Concernant le fait de porter atteinte à autrui afin de repousser le mal de soi-même | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Samedi 7 Chawwâl 1441 H - 30 mai 2020 G



Fatwa  : 268

Catégorie : Les fondements de la jurisprudence (Ouşoûl Al-Fiqh)

Concernant le fait de porter atteinte à autrui
afin de repousser le mal de soi-même

Question :
Dans une situation contraignante, est-il permis à l’individu de causer un préjudice à une autre personne afin de le repousser de lui-même ?

Réponse :

Louange à Allâh, Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Si on exerce contre un homme une contrainte supportable qui ne l’empêche pas d’entreprendre ou de s’abstenir [d’une action], à l’exemple de la contrainte de la menace de mort, de la torture ou du fait d’être battu ; si cela est relatif aux actions touchant aux droits des créatures, il en sera alors responsable. Comme le fait de tuer injustement un homme dont le sang est [religieusement] préservé afin de sauver sa propre personne, ou de gaspiller le bien d’autrui afin de préserver le sien. Selon l’unanimité des savants, la contrainte ne lui rend pas licite cela. Al-Qourtoubî – رحمه الله – a dit : « Les savants sont unanimes pour dire que dans le cas où une personne est contrainte de tuer une autre, il lui est illicite de la tuer ou de la violer par une flagellation ou autre. Elle doit, plutôt, être endurante s’i elle est éprouvée, et il ne lui est pas permis de sacrifier une autre à sa place. Qu’elle demande à Allâh de la préserver dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. »(1)

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Alger, le 30 de Djoumâda Ath-Thânia 1426 H.

correspondant au 05 août 2005 G.

 



([1]) Cf. : « Tafsîr Al-Qourtoubî » (10/183).