sourate
21 : Les Prophètes ; 87].
Nous prions Allah
pour qu'Il nous accorde des bontés
de ce mois sacré et de ses bénédictions, qu'Il nous donne de ses vertus et les
récompenses promises. Et qu'Il ne nous prive pas des bonnes actions pendant ce
mois sacré et pendant les autres mois. Aussi, nous implorons le Tout Puissant
de nous accorder la guidance et la pertinence, d'accepter nos actes, et de
pardonner nos négligences.
Louange à Allah
, Seigneur des Mondes et que la paix
et le salut soient sur Mohamed
, sur sa famille, ses compagnons et ses frères
jusqu'au jour du jugement.
Alger, le 17 Radjab 1426H
Correspondant au 22 août 2005