Le jugement relatif au fait de donner à manger au mécréant durant la journée du mois de Ramadân | Le site officiel du Cheikh Mohamed Ali FERKOUS
Skip to Content
Samedi 11 Cha`bân 1441 H - 04 avril 2020 G



Fatwa n° 605

Catégorie : Fatwas relatives au jeûne

Le jugement relatif au fait de donner à manger
au mécréant durant la journée du mois de Ramadân

Question :

Quel est le jugement relatif au fait de donner à manger aux mécréants durant le mois de Ramadân ? Qu’Allâh vous récompense en bien.

 

Réponse :

Louange à Allâh, le Maître des Mondes ; et paix et salut sur celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Cela dit :

En principe, les mécréants sont, à l’unanimité, concernés par la foi, ainsi que par les branches de la Charia selon la plus valable des opinions des ulémas. Le jeûne étant l’une des branches de la Charia. Son jugement est qu’il est obligatoire pour le mécréant [de l’accomplir], après s’être acquitté de la condition de la foi. C’est-à-dire que le mécréant est enjoint d’accomplir le jeûne qui est l’une des branches de la Charia, mais il doit aussi l’accompagner par la foi qui est une condition pour la validité de cet acte. Sur ce, comme il est interdit de s’entraider en donnant à manger à un musulman, qui aura transgressé le jeûne sans aucune excuse valable, le cas est tout autant pareil pour le cas du mécréant, car la foi et le jeûne lui sont obligatoirement imposés. Allâh عزّ وجلّ dit :

﴿وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ وَالتَّقْوَى وَلاَ تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ﴾ [المائدة :2].

Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression﴿ [s. Al-Mâ’ida (la Table Servie) : v. 184]

Le savoir parfait appartient à Allâh سبحانه وتعالى, et notre dernière invocation est qu’Allâh, le Maître des Mondes, soit loué, et prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Alger, le 8 de Mouharram 1428 H,
correspondant au 27 janvier 2007 G.