Le jugement relatif à l’adulte qui accomplit la ‘Aqîqa pour lui-même | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Mardi 14 Safar 1443 H - 21 septembre 2021 G



Fatwa n° 584

Catégorie : Fatwas relatives aux Boissons et aux Aliments - Aqîqa

Le jugement relatif à l’adulte qui
accomplit la ‘Aqîqa pour lui-même

Question :

La ‘Aqîqa de l’adulte pour lui-même est-elle valable ?

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Il a été prouvé dans la Sounna, par le biais de deux voies de transmission d’après Anas ibn Mâlik رضي الله عنه, que le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم « a accompli la ‘Aqîqa pour lui-même après la Révélation »(1). Certains prédécesseurs l’ont appliquée.Ibn Sîrîne a dit : « Si je savais que l’on n’a pas accompli la‘Aqîqa pour moi, je le ferai.»(2) Al-Haşane Al-Basrî a dit :« Si l’on n’a pas accompli la ‘Aqîqa pour toi, fais-le pour toi-même même si tu es adulte.»(3)

C’est ainsi qu’il est recommandé que l’homme fasse la ‘Aqîqa pour lui-même en lieu et place de son père, car la Naşîka est, selon le plus fort des deux avis, obligatoire pour le père. Cette obligation demeure même avec l’âge selonl’aisance (du concerné). Dans le cas où il ne l’aurait pas fait,il est permis qu’un autre la fasse à sa place parce qu’elle est considérée parmi les adorations pécuniaires où il est légal de faire une délégation, comme la Zakât, les dons et autres parmi les autres adorations [pécuniaires].

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 3 de Safar 1428 H
correspondant au 21 février 2007 G.

 



(1) Rapporté par ‘Abd Ar-Razzâq (4/329) (n° 7960) et Ibn Hibbân dans Ad-Dou‘afâ’ (2/33), d’après Qatâda d’après Anas رضي الله عنه ; rapporté également par At-Tahâwî dans Mouchkil Al-Âthâr (1/461) et Ibn Hazm dans Al-Mouhallâ (8/321), d’après Thoumâma ibn Anas d’après Anas رضي الله عنه. Le hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albânî dans As-Sahîha (6/1/502) (n° 2726).

(2) Rapporté par Ibn Abî Chayba (24236) ; authentifié par Al-Albânî dans As-Sahîha (6/1/506).

(3) Rapporté par Ibn Hazm dans Al-Mouhallâ (8/322). Al-Albânî l’a considéré comme sahîh (authentique) dans As-Sahîha (6/1/506).