Le jugement concernant la lecture de l’Évangile et de la Torah | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
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Jeudi 5 Rabî` El-'Awwal 1442 H - 22 octobre 2020 G

Fatwa n° 30

Catégorie: Fatwas relatives au dogme et au monothéisme

Le jugement concernant la lecture
de l’Évangile et de la Torah

Question :

Quel est le jugement concernant la lecture de l’Évangile et de la Torah ? Et comment répondre à l’équivoque qui consiste à dire que cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyya les aurait certainement lus ?

 

Réponse :

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

Il n’est pas permis de lire les livres dans lesquels le vrai est mêlé au faux, afin de repousser le mal engendré par la lecture de ces livres, qui peut se répercuter sur la religion des musulmans. En effet, la personne qui cherche la vérité la trouvera dans les deux sources de confiance et de sûreté : le Coran et Sounnah, à savoir que la vérité se trouve uniquement dans ces deux sources.

Pour ce, le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم nous a mis en garde contre les livres des gens du Livre (les juifs et les chrétiens); tel qu’il est mentionné dans le récit de ‘Oumar ibn Al-Khattâb qui vint au Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم en ayant un livre qu’il trouva chez certaines gens du Livre; ce qui avait mis le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم en colère et avait dit : « Ô Ibn Al-Khattâb ! Est-ce que vous vous en doutez ? Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa Main que je vous ai ramené le message pur et clair. Ne demandez rien [en matière de religion] aux gens du Livre de crainte qu’ils vous informent d’une vérité que vous nierez ou qu’ils vous informent d’une chose fausse que vous croirez. Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, si Moïseعليه السّلام était vivant, il n’aurait eu qu’à me suivre. »(1)

Par ailleurs, celui qui est immunisé par la science du Coran et de la Sounna et se trouve dans le besoin de soutenir la religion et d’élever la vérité en étudiant les livres des gens des passions et de l’hérésie et des théologiens scolastiques, ensuite établir une étude approfondie basée sur la critique afin de dévoiler leur fausseté et leur contradiction ; dans ce cas, ceci est permis au savant qui est bien instruit, comme a fait Cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyya رحمه الله qui a lu les livres des logiciens et des philosophes, puis les a critiqués; de même qu’il a lu les livres de la secte Ar-Râfida qui est l’une des sectes chiites, puis les a critiqués dans son œuvre intitulée Minhâdj As-Sounna An-Nabawiya. Comme il a aussi élucidé la contradiction qui se trouve entre les différents Évangiles et l’égarement des chrétiens en leur croyance dans son livre Al-Djawâb As-Sahîh Li-Mane Baddala Dîne Al Maşîh.        

Le savoir parfait appartient à Allah عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu’Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

Alger, le 14 de Rabî‘ Al-Awwal 1426 H,

correspondant au 23 avril 2005 G.

 


(1) Rapporté par : Ahmad (15546), Ad-Dârimî (1/115), d’après Djâbir رضي الله عنه. Ce hadith est jugé haşane (bon) par Al-Albâni dans Dhilâl Al-Djanna (1/27). Al-Albâni a dit : « Les hommes de la chaîne de narration de ce hadith sont tous dignes de confiance sauf Moudjâlid ibn Sa‘îd qui est jugé faible. Néanmoins, le hadith est jugé haşane (bon), et a d’autres chaînes de transmission que j’ai signalées dans Al-Michkât (177) comme j’ai rapporté quelques-unes d’elles dans Al-Irwâ’ (1589). »